Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'impopulaire chancelier allemand Olaf Scholz doit être désigné lundi chef de file de son parti de centre-gauche SPD en vue des législatives anticipées de février, avec la tâche ardue d'éviter la débâcle annoncée.
Taille du texte:
Depuis le retrait jeudi de son seul rival en interne, le très populaire ministre de la Défense Boris Pistorius, le chancelier de 66 ans a le champ libre pour briguer un second mandat à ce scrutin organisé après la rupture de sa coalition avec les Verts et les Libéraux le 6 novembre.
La direction du parti social-démocrate SPD se réunit en milieu de journée à Berlin pour l'introniser officiellement et appeler à serrer les rangs derrière lui.
Les délégués devront ensuite valider la candidature lors d'un congrès en janvier.
Après les rivalités et remous internes des dernières semaines "qui n'ont certainement pas aidé", le secrétaire général du SPD Matthias Miersch a appelé dimanche le parti "à faire l'union derrière Scholz".
Le pari est risqué pour le plus vieux parti d'Allemagne, crédité d'environ 15% seulement des intentions de vote dans les sondages.
Olaf Scholz, "visage" de l'échec d'un gouvernement marqué par des disputes internes perpétuelles, est "probablement le candidat à la chancellerie le plus faible, le moins approprié que le SPD ait jamais présenté", assène le magazine Der Spiegel.
Sa coalition, au pouvoir depuis fin 2021, a volé en éclat après le limogeage du ministre des Finances libéral pour cause de différends devenus insurmontables en matière de politique budgétaire, et ce en pleine crise industrielle dans la première économie européenne.
- "Chancelier de la paix" -
Imperturbable, celui qui est surnommé "Scholzomat" pour son débit de voix monotone et ses phrases interminables, répète à l'envi sa conviction de mener de nouveau son parti à la victoire.
Il rappelle volontiers comment en 2021 il a remporté les élections contre toute attente. Il avait alors beaucoup profité des divisions du camp conservateur.
Sa stratégie cette fois: se présenter comme l'homme de la retenue dans le soutien militaire à l'Ukraine, dans l'espoir de capitaliser sur le pacifisme très ancré chez les Allemands depuis les horreurs nazies et un courant d'opinion pro-russe non négligeable.
Selon une étude récente de la télévision publique ARD, 61% des personnes interrogées soutiennent d'ailleurs sa décision de ne pas fournir à l'Ukraine des missiles Taurus pouvant frapper le territoire russe en profondeur.
Cette position contredit celle prise par ses principaux alliés, Etats-Unis, France et Grande-Bretagne.
Dans la même veine, l'entretien téléphonique récent d'Olaf Scholz avec Vladimir Poutine a fait grincer des dents, notamment à Kiev.
En Allemagne, l'opposition conservatrice l'accuse d'avoir contribué à la "propagande" de Moscou pour réaliser une manœuvre électorale visant à se présenter comme "chancelier de la paix" avant des élections périlleuses.
En l’occurrence, les conservateurs ne cachent pas voir la candidature du chancelier avec un certain soulagement. La décision "est bonne pour nous", a souligné le député Mathias Middelberg, "Pistorius aurait été plus désagréable pour la CDU et la CSU".
- Expérience -
Mais Olaf Scholz, un vétéran de la politique qui fut notamment maire de Hambourg (nord) et vice-chancelier avec le portefeuille des Finances dans le dernier gouvernement d'Angela Merkel (2005-2021), a montré plusieurs fois sa capacité à déjouer les pronostics.
En 2021, il l'avait emporté en se présentant comme le véritable héritier de la chancelière conservatrice. Il entend cette fois aussi rassurer par son expérience dans un contexte géopolitique mondial tourmenté et plongé dans l'inconnu par l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche.
Olaf Scholz est "un professionnel à la chancellerie" qui a déjà surmonté de multiples crises, veut croire la cheffe du gouvernement régional de Sarre, Anke Rehlinger, dans le quotidien TAZ.