The Prague Post - Des "frères" civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix

EUR -
AED 4.201174
AFN 75.500749
ALL 93.542768
AMD 419.141727
ANG 2.047974
AOA 1050.15123
ARS 1687.923706
AUD 1.637825
AWG 2.059119
AZN 1.934404
BAM 1.954553
BBD 2.306658
BDT 141.17992
BGN 1.964752
BHD 0.431826
BIF 3402.529016
BMD 1.143955
BND 1.476258
BOB 7.920555
BRL 5.85145
BSD 1.145284
BTN 110.342008
BWP 15.5223
BYN 3.317967
BYR 22421.519949
BZD 2.303361
CAD 1.606001
CDF 2585.338685
CHF 0.925225
CLF 0.026875
CLP 1057.735013
CNY 7.748294
CNH 7.752561
COP 3709.823508
CRC 520.470189
CUC 1.143955
CUP 30.31481
CVE 110.195172
CZK 24.22988
DJF 203.942549
DKK 7.475862
DOP 67.057214
DZD 152.208922
EGP 57.707502
ERN 17.159326
ETB 184.852071
FJD 2.565033
FKP 0.847635
GBP 0.84945
GEL 3.002881
GGP 0.847635
GHS 13.210629
GIP 0.847635
GMD 84.652192
GNF 10044.678799
GTQ 8.737616
GYD 239.608165
HKD 8.968625
HNL 30.666701
HRK 7.534542
HTG 149.684494
HUF 362.625754
IDR 20547.37831
ILS 3.456976
IMP 0.847635
INR 110.262915
IQD 1500.255876
IRR 1572938.261931
ISK 143.189018
JEP 0.847635
JMD 181.655683
JOD 0.81107
JPY 185.744564
KES 147.902089
KGS 100.038369
KHR 4625.048987
KMF 490.757026
KPW 1029.559667
KRW 1693.170224
KWD 0.353619
KYD 0.954399
KZT 539.280626
LAK 25851.375618
LBP 102554.179355
LKR 384.907586
LRD 207.293173
LSL 18.736809
LTL 3.377802
LVL 0.691967
LYD 7.327421
MAD 10.653249
MDL 20.105874
MGA 4907.932848
MKD 61.655785
MMK 2401.584863
MNT 4101.493592
MOP 9.24798
MRU 45.719029
MUR 53.811496
MVR 17.685983
MWK 1985.9589
MXN 19.949182
MYR 4.668512
MZN 73.110529
NAD 18.736809
NGN 1578.589297
NIO 42.143111
NOK 11.076294
NPR 176.543357
NZD 1.959183
OMR 0.439847
PAB 1.145269
PEN 3.880524
PGK 5.11678
PHP 70.447093
PKR 318.242418
PLN 4.332541
PYG 6945.659396
QAR 4.163362
RON 5.242795
RSD 117.342382
RUB 89.335113
RWF 1684.60305
SAR 4.285787
SBD 9.233275
SCR 15.360754
SDG 686.943982
SEK 11.050949
SGD 1.476606
SHP 0.854078
SLE 27.883859
SLL 23988.174861
SOS 654.488125
SRD 43.025324
STD 23677.560922
STN 24.484592
SVC 10.020694
SYP 126.443757
SZL 18.724298
THB 38.455769
TJS 10.565005
TMT 4.015282
TND 3.37666
TOP 2.754369
TRY 53.948991
TTD 7.779696
TWD 36.932018
TZS 3006.843646
UAH 51.113457
UGX 4226.321868
USD 1.143955
UYU 46.00085
UZS 13845.226568
VES 829.184188
VND 30041.976844
VUV 137.358214
WST 3.145319
XAF 655.530143
XAG 0.020688
XAU 0.000287
XCD 3.091596
XCG 2.064101
XDR 0.81529
XOF 655.547324
XPF 119.331742
YER 272.948176
ZAR 18.829901
ZMK 10296.971931
ZMW 20.986885
ZWL 368.353075
  • AEX

    4.5000

    1102.38

    +0.41%

  • BEL20

    4.4900

    5617.84

    +0.08%

  • PX1

    -4.1900

    8377.86

    -0.05%

  • ISEQ

    -37.4500

    13833.28

    -0.27%

  • OSEBX

    -21.2000

    1941.31

    -1.08%

  • PSI20

    -47.2400

    9037.45

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -7.8900

    4373.05

    -0.18%

  • N150

    0.0000

    4233.62

    0%

Des "frères" civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix
Des "frères" civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix / Photo: Lillian SUWANRUMPHA - AFP

Des "frères" civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix

Des civils fuyant la guerre des deux côtés de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge lancent des appels à la paix, décrivant leurs voisins transfrontaliers comme des "frères" et des "amis" malgré le conflit en cours.

Taille du texte:

"Les relations étaient bonnes, nous étions comme des frères", raconte Sai Boonrod, 56 ans. Cette femme a trouvé refuge dans un temple de la ville de Kanthararom comme plusieurs centaines d'autres Thaïlandais, après avoir évacué son village à la frontière.

"Mais maintenant, les choses ont peut-être changé", dit-elle à l'AFP. "Je veux juste que les combats s'arrêtent pour que nous soyons de nouveaux comme des frères."

De l'autre côté de la frontière, à 150 kilomètres du refuge de Sai, des centaines de personnes évacuées sont regroupées dans des tentes de fortune à côté d'un temple, entourées de rations de survie et de leurs vêtements emballés à la hâte.

"Nous sommes des voisins, nous voulons être amis", assure un quinquagénaire s'exprimant anonymement dans le refuge du temple de Phumi Bak Thkav. "Mais ils nous attaquent. Nous avons fui nos maisons à cause d'eux."

Le différend frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande couve de longue date et a dégénéré jeudi en affrontements impliquant des avions de combat, des chars, des troupes au sol et l'artillerie.

Le nombre de victimes après trois jours de combats est monté à 33 morts, la plupart civiles. Un niveau de violence jamais vu depuis les affrontements entre 2008 et 2011, qui avaient fait 28 morts à l'époque.

Tout en étendant ses jambes sur une natte en bambou, Sai affirme que "ça n'était pas aussi violent" les dernières fois.

Elle fait partie des plus de 170.000 personnes évacuées des zones autour de la frontière. Mais son mari est resté pour aider à garder le bétail et les biens des voisins.

"Je veux qu'ils négocient, qu'ils arrêtent de tirer rapidement, pour que les personnes âgées puissent rentrer chez elles et que les enfants retournent à l'école", réclame Sai.

- Haine en ligne -

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu une réunion d'urgence vendredi à l'issue de laquelle les deux camps ont assuré être ouverts à une trêve, tout en s'accusant mutuellement de saper les efforts de paix.

Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d'un soldat khmer fin mai, lors d'un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le "Triangle d'émeraude".

A 73 ans, Suwan Promsri a vécu de nombreux épisodes de tension à la frontière, mais estime que celui-ci semble "tellement différent".

Il assure que le ressentiment parmi les Thaïlandais envers les Cambodgiens, y compris le sien, grandit, un discours patriotique diffusé en ligne attisant les flammes.

En février, Bangkok a protesté formellement auprès de Phnom Penh après qu'une vidéo montrant une femme chantant une chanson patriotique Khmer devant un temple dont la propriété est disputée entre les deux pays a été postée sur les réseaux sociaux.

Les combats ont lieu dans un contexte de désinformation en ligne, issue des deux côtés.

"Avant Internet, je me sentais différent. Mais les réseaux sociaux ont vraiment joué un rôle dans l'alimentation de cette haine", reconnaît Suwan.

Malgré les divisions, il rejoint ses voisins thaïlandais et ceux de l'autre côté de la frontière cambodgienne dans leurs appels à la paix.

"Je veux que le gouvernement réalise la souffrance des personnes vivant à la frontière. La vie est difficile", assure-t-il. "J'espère que les autorités travaillent sur des négociations pour mettre fin aux combats le plus rapidement possible."

burs-jts/sia/sba

A.Stransky--TPP