The Prague Post - Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

EUR -
AED 4.40073
AFN 77.889237
ALL 96.565296
AMD 450.308762
ANG 2.145042
AOA 1098.835801
ARS 1728.845766
AUD 1.712986
AWG 2.158427
AZN 2.039701
BAM 1.954094
BBD 2.3937
BDT 145.233212
BGN 2.012379
BHD 0.451766
BIF 3520.441366
BMD 1.198294
BND 1.505173
BOB 8.212864
BRL 6.222383
BSD 1.188458
BTN 109.012288
BWP 15.64241
BYN 3.386529
BYR 23486.560379
BZD 2.390303
CAD 1.626264
CDF 2684.178439
CHF 0.919481
CLF 0.026107
CLP 1030.832199
CNY 8.333714
CNH 8.319125
COP 4379.416688
CRC 590.482049
CUC 1.198294
CUP 31.754788
CVE 110.169283
CZK 24.242744
DJF 211.644353
DKK 7.466211
DOP 74.77441
DZD 154.800397
EGP 56.308033
ERN 17.974408
ETB 184.786911
FJD 2.635407
FKP 0.869516
GBP 0.869392
GEL 3.229436
GGP 0.869516
GHS 12.990713
GIP 0.869516
GMD 87.475986
GNF 10424.682282
GTQ 9.119077
GYD 248.653964
HKD 9.349748
HNL 31.364488
HRK 7.536311
HTG 155.865231
HUF 379.969401
IDR 20069.565418
ILS 3.704532
IMP 0.869516
INR 109.966835
IQD 1556.93431
IRR 50478.130596
ISK 145.197008
JEP 0.869516
JMD 186.727767
JOD 0.849568
JPY 182.911772
KES 154.580213
KGS 104.789637
KHR 4778.867959
KMF 493.696754
KPW 1078.394824
KRW 1711.571217
KWD 0.367265
KYD 0.990431
KZT 598.754792
LAK 25608.537053
LBP 106429.743409
LKR 368.007196
LRD 219.868057
LSL 19.058003
LTL 3.53825
LVL 0.724836
LYD 7.50142
MAD 10.793223
MDL 20.038339
MGA 5335.364522
MKD 61.683588
MMK 2516.394785
MNT 4281.074623
MOP 9.550123
MRU 47.480352
MUR 54.030744
MVR 18.525795
MWK 2079.039933
MXN 20.606563
MYR 4.696133
MZN 76.402831
NAD 19.058083
NGN 1678.797521
NIO 43.735104
NOK 11.527226
NPR 174.418006
NZD 1.988491
OMR 0.460717
PAB 1.188467
PEN 3.983489
PGK 5.084943
PHP 70.386619
PKR 332.751698
PLN 4.199733
PYG 7966.012482
QAR 4.320646
RON 5.096581
RSD 117.382486
RUB 91.2217
RWF 1733.99347
SAR 4.493546
SBD 9.67943
SCR 16.657417
SDG 720.77726
SEK 10.582855
SGD 1.510887
SHP 0.899031
SLE 29.115776
SLL 25127.622993
SOS 678.01093
SRD 45.891032
STD 24802.26432
STN 24.480467
SVC 10.398878
SYP 13252.621099
SZL 19.052447
THB 37.184316
TJS 11.100609
TMT 4.194029
TND 3.427023
TOP 2.885204
TRY 52.02369
TTD 8.081911
TWD 37.561128
TZS 3048.72806
UAH 51.016676
UGX 4243.31332
USD 1.198294
UYU 44.531496
UZS 14379.386886
VES 429.559782
VND 31239.521892
VUV 143.40125
WST 3.265781
XAF 655.387585
XAG 0.010539
XAU 0.000226
XCD 3.238449
XCG 2.141921
XDR 0.815092
XOF 655.382121
XPF 119.331742
YER 285.677386
ZAR 19.01149
ZMK 10786.087317
ZMW 23.466416
ZWL 385.850146
  • AEX

    10.8200

    1012.5

    +1.08%

  • BEL20

    -41.5600

    5355.29

    -0.77%

  • PX1

    -83.1600

    8069.93

    -1.02%

  • ISEQ

    -55.9200

    12949.53

    -0.43%

  • OSEBX

    2.9600

    1745.79

    +0.17%

  • PSI20

    -43.2700

    8611.37

    -0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    147.5100

    4211.2

    +3.63%

  • N150

    3.9100

    3916

    +0.1%

Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

Menaces économiques américaines et bruit de bottes russes: Washington a insisté mardi sur les lourdes sanctions que subirait la Russie, et même Vladimir Poutine lui-même, en cas d'invasion de l'Ukraine, tandis que Moscou a lancé des manœuvres militaires aux portes du pays.

Taille du texte:

A une journaliste qui lui demandait mardi s'il pouvait envisager de sanctionner personnellement le président russe, Joe Biden a répondu "Oui", puis "Je peux le concevoir".

Si la Russie "envahit tout le pays", ou "même beaucoup moins" que cela, il y aura "d'énormes conséquences", et cela "changerait le monde", a encore indiqué le président américain.

Qui a toutefois fixé, une nouvelle fois, les limites de toute riposte américaine: "Nous n'avons pas l'intention de déployer des forces américaines ou de l'Otan en Ukraine", qui n'est pas membre de l'alliance militaire occidentale.

Sur le plan économique en revanche, les Etats-Unis sont prêts à taper fort.

"Il n'est plus question de réponse graduée. Cette fois nous commencerons d'emblée par le haut de l'échelle" des sanctions, a dit un haut responsable de la Maison Blanche mardi.

Washington cherche à renverser le rapport de force instauré par Vladimir Poutine. Accusé d'avoir massé plus de 100.000 militaires à la frontière de l'Ukraine, le président russe veut bousculer l'emprise américaine sur l'équilibre militaire et stratégique en Europe, et particulièrement à l'Est.

Après avoir mis en alerte 8.500 militaires susceptibles de renforcer très rapidement les rangs de l'Otan, les Etats-Unis ont mis en scène mardi une livraison d'équipement militaire à l'Ukraine.

Les forces armées russes ont quant à elles lancé mardi une nouvelle série de manœuvres à proximité de l'Ukraine et en Crimée annexée.

Pour le Kremlin, c'est Washington qui provoque une nouvelle "exacerbation", que ce soit en mettant des troupes en alerte ou en rapatriant des familles de diplomates américains d'Ukraine, une initiative imitée mardi par le Canada.

- Technologie, dollars, gaz -

Mais Joe Biden s'est refusé à spéculer sur le moment auquel Moscou pourrait attaquer: "Ce serait comme lire dans le marc de café".

Washington envisage, selon le haut responsable de la Maison Blanche, d'interdire l'exportation vers la Russie de technologie américaine, pour freiner son développement industriel.

Les Etats-Unis menacent aussi d'asphyxier les banques russes en leur interdisant les transactions en dollars, devise reine des échanges internationaux.

Quant aux sanctions contre Vladimir Poutine lui-même, Joe Biden n'a pas précisé leur contenu éventuel. Lorsque Washington sanctionne des personnalités étrangères, cela passe, le plus souvent, par un gel de leurs avoirs aux Etats-Unis, et une interdiction de transaction avec la première puissance économique mondiale.

Reste un point extrêmement délicat: les hydrocarbures russes. Les Européens craignent, en cas d'escalade, de se voir privés en plein hiver du gaz russe, qui représente plus de 40% de leurs besoins.

"Nous pensons être prêts à trouver des approvisionnements alternatifs couvrant une majorité significative des potentielles coupes" dans la livraison de gaz russe, a promis le haut responsable américain.

- Réponse écrite -

La Russie, considérée comme marraine des séparatistes pro-russes que Kiev combat dans l'est du pays depuis huit ans, dément tout projet d'offensive, mais lie une désescalade à des traités figeant l'Otan, de manière à ce que l'Ukraine n'y adhère jamais.

La demande est jugée inacceptable en Europe comme en Amérique. Mais Washington a néanmoins promis de remettre cette semaine une réponse écrite aux Russes.

Dans ce pas de deux entre les Etats-Unis et la Russie, voulu par Vladimir Poutine, les Européens cherchent à se faire entendre.

"La discussion entre les Etats-Unis et la Russie est-elle une bonne chose? Oui. Cette discussion a-t-elle donné des résultats concrets? Je n'en ai pas vu", a lancé le président français Emmanuel Macron, décidé à avoir son propre canal de communication avec Vladimir Poutine.

Il aura vendredi un entretien téléphonique avec son homologue russe.

"S'il devait y avoir une agression" de la Russie contre l'Ukraine, "la riposte sera là et le coût sera très élevé", a toutefois averti mardi le dirigeant français, affichant sa cohésion avec les Américains en la matière.

"Nous sommes tous d'accord pour dire qu'une agression militaire (de l'Ukraine) aurait de graves conséquences", a abondé, à ses côtés, le chancelier allemand Olaf Scholz.

L'Allemagne, qui a des liens économiques forts avec la Russie, et qui est particulièrement dépendante de son gaz, se voit parfois reprocher une attitude trop molle face à Moscou.

burs-aue/iba

S.Danek--TPP