Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Du Pakistan à l'Espagne, des dizaines de milliers de femmes ont manifesté mardi à travers le monde pour défendre leurs droits, alors que tous les regards sont tournés vers les files incessantes de femmes et d'enfants fuyant la guerre en Ukraine.
Taille du texte:
Dans la gare de Przemysl, en Pologne, à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne, que des milliers de réfugiés ukrainiens traversent chaque jour, un religieux franciscain offrait mardi des tulipes rouges et jaunes aux femmes tout juste arrivées.
"Il est très important qu'aujourd'hui, dans ce moment difficile, quelqu'un leur parle pour leur dire +vous êtes très importantes+", a expliqué à l'AFP ce religieux, Kordian Szwarc, venu célébrer symboliquement la journée internationale pour les droits des femmes.
"Nous savons que leurs hommes sont très, très loin d'ici et qu'il n'y a personne pour leur dire qu'elles sont importantes et belles. C'est ma mission aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Selon l'ONU, la barre des deux millions de personnes fuyant les combats pour trouver refuge à l'étranger a été franchie mardi en Ukraine. Dans ce pays, en proie à des combats incessants, des soldats offraient également des tulipes aux femmes près de certains check-points à Kiev, selon un journaliste de l'AFP.
- "Violences des balles", "violences sexuelles" -
A Madrid, où la journée des droits des femmes est marquée chaque année par des manifestations massives, plusieurs milliers de personnes ont défilé en agitant des banderoles appelant à l'égalité et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire: "Stop Poutine" et "Pas de guerre".
Les manifestantes, portant pour certaines des capes violettes de super-héroïnes, ont rejoint au rythme des tambours la mairie de Madrid, baignée dans une lumière violette. "Rien ne fait plus peur à un homme qu'une femme sans peur", ont-elles entonné.
A Paris, la manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes également -- 35.000 selon les organisateurs --, autour de pancartes proclamant: "ni les femmes ni la terre ne sont des territoires de conquête" ou "féministe en colère, je ne vais pas me laisser faire".
Avant le départ de la manifestation, les militantes ont lu au micro une lettre adressée par des "féministes russes" appelant à "prendre position contre la guerre". Le conflit en Ukraine "apporte les violences des balles, mais aussi les violences sexuelles", ont-elles affirmé.
A Istanbul, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour une marche nocturne féministe, ponctuée par des heurts avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestantes.
Au Pakistan, quelques milliers de femmes se sont rassemblées dans les grandes villes comme Islamabad, Karachi ou Lahore, capitale culturelle du pays, où les autorités avaient tenté d'annuler l'événement.
Dans une société toujours très conservatrice et patriarcale, les marches du 8 mars sont mal accueillies depuis la première édition, en 2018. En 2020, des islamistes avaient lancé des pierres sur les manifestantes à Islamabad, en blessant certaines et forçant les autres à se mettre à l'abri.
Cette année, il était particulièrement important d'être présente, car "nous avons eu plusieurs cas récemment où ceux qui ont commis des violences contre des femmes s'en sont tirés sans conséquences", a déclaré à Lahore Sairah Khan, une étudiante de 23 ans.
Dans l'Afghanistan voisin, le 8 mars a été célébré dans une grande discrétion, les militantes féministes vivant dans la crainte d'être arrêtées par le nouveau régime taliban qui a balayé 20 ans de liberté conquise par les femmes depuis son retour au pouvoir le 15 août.
"Les talibans nous ont pris le ciel et la terre", s'est désolée auprès de l'AFP une militante du groupe Unité et solidarité femmes, sous couvert d'anonymat.
En Colombie, des milliers de manifestantes célébraient à Bogota la récente dépénalisation de l'avortement jusqu'à 24 semaines de grossesse dans un rassemblement haut en couleur.
A Mexico, des dizaines de milliers de femmes ont déferlé dans le centre-ville, réclamant justice pour le nombre croissant de féminicides et de violences domestiques.
Les mères des victimes de fémicide ont scandé les noms de leurs filles. Certaines manifestantes vêtues de noir lançaient des boules de peinture rose et violette sur les monuments situés le long de l'avenue principale.
A Santiago du Chili, la prochaine première dame, Irina Karamanos, a marché aux côtés d'une foule immense de femmes rassemblées sous le slogan "Pour la vie qu'ils nous doivent".
"La démocratie dans le pays, dans la maison et dans le lit", pouvait-on lire sur la banderole portée par Mme Karamanos et plusieurs ministres du futur gouvernement de gauche de Gabriel Boric, qui prendra ses fonctions cette semaine dans un gouvernement qu'il a promis "féministe".