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Jean-Luc Mélenchon a proposé au "peuple de se refonder dans la VIe République", dimanche devant plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées sur la place de la République à Paris, estimant que se jouait entre Emmanuel Macron et lui un "choix de société".
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Le candidat insoumis à la présidentielle s'est en effet mis dans le rôle de l'opposant principal au président sortant, alors qu'il est donné en troisième ou quatrième position selon les sondages.
Des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Paris à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, qui espère galvaniser un "front populaire" à même de le propulser au second tour.
Cette marche du candidat LFI à l'Elysée, qui se voulait une démonstration de force à gauche dans la lignée de celles en 2012 et 2017, devait contribuer à renforcer la candidature du tribun de la gauche radicale, qui se situe selon la moyenne des sondages en troisième ou quatrième position.
Pour les Insoumis, l'idée est de susciter le vote "efficace" à gauche alors que le candidat est depuis des semaines le mieux placé dans les sondages d'intentions de vote (autour de 13%).
A l'issue d'une marche de ses partisans de la place de la Bastille à celle de la République, Jean-Luc Mélenchon a tenu meeting sur cette dernière, devant 100.000 personnes selon les organisateurs, qui remplissaient une partie de la place, brandissant de nombreux drapeaux français et de son "union populaire".
Après des éditions précédentes en 2012 et 2017, "cette marche est la troisième pour dire de toutes nos forces que nous ne voulons plus de cette monarchie présidentielle", s'est exclamé le tribun.
"Voici venue l'heure de la VIe République. Ce sera le travail d'une assemblée constituante et non pas d'un petit comité d'experts, élue par des gens qui n'auront jamais été élus", a-t-il expliqué.
Cette assemblée travaillerait pendant deux ans, et dans le même temps le gouvernement nommé par Jean-Luc Mélenchon appliquerait le reste du programme du candidat.
"C'est l'écriture d'une autre règle du jeu, une incitation à se réinvestir dans la vie du pays", a affirmé l'Insoumis.
Pour lui, "c'est l'occasion de faire avancer deux idées: à la fois la stabilité des institutions et la possibilité pour le peuple d'intervenir en permanence, grâce au référendum d'initiative citoyenne (RIC) et au référendum révocatoire".
Par rapport à 1958 et le début de la Ve République, "c'est un autre peuple français qui est là", plus "urbain", "connecté", "un peuple fier et heureux d'être déjà créolisé", a assuré le député des Bouches-du-Rhône.
Le candidat a aussi "prévenu" les électeurs de gauche et les abstentionnistes en vue du 10 avril: "Ce vote est un référendum social", notamment entre le projet de retraite à 65 ans d'Emmanuel Macron et celui à 60 ans qu'il porte.
M. Mélenchon a parlé de "responsabilité morale" alors que la gauche est morcelée en plusieurs candidatures: "Ne vous cachez pas derrière les divergences entre chefs, c'est vous qui faites la décision, ne vous dérobez pas!"