Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une finale chaotique qui tourne à la foire d'empoigne: trois jours après les ratés organisationnels autour du Stade de France, la colère persiste à Liverpool, dont le président a réclamé mardi des excuses aux autorités françaises pour avoir pointé du doigt les supporters des Reds.
Taille du texte:
Comme beaucoup de fans de son club de retour de Paris, où la finale de Ligue des champions perdue contre le Real Madrid (1-0) a donné lieu à des scènes de chaos en avant-match, le président de Liverpool Tom Werner est indigné. Il l'a écrit dans un courrier adressé à la ministre française des Sports Amélie Oudéa-Castera, dont le quotidien local Liverpool Echo a obtenu une copie.
Ces mises en cause ravivent chez les supporters de Liverpool les horribles souvenirs de la catastrophe d'Hillsborough qui avait fait 97 morts en 1989 dans un mouvement de foule dont les fans des Reds avaient longtemps été tenus pour responsables avant que les mauvaises décisions de la police ne soient reconnus.
Tom Werner a fait part de son "incrédulité totale" quant au fait qu'Amélie Oudéa-Castera puisse faire "une série de déclarations non prouvées sur un sujet d'une telle importance", avant même la tenue d'une enquête poussée.
"Vos commentaires sont irresponsables, peu professionnels et totalement irrespectueux des milliers de fans blessés physiquement et émotionnellement", a-t-il ajouté, disant avoir reçu de très nombreux courriels de supporters "morts de peur" et dénonçant "une stratégie cherchant à attribuer la faute aux autres".
"Au nom de tous les fans qui ont vécu ce cauchemar, je demande des excuses de votre part, et l'assurance que les autorités françaises et l'UEFA permettront à une enquête indépendante et transparente d'avoir lieu", a-t-il ajouté, alors que l'instance européenne du football a confirmé lundi qu'elle allait commander un "rapport indépendant".
- Chiffres contestés -
Selon Gérald Darmanin, "30.000 à 40.000 supporters anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billet, soit avec des billets falsifiés".
Cette situation a, selon les autorités, contribué à gonfler sensiblement la foule qui se pressait aux portes du Stade de France et entraîné d'interminables files d'attente, un engorgement massif qui n'a fait aucun blessé grave.
"30 à 40.000 faux billets, cela me paraît très, très gros", a confirmé de son côté l'ex-député Génération(s) Regis Juanico, spécialiste des questions sportives. "J'attends l'audition des deux ministres mercredi au Sénat pour en savoir plus". Le rendez-vous est programmé à 17h00.
La presse anglaise estime que cette thèse d'une fraude massive permet d'exonérer les autorités françaises d'une quelconque responsabilité dans le fiasco de samedi soir, où les forces de l'ordre ont notamment dispersé la voule avec des lacrymogènes.
Sur le plan judiciaire, six hommes seront jugés à Bobigny, compétent pour le département de Seine-Saint-Denis où est situé le Stade de France, pour des vols au préjudice de supporters en marge de la finale.
- Prochain match vendredi au Stade de France -
Et, à douze jours du premier tour des élections législatives (12 et 19 juin), l'affaire a pris en France un tour hautement politique, notamment sur la capacité des autorités à organiser des événéments sportifs majeurs à un an de la Coupe du monde de rugby 2023 et à deux ans des Jeux olympiques à Paris.
Le député LR Eric Ciotti a réclamé mardi la création à l'Assemblée nationale d'une commission d'enquête sur les incidents.
Le maire de Nice Christian Estrosi, ex-LR rallié à la majorité présidentielle, a demandé pour sa part l'utilisation de la reconnaissance faciale lors d'événements sportifs de grande ampleur.
"Je souhaiterais qu'enfin on mette un coup d'arrêt à ce que nous interdit la CNIL, cette espèce d'institution poussiéreuse qui interdit d'utiliser la reconnaissance faciale", a déclaré l'édile sur Europe 1.
Tous les regards se tournent désormais vers le prochain match au Stade de France, la rencontre France-Danemark en Ligue des nations (20h45), une affiche qui s'annonce a priori à guichets fermés.
Des organisations syndicales de la RATP ont lancé un nouvel appel à la grève sur le RER B pour vendredi, après leur mouvement de samedi qui a pu accentuer les dysfonctionnements, puisque de nombreux supporters des Reds s'étaient rabattus sur le RER D, source d'engorgements à l'arrivée.
"On est sur l'organisation d'un match, il y en a très régulièrement au Stade de France et très régulièrement, les choses se passent bien", a dédramatisé mardi le maire de Saint-Denis Mathieu Hanotin sur BFMTV.