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Le Hamas et Israël doivent procéder samedi à un septième échange d'otages israéliens contre des détenus palestiniens, malgré un accès de tension après la remise par le mouvement islamiste palestinien des corps des deux enfants otages de la famille Bibas, sans leur mère.
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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé vendredi le Hamas des "meurtres horribles" des deux garçonnets, Ariel et Kfir Bibas, tués "à mains nues" en captivité dans la bande de Gaza selon l'armée.
Mais les autorités israéliennes ont annoncé que leur mère, Shiri Bibas, ne figurait pas parmi les défunts remis jeudi, provoquant le choc et parfois la colère en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.
Le Hamas, selon lequel la mère et ses deux enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien, a reconnu "une possible erreur".
Et dans la nuit, le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué avoir transféré de Gaza une nouvelle dépouille.
"Une équipe du CICR a reçu une dépouille, qui a ensuite été transférée aux autorités israéliennes", a indiqué un porte-parole à l'AFP.
- "Violation cruelle" -
Celui-ci est entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël du 7 octobre 2023.
Dans ce cadre, le Hamas a confirmé qu'il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d'ici le 1er mars, à l'expiration de la première phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza.
Le Club des prisonniers palestiniens, l'ONG en charge du dossier, a annoncé qu'en échange 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens, a-t-il précisé.
Selon le Forum des familles d'otages, les captifs que le Hamas et les groupes armés alliés doivent remettre à la Croix-Rouge à Gaza, avant leur transfert en Israël, sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d'années.
Depuis le début de la trêve, 22 otages israéliens - dont trois décédés - ont été remis à Israël, en échange de la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël d'ici le 1er mars.
- Négociations retardées -
Le Hamas et les groupes armés alliés ont jusque-là soigneusement mis en scène ce processus, exhibant les otages vivants sur des podiums, et jeudi, pour sa première remise de captifs morts, quatre cercueils sur une tribune surmontée d'une caricature de M. Netanyahu.
Le Hamas avait affirmé qu'ils contenaient les dépouilles d'Ariel et Kfir Bibas - âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement le 7-Octobre - de leur mère, Shiri Bibas, et d'un octogénaire.
Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages enlevés le 7-Octobre, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, selon l'armée.
Mercredi, le Hamas s'est dit prêt à libérer "en une seule fois", et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l'accord, qui doit débuter le 2 mars.
La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.
L'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.
L'offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.