The Prague Post - Violences au Kenya: l'exécutif affirme avoir "déjoué un coup d'Etat", l'ONU demande des enquêtes "transparentes"

EUR -
AED 4.185561
AFN 75.79615
ALL 93.944644
AMD 416.64149
AOA 1045.109397
ARS 1703.679015
AUD 1.628918
AWG 2.051469
AZN 1.941354
BAM 1.958816
BBD 2.296235
BDT 140.626518
BHD 0.429962
BIF 3405.944029
BMD 1.139705
BND 1.471666
BOB 12.660493
BRL 5.793579
BSD 1.140055
BTN 110.032414
BWP 15.748247
BYN 3.270035
BYR 22338.213469
BZD 2.29293
CAD 1.605217
CDF 2575.732664
CHF 0.929651
CLF 0.027408
CLP 1078.719497
CNY 7.718195
CNH 7.711904
COP 3668.322151
CRC 518.798779
CUC 1.139705
CUP 30.202176
CVE 110.435033
CZK 24.137832
DJF 203.012572
DKK 7.475711
DOP 66.392222
DZD 152.036085
EGP 58.447027
ERN 17.095572
ETB 184.010916
FJD 2.565819
FKP 0.855462
GBP 0.853667
GEL 2.991686
GGP 0.855462
GHS 13.258414
GIP 0.855462
GMD 84.337787
GNF 10002.400392
GTQ 8.697391
GYD 238.517238
HKD 8.937622
HNL 30.536015
HRK 7.537435
HTG 149.059502
HUF 360.546704
IDR 20467.957943
ILS 3.47194
IMP 0.855462
INR 110.058497
IQD 1493.499496
IRR 1567094.05738
ISK 143.021352
JEP 0.855462
JMD 180.828416
JOD 0.808067
JPY 186.431196
KES 147.587842
KGS 99.667226
KHR 4610.098028
KMF 494.632232
KRW 1664.482008
KWD 0.3534
KYD 0.950063
KZT 542.0646
LAK 25814.746181
LBP 102091.987934
LKR 383.119878
LRD 206.347707
LSL 19.255948
LTL 3.365252
LVL 0.689396
LYD 7.295232
MAD 10.676438
MDL 20.150024
MGA 5051.778069
MKD 61.669951
MMK 2393.379184
MNT 4096.094824
MOP 9.208879
MRU 45.502058
MUR 54.044921
MVR 17.608531
MWK 1976.843686
MXN 19.873659
MYR 4.654782
MZN 72.82441
NAD 19.255948
NGN 1558.60362
NIO 41.954596
NOK 10.914776
NPR 176.052062
NZD 1.964144
OMR 0.438405
PAB 1.140055
PEN 3.879774
PGK 5.099852
PHP 70.327781
PKR 316.678881
PLN 4.313857
PYG 6892.612346
QAR 4.144581
RON 5.226798
RSD 117.571021
RUB 88.963104
RWF 1679.88647
SAR 4.288141
SBD 9.210074
SCR 15.370087
SDG 684.381918
SEK 11.030376
SGD 1.469165
SLE 27.609377
SOS 651.5031
SRD 43.07229
STD 23589.58766
STN 24.53778
SVC 9.975359
SZL 19.253644
THB 38.328083
TJS 10.516993
TMT 3.988967
TND 3.379203
TRY 53.971976
TTD 7.745926
TWD 36.854976
TZS 3010.558676
UAH 51.092065
UGX 4297.61691
USD 1.139705
UYU 45.780487
UZS 13797.243196
VES 844.864738
VND 29997.029516
VUV 135.252306
WST 3.141391
XAF 656.968514
XAG 0.0191
XAU 0.000278
XCD 3.080109
XCG 2.054664
XDR 0.817058
XOF 656.968514
XPF 119.331742
YER 271.876395
ZAR 19.048251
ZMK 10258.709666
ZMW 21.119517
ZWL 366.984471
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Violences au Kenya: l'exécutif affirme avoir "déjoué un coup d'Etat", l'ONU demande des enquêtes "transparentes"
Violences au Kenya: l'exécutif affirme avoir "déjoué un coup d'Etat", l'ONU demande des enquêtes "transparentes" / Photo: SIMON MAINA - AFP

Violences au Kenya: l'exécutif affirme avoir "déjoué un coup d'Etat", l'ONU demande des enquêtes "transparentes"

Le gouvernement kényan a affirmé avoir "déjoué un coup d'Etat" et dénoncé "du terrorisme déguisé en contestation" lors des manifestations mercredi réprimées dans le sang, qui ont fait 16 morts et plus de 400 blessés, l'ONU demandant des enquêtes "transparentes" au Kenya.

Taille du texte:

Le centre de Nairobi affichait jeudi des traces des affrontements de la veille : immeubles calcinés, vitres cassées, et des milliers de commerces - depuis les supermarchés jusqu'aux magasins de vêtements ou d'électronique - pillés, a constaté l'AFP.

L'oeuvre de "voyous" payés, dans une action "préméditée", une "campagne bien orchestrée de violence politique", a affirmé, sans plus de précisions, le ministre de l'Intérieur kényan, Kipchumba Murkomen lors d'un discours télévisé.

 

Mercredi, des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans la rue dans plusieurs villes pour rendre hommage aux victimes des manifestations organisées en juin et juillet 2024 contre une loi budgétaire controversée et la corruption, dont l'apogée fut la prise du Parlement le 25 juin, durement réprimée.

Plus de 60 personnes avaient au total été tuées l'année dernière, et plus de 80 personnes avaient été enlevées - parfois des mois après les manifestations -, dont certaines sont encore portées disparues, selon les groupes de défense des droits humains.

- Balle "sous l'œil" -

Au départ pacifiques, les rassemblements ont tourné mercredi à la violence, des manifestants allumant des feux et jetant des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en grande quantité.

Amnesty International a déclaré jeudi qu'au moins 16 personnes ont été tuées dans le pays, quand un précédent bilan donné mercredi soir faisait état de huit morts et au moins 400 blessés, dont 83 dans un état grave, selon une coalition d'une vingtaine d'ONG, dont Amnesty.

Parmi les blessés, au moins huit ont été traités pour des blessures par balle et trois sont des policiers, avaient comptabilisé ces ONG. Les médias kényans évoquaient des tirs à balles réelles de la police, notamment en périphérie de Nairobi.

"On lui a tiré sous l'œil et la balle est sortie par l'arrière de sa tête", a raconté Fatuma Opango à l'AFP devant la morgue de Nairobi, où elle a reconnu la dépouille de son neveu Ian, 17 ans, pour lequel elle réclame "justice".

"Vous sortez pour protester contre les tueries policières, et ils en tuent encore plus", a tonné Hussein Khalid, le directeur exécutif de l'ONG de défense des droits humains Vocal Africa, qui dénonce un "usage excessif de la force".

L'ONU, dans un communiqué, s'est dit jeudi "profondément préoccupée" par les informations faisant état de morts et de blessés par balle au Kenya.

"La force létale des forces de l'ordre, comme les armes à feu, ne devrait être utilisée qu'en cas de stricte nécessité", a affirmé Elizabeth Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat onusien aux droits de l'homme, appelant à l'ouverture d'enquêtes "indépendantes et transparentes".

Jeudi, le ministre de l'Intérieur kényan a, lui, communiqué un bilan de plus de dix morts et 400 blessés... dont 300 sont selon lui étaient des policiers.

La police, qui a fait preuve d'une "retenue remarquable", a "réussi à déjouer un coup d'Etat", a loué Kipchumba Murkomen.

- "Régime voyou" -

Jeudi, le quotidien d'opposition The Standard titrait toutefois en Une : "Régime voyou". "Au lieu d'une oreille attentive, (les manifestants) ont rencontré des barbelés, des camions blindés et l'emprise froide de la répression", dénonçait-il.

"Leurs voix ont percé à travers le brouillard de gaz lacrymogène et de tyrannie, refusant d'être noyées dans la peur du sang", soulignait encore le journal.

Dans le centre administratif et financier de la capitale, déjà endommagé l'an passé, des commerçants se sont dits désespérés, après avoir été dévalisés.

Les vols ont débuté mercredi après-midi après l'annonce d'une interdiction pour les télévisions et radios de diffuser en direct des images des manifestations, ont affirmé leurs propriétaires à l'AFP.

"Ils ont tout pris", s'est désolée Maureen Chepkemoi, 32 ans, dans son magasin de parfums pillé, dans lequel elle dit avoir perdu pour un demi million de shillings (environ 3.300 euros) de marchandises.

"Certains de nos locataires pleurent", a déclaré David Gitonga, le propriétaire d'un immeuble abritant des centaines de commerces, qui estime le préjudice total à plus de 100 millions de shillings (plus de 660.000 euros).

Comme en 2024, de nombreux manifestants mercredi réclamaient la démission de William Ruto, élu en 2022.

L'impopulaire président s'est efforcé d'éviter toute hausse directe d'impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles.

En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne.

S.Danek--TPP