Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Des milliers de Libanais chassés par les hostilités entre le Hezbollah et Israël ont pris la route du retour mercredi, dès l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu après deux mois de guerre ouverte entre l'armée israélienne et le mouvement libanais armé allié de l'Iran.
Taille du texte:
La trêve, en vigueur depuis 04H00 (02H00 GMT), interrompt le conflit, qui a fait des milliers de morts et 900.000 déplacés au Liban, déplaçant également des dizaines de milliers de personnes en Israël.
Sans attendre le feu vert de l'armée libanaise, des milliers d'habitants du sud du Liban, de la banlieue sud de Beyrouth et de la Békaa, dans l'est du pays, autant de bastions du Hezbollah, ont aussi commencé à rentrer chez eux, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Dans la banlieue sud de Beyrouth, encore bombardée mercredi à l'aube, des partisans du Hezbollah circulaient à moto, brandissant le drapeau jaune du parti, certains scandant des slogans à la gloire de leur chef tué fin septembre par Israël, Hassan Nasrallah, au son de tirs de célébration.
La route du sud était prise d'assaut par des voitures et camionnettes surchargées, des conducteurs klaxonnant et chantant. "Notre sentiment est indescriptible. Le Liban a gagné, l'Etat a gagné, le peuple a gagné", lance un père de famille.
L'armée israélienne a toutefois averti les habitants du sud du Liban de ne pas s'approcher des positions où elle reste déployée - et dit avoir tiré sur un véhicule le faisant, poussant ses occupants à rebrousser chemin - ou des villages dont elle a ordonné l'évacuation.
Le mouvement pro-iranien, avait ouvert un front "de soutien" au Hamas contre Israël au début de la guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.
Après des mois d'échanges de tirs transfrontaliers, Israël a lancé le 23 septembre une campagne de bombardements massifs contre le Hezbollah et déployé le 30 des soldats dans le sud du Liban, frontalier du nord d'Israël.
- "Nouveau départ" -
Le président américain Joe Biden a salué mardi "un nouveau départ" pour le Liban, pour lequel Washington et Paris oeuvraient depuis des semaines.
Selon les autorités libanaises, au moins 3.823 personnes ont été tuées au Liban au total depuis octobre 2023, la plupart depuis fin septembre. Côté israélien, 82 militaires et 47 civils ont été tués en 13 mois, selon les autorités.
Le plan de cessation des hostilités prévoit un retrait progressif pendant 60 jours du Hezbollah et des troupes israéliennes du sud du Liban, près de la frontière israélo-libanaise, pour y laisser se déployer l'armée libanaise, selon l'émissaire américain Amos Hochstein.
D'après Joe Biden, l'accord est conçu pour conduire à un arrêt permanent des hostilités entre les deux parties, et "ce qui reste du Hezbollah et des autres organisations terroristes ne sera pas autorisé (...) à menacer à nouveau la sécurité d'Israël".
Les Etats-Unis, grand allié d'Israël, et la France veilleront à ce que le cessez-le-feu soit "mis en œuvre dans son intégralité", s'est-il engagé avec son homologue français Emmanuel Macron.
- "Se concentrer sur l'Iran" -
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué que la durée du cessez-le-feu dépendrait "de ce qui se passera au Liban". "Nous maintenons une totale liberté d'action militaire" au Liban, a-t-il ajouté: "Si le Hezbollah viole l'accord et tente de se réarmer, nous attaquerons".
La formation libanaise, qui a laissé le chef du Parlement libanais Nabih Berri négocier en son nom, n'a pas, jusqu'ici, commenté l'accord. Elle sort considérablement affaiblie du conflit, sa direction largement décimée.
Benjamin Netanyahu a fait valoir que la trêve permettra à Israël de "se concentrer sur la menace iranienne", et d'"intensifier" sa pression sur le Hamas palestinien.
Des engagements sur lesquels les éditorialistes israéliens exprimaient mercredi leurs doutes: "Netanyahu a proposé que nous commencions à le croire", mais "pourquoi n'a-t-il pas fait à Gaza ce qu'il a fait au Liban", et "ne pouvons-nous pas arrêter la guerre à Gaza pour ramener les otages", interrogeait notamment le grand quotidien du centre Yediot Aharonot.
"L'annonce du cessez-le-feu au Liban est une victoire et une réussite majeure pour la résistance", a de son côté déclaré à l'AFP un membre du bureau politique du Hamas mercredi, affirmant que son mouvement était lui aussi "prêt" à une trêve dans la bande de Gaza.
Les rebelles Houthis du Yémen, également soutenus par Téhéran comme le Hezbollah, le Hamas et d'autres groupes armées dans la région, ont pour leur part salué une "victoire" du Hezbollah.
Ennemi juré d'Israël, l'Iran "soutient fermement le gouvernement, la nation et la résistance libanaise", a indiqué à Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.
Parallèlement, l'armée israélienne poursuit ses frappes sur la bande de Gaza assiégée, où au moins 22 personnes ont été tuées mardi, selon la Défense civile, et où des milliers de déplacés tentent de se protéger de la pluie et du froid.
La guerre a été déclenchée par l'attaque du Hamas, qui a entraîné la mort de 1.207 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.
L'offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 44.249 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.