Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Taïwan a appelé dimanche la Chine à "respecter les résultats de l'élection" présidentielle remportée la veille par Lai Ching-te, qui affirme que l'île est de facto indépendante et promet de la défendre face aux menaces de réunification.
Taille du texte:
"Le ministère des Affaires étrangères appelle les autorités de Pékin à respecter les résultats de l'élection, à faire face à la réalité et à renoncer à réprimer Taïwan", selon un communiqué du ministère taïwanais.
Affirmant avoir reçu les félicitations de "plus de 50 pays dont 12 alliés diplomatiques", le ministère a dénoncé les "commentaires absurdes et erronés" des autorités chinoises.
Plus tôt dimanche, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait affirmé sur le réseau social X que "quels que soient les changements qui surviennent à Taïwan, le fait fondamental qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et que Taïwan fait partie de la Chine ne changera pas".
"Nous nous (...) opposerons fermement aux activités séparatistes visant à l'indépendance de Taïwan ainsi qu'à l'ingérence étrangère", a prévenu Chen Binhua, porte-parole du bureau chinois responsable des relations avec Taïwan.
Au terme d'une campagne marquée par une forte pression diplomatique et militaire de la Chine, le vice-président sortant Lai Ching-te, 64 ans, a remporté l'élection présidentielle à un tour avec 40,1% des voix.
Il prendra ses fonctions le 20 mai, aux côtés de sa vice-présidente, Hsia Bi-khim, ancienne représentante de Taipei à Washington.
Issu du Parti démocrate progressiste (DPP) comme la présidente sortante Tsai Ing-wen - qui ne pouvait se représenter après deux mandats -, Lai Ching-te a promis de "protéger Taïwan des menaces et intimidations continuelles de la Chine".
- Position nuancée -
Celui qui, par le passé, s'était défini comme "un artisan pragmatique de l'indépendance de Taïwan", a depuis adouci son discours: désormais, comme Tsai Ing-wen, il adopte une position plus nuancée, affirmant qu'un processus d'indépendance n'est pas nécessaire car l'île est indépendante de facto, avec son propre gouvernement et ses élections.
Mais il reste perçu par Pékin comme un promoteur d'"activités séparatistes liées à l'indépendance" et "un grave danger" pour les relations entre la Chine et Taïwan.
La Chine avait donc appelé les Taïwanais à faire "le bon choix", mais ceux-ci ont préféré choisir Lai Ching-te plutôt que son principal opposant Hou Yu-ih, du Kuomintang, qui prônait un rapprochement avec Pékin.
"Nous disons à la communauté internationale qu'entre la démocratie et l'autoritarisme, nous serons du côté de la démocratie", a lancé le président élu face à ses partisans, promettant toutefois de "poursuivre les échanges et la coopération avec la Chine", premier partenaire commercial de l'île.
Le statut de Taïwan est l'un des sujets les plus explosifs de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, et Washington a prévu d'envoyer une "délégation informelle" sur l'île après le vote.
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a félicité Lai Ching-te ainsi que les Taïwanais pour leur "solide système démocratique".
Mais "nous ne soutenons pas l'indépendance", a assuré de son côté le président Joe Biden.
Les Etats-Unis ne reconnaissent pas Taïwan comme un Etat et considèrent la République populaire de Chine comme seul gouvernement légitime, mais apportent néanmoins à l'île une aide militaire importante.
L'Union européenne a elle "félicité" "tous les électeurs ayant participé à cet exercice démocratique".
- "Faire monter la pression" -
Le territoire de 23 millions d'habitants situé à 180 kilomètres des côtes chinoises est salué comme un modèle de démocratie en Asie.
"La troisième victoire présidentielle consécutive du parti au pouvoir, sans précédent, décevra la Chine", a commenté Bonnie Glaser, spécialiste de la Chine au German Marshall Fund à Washington. "Mais il est peu probable qu'elle entraîne un changement à court terme de la stratégie de réunification de Pékin".
L'analyste juge également "improbable (...) que le président chinois Xi Jinping reprenne les contacts officiels avec le gouvernement taïwanais, qui ont été suspendus il y a huit ans", après l'élection de Tsai Ing-Wen.
Pour Alexander Huang, expert militaire de l'université Tamkang à Taipei, une réaction militaire de la Chine au scrutin "ne sera sans doute pas immédiate".
Mais "Pékin va faire monter la pression sur Taïwan d'autres manières: après tout, Lai Ching-te, ce n'est pas comme Tsai Ing-wen", dit-il, estimant que le président élu est perçu par Pékin comme plus radical que sa prédécesseure.
Au cours de la semaine avant l'élection, la Chine a envoyé des ballons, avions et navires de guerre dans le détroit, selon le ministère taïwanais de la Défense.
Un conflit dans ce détroit serait désastreux pour l'économie mondiale: l'île fournit 70% des semi-conducteurs de la planète et plus de 50% des conteneurs transportés dans le monde y transitent.