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Le Hamas a annoncé mardi qu'il restituerait jeudi à Israël les corps de quatre otages retenus dans la bande de Gaza et libérerait samedi six captifs vivants, au moment où doivent reprendre les pourparlers sur la suite de la trêve.
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Ce cessez-le-feu précaire a fait taire les armes à Gaza le 19 janvier, après 15 mois d'une guerre dévastatrice déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 contre Israël, lors de laquelle 251 personnes ont été enlevées.
Le Hamas a annoncé qu'il restituerait jeudi à Israël les corps de quatre otages, avant de libérer samedi six otages en vie.
"Nous avons décidé de remettre quatre corps jeudi" en échange de quoi Israël "libérera samedi" un nombre de prisonniers déterminé dans le cadre de l'accord de trêve, a déclaré le négociateur en chef du mouvement, Khalil al-Haya.
"Le mouvement et la résistance (c'est-à-dire un ou plusieurs autres groupes armés, NDLR) ont décidé de libérer le samedi 22 février les derniers prisonniers (israéliens) en vie" dont la libération était prévue dans le cadre de la première phase de l'accord, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien, seraient remis jeudi, avant la libération de six otages vivants samedi. Benjamin Netanyahu, a confirmé que quatre corps d'otages lui
Au total, 33 otages israéliens doivent être libérés durant la première phase du cessez-le-feu qui s'achève le 1er mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Depuis le début de la trêve, 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens ont été libérés.
Après des entretiens dimanche à Jérusalem avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, Benjamin Netanyahu avait menacé d'ouvrir les "portes de l'enfer" dans la bande de Gaza si tous les otages n'étaient pas libérés, reprenant une expression du président américain Donald Trump.
Après plus de 500 jours de captivité, 70 personnes sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l'armée israélienne.
- "Un autre Gaza" -
Censée débuter le 2 mars, la deuxième phase du cessez-le-feu prévoit la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une étape finale consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines.
Le projet de Donald Trump prévoit de placer Gaza sous contrôle américain et d'en expulser les 2,4 millions d'habitants.
Sur l'après-guerre, "tout comme je me suis engagé à ce (...) qu'il n'y ait plus ni Hamas, ni Autorité palestinienne, je me dois de respecter le plan" de Donald Trump "pour la création d'un autre Gaza", a dit lundi M. Netanyahu.
Son ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé la création d'une "agence spéciale" pour le "départ volontaire" des Gazaouis.
Le Qatar, médiateur entre Israël et le Hamas, a de son côté affirmé mardi que l'avenir de Gaza était "une question palestinienne".
L'Arabie saoudite doit accueillir vendredi un mini-sommet arabe pour répondre au projet Trump, décrié à travers le monde et rejeté par les Palestiniens et les pays arabes.
Un sommet extraordinaire de la Ligue arabe sur la question, prévu fin février au Caire, a été reporté au 4 mars.
Après avoir offert lors de sa visite en Israël un soutien sans faille à M. Netanyahu, le secrétaire d'Etat américain a rencontré lundi à Ryad le prince héritier saoudien Mohammed bn Salmane, avant de poursuivre sa tournée aux Emirats arabes unis.
Les deux responsables "ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre le cessez-le-feu à Gaza et à veiller à ce que le Hamas libère tous les otages, y compris les citoyens américains", selon le département d'Etat.
- "Yeux brûlés par les larmes" -
A Jérusalem, des dizaines de proches d'otages ont défilé lundi jusqu'au Parlement, en brandissant leurs portraits.
"Mes yeux sont brûlés par les larmes", a lancé Einav Tzangauker, une femme dont le fils Matan a été enlevé au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023.
L'attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.
L'offensive israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.291 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.
La trêve doit aussi permettre l'entrée d'une aide internationale accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l'entrée des préfabriqués et d'équipements de déblaiement des décombres.