Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le Hamas a averti samedi qu'une offensive sur Rafah pourrait faire "des dizaines de milliers de morts et de blessés" dans cette ville du sud de Gaza, où sont réfugiés des centaines de milliers de Palestiniens que le Premier ministre israélien veut évacuer, suscitant l'inquiétude à l'étranger.
Taille du texte:
De nouvelles frappes israéliennes ont visé samedi Rafah, où vivent à présent plus de 1,3 million de Palestiniens, selon l'ONU, en grande majorité des civils ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois entre Israël et le Hamas.
Après avoir ordonné mercredi à l'armée de préparer une offensive sur Rafah, le Premier ministre Benjamin Netanyahu lui a demandé vendredi de lui soumettre un "plan combiné" d'"évacuation" des civils et de "destruction" du mouvement islamiste palestinien dans cette ville.
"Il est impossible d'atteindre l'objectif de la guerre sans éliminer le Hamas et en laissant quatre bataillons du Hamas à Rafah", et cela requiert que "les civils évacuent les zones de combat", a-t-il affirmé.
"Nous mettons en garde contre une catastrophe et un massacre qui pourraient aboutir à des dizaines de milliers de martyrs et de blessés", a répondu le Hamas.
A quelques kilomètres au nord, à Khan Younès, les combats se concentrent dans l'enceinte de l'hôpital Nasser, le plus grand du sud de Gaza, assiégé par les chars israéliens où se trouvent encore 300 employés, 450 blessés et 10.000 déplacés, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien.
- Un gigantesque campement -
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël, qui a fait plus de 1.160 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.
En représailles, Israël a juré de "détruire" le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne. L'armée israélienne a lancé une offensive qui a fait 28.064 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste, au pouvoir dans le territoire depuis 2007.
Environ 250 personnes ont par ailleurs été enlevées en Israël le 7 octobre et emmenées à Gaza. Une trêve d'une semaine en novembre avait permis la libération de 105 otages et de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Selon Israël, 132 otages sont toujours détenus, dont 29 seraient morts.
Dans la ville de Gaza, dans le nord, une petite fille de six ans, Hind Rajab, disparue depuis près de deux semaines au milieu des combats, a été retrouvée morte samedi, selon sa famille.
La fillette était en voiture avec des proches lorsqu'ils se sont retrouvés face à des chars qui auraient ouvert le feu, d'après la famille. Hind avait dans un premier temps survécu, comme en atteste des appels téléphoniques à des secouristes, alors que les autres passagers étaient morts.
L'armée et l'agence de la sécurité intérieure israéliennes ont par ailleurs affirmé samedi avoir découvert dans la ville de Gaza un tunnel du Hamas sous le quartier général de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). L'agence onusienne, qu'Israël accuse d'être "totalement infiltrée" par le mouvement islamiste, a souligné que le bâtiment avait été évacué le 12 octobre.
Environ 1,7 million de personnes, selon l'ONU, sur un total de 2,4 millions d'habitants, ont fui leur foyer depuis le 7 octobre, beaucoup d'entre elles déplacées plusieurs fois à travers le territoire dévasté, assiégé par Israël et plongé dans une crise humanitaire majeure.
Rafah, adossée à la frontière fermée avec l'Egypte, est le dernier grand centre urbain où l'armée n'a pas encore pénétré. Cette ville, transformée en un gigantesque campement de fortune, est le principal point d'entrée pour l'aide humanitaire, toujours insuffisante.
"Nous sommes entre la vie et la mort. Nous vivons dans l'instant", a témoigné Bassel Matar, un homme réfugié à Rafah.
Le déplacement forcé de plus d'un million de Palestiniens "sans trouver un endroit sûr où aller (...) aurait des conséquences catastrophiques", a averti Nadia Hardman, spécialiste des droits des migrants et des réfugiés pour Human Rights Watch.
- Riposte "excessive" -
L'ONU et même les Etats-Unis, principal allié d'Israël, s'inquiètent du sort des civils. Le président américain Joe Biden avait haussé le ton jeudi contre Israël, jugeant "excessive" sa "riposte" à l'attaque du 7 octobre.
L'Arabie saoudite a mis en garde samedi contre les "répercussions extrêmement dangereuses" d'une offensive sur Rafah. L'Allemagne a dénoncé "une catastrophe humanitaire annoncée".
Même si "le traumatisme des Israéliens est réel" après le 7 octobre, "la situation à Gaza est injustifiable", a souligné le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné.
Selon un média américain, le directeur de la CIA William Burns se rendra la semaine prochaine en Egypte pour soutenir un accord de trêve.
La guerre à Gaza menace également de s'étendre à la frontière nord d'Israël avec le Liban, où les échanges de tirs sont quotidiens entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié du Hamas.
Un responsable du Hamas a été blessé samedi dans une frappe israélienne ciblée au Liban, à environ 40 kilomètres de la frontière, selon des sources de sécurité.