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Des combattants cagoulés et armés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité à Gaza, lors du quatrième échange contre des prisonniers palestiniens depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien.
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L'Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l'Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Déployés en nombre, des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé les cérémonies de libération dans la bande de Gaza qui se sont déroulées rapidement, sans encombre, et en l'absence de foules de Palestiniens.
Jeudi, la libération d'une jeune femme otage a viré au chaos à Khan Younès, où elle a dû affronter un long passage au coeur d'une foule hostile et exaltée, sous la protection de combattants.
L'échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.
- Sort incertain -
Le cas de la famille Bibas angoisse Israël. Yarden Bibas avait été enlevé avec sa femme et leurs deux enfants lors de l'attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d'Israël, qui a déclenché la guerre.
Leur sort est incertain. En 2023, le Hamas avait annoncé la mort dans une frappe israélienne à Gaza de Shiri Bibas, de Kfir, 2 ans aujourd'hui, et d'Ariel, 5 ans. Mais Israël n'a jamais confirmé leur décès.
A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants en armes et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade installée au milieu des ruines.
Comme à chaque opération, le Hamas leur a remis des "certificats" de libération et leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.
Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, casquette vissée sur la tête et démarche mal assurée, a été libéré avec un peu de retard.
Les ex-otages ont été transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël.
- Prochain échange le 8 février? -
Le prochain échange d'otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février selon des sources du Hamas.
"On a attendu ce moment pendant très longtemps, j’espère que c’est le signe de la renaissance du peuple d’Israël", a déclaré à l’AFPTV Shemi Kalderon, oncle paternel d’Ofer Kalderon bouleversé d’émotion après avoir vu à la télévision la remise de son neveu au CICR.
M. Kalderon avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d'une première trêve en 2023.
La libération des trois otages est "un rayon de lumière au milieu des ténèbres", s'est réjoui le Forum des familles d'otages.
- "Meilleur sentiment" -
"Les voir en vie est le meilleur sentiment qui soit, même si nous restons inquiets", a déclaré Eve Anne, une habitante de Tel-Aviv.
"C'est un beau sentiment, cela nous rend plus forts, c'est le début de notre véritable victoire", lance Miki Pnini, présente aussi au rassemblement.
Quinze otages - dix Israéliens et cinq Thaïlandais - et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.
Durant les six semaines de la première phase de l'accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.
- Evacuation de blessés -
Cinquante malades ont été évacués en Egypte via ce passage, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Aux termes de l'accord, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.
Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président Donald Trump à la Maison Blanche.
L'attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.
L'offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.