The Prague Post - Les déplacés cambodgiens et thaïlandais entre espoir et méfiance après l'annonce de trêve

EUR -
AED 4.302068
AFN 74.971067
ALL 95.715424
AMD 440.340932
AOA 1074.198692
ARS 1618.829067
AUD 1.656265
AWG 2.110033
AZN 1.984292
BAM 1.955327
BBD 2.35853
BDT 143.865224
BHD 0.441838
BIF 3480.342769
BMD 1.171427
BND 1.492139
BOB 8.091077
BRL 5.98423
BSD 1.171017
BTN 108.619762
BWP 15.719322
BYN 3.360988
BYR 22959.965994
BZD 2.354849
CAD 1.618812
CDF 2694.281538
CHF 0.924016
CLF 0.026515
CLP 1043.588736
CNY 8.003012
CNH 7.996001
COP 4281.377659
CRC 541.968992
CUC 1.171427
CUP 31.042811
CVE 110.238353
CZK 24.364331
DJF 208.50468
DKK 7.472591
DOP 70.512955
DZD 154.897846
EGP 62.18555
ERN 17.571403
ETB 183.726931
FJD 2.589239
FKP 0.871474
GBP 0.871121
GEL 3.151232
GGP 0.871474
GHS 12.885345
GIP 0.871474
GMD 86.685389
GNF 10274.516389
GTQ 8.957835
GYD 244.961511
HKD 9.175781
HNL 31.100482
HRK 7.534033
HTG 153.542885
HUF 377.105842
IDR 20026.244625
ILS 3.571165
IMP 0.871474
INR 108.825143
IQD 1534.029186
IRR 1541597.716834
ISK 143.194975
JEP 0.871474
JMD 185.145246
JOD 0.830506
JPY 186.448971
KES 151.500785
KGS 102.441601
KHR 4687.306768
KMF 493.170589
KPW 1054.299841
KRW 1736.593707
KWD 0.361748
KYD 0.975748
KZT 553.310124
LAK 25820.672599
LBP 104855.922087
LKR 369.560668
LRD 215.442174
LSL 19.212656
LTL 3.458919
LVL 0.708584
LYD 7.444201
MAD 10.884269
MDL 20.173712
MGA 4859.244658
MKD 61.622209
MMK 2460.581451
MNT 4211.673632
MOP 9.445588
MRU 46.805686
MUR 54.4949
MVR 18.098422
MWK 2030.266591
MXN 20.31851
MYR 4.644748
MZN 74.913273
NAD 19.212656
NGN 1592.894267
NIO 43.089584
NOK 11.115868
NPR 173.79122
NZD 2.00348
OMR 0.450407
PAB 1.170877
PEN 3.952145
PGK 5.068775
PHP 70.111076
PKR 326.622447
PLN 4.243833
PYG 7573.169373
QAR 4.269168
RON 5.090553
RSD 117.371122
RUB 89.608863
RWF 1709.882326
SAR 4.396088
SBD 9.428326
SCR 15.744732
SDG 704.027841
SEK 10.834501
SGD 1.492111
SLE 28.793323
SOS 669.158275
SRD 44.016951
STD 24246.170413
STN 24.494079
SVC 10.246523
SYP 129.499042
SZL 19.215059
THB 37.594634
TJS 11.12908
TMT 4.105851
TND 3.421773
TRY 52.329664
TTD 7.947079
TWD 37.209786
TZS 3039.852369
UAH 50.877202
UGX 4332.952616
USD 1.171427
UYU 47.248579
UZS 14239.557938
VES 556.501957
VND 30849.525738
VUV 139.646357
WST 3.215517
XAF 655.720129
XAG 0.015493
XAU 0.000246
XCD 3.165839
XCG 2.11049
XDR 0.817787
XOF 655.798477
XPF 119.331742
YER 279.444044
ZAR 19.237178
ZMK 10544.247731
ZMW 22.275953
ZWL 377.198963
  • AEX

    7.5400

    1012.65

    +0.75%

  • BEL20

    54.7100

    5471.88

    +1.01%

  • PX1

    56.9000

    8302.61

    +0.69%

  • ISEQ

    178.4300

    12833.08

    +1.41%

  • OSEBX

    -24.7300

    2035.94

    -1.2%

  • PSI20

    -6.6400

    9478.23

    -0.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    23.1800

    4090.51

    +0.57%

Les déplacés cambodgiens et thaïlandais entre espoir et méfiance après l'annonce de trêve
Les déplacés cambodgiens et thaïlandais entre espoir et méfiance après l'annonce de trêve / Photo: Lillian SUWANRUMPHA - AFP

Les déplacés cambodgiens et thaïlandais entre espoir et méfiance après l'annonce de trêve

En décomptant les minutes jusqu'à minuit, heure à laquelle la trêve avec le Cambodge devrait officiellement prendre effet, Jeanjana Phaphan est partagée entre un espoir fragile et des doutes sur la possibilité d'une paix durable.

Taille du texte:

"Je serais tellement contente si le cessez-le-feu avait vraiment lieu", confie la paysanne thaïlandaise de 48 ans, qui a fui il y a quelques jours avec son fils de trois ans sa maison à la frontière, dans le district de Phanom Dong Rak.

"Si ça se termine vraiment, je serai enchantée, la plus grande joie que j'aurai ressentie depuis longtemps", assure-t-elle, depuis un refuge dans la ville de Surin, à 50 km de la frontière.

Les dirigeants cambodgiens et thaïlandais ont convenu qu'un cessez-le-feu "inconditionnel" prendrait effet à minuit lundi (17H00 GMT), après cinq jours de combats autour de cette frontière qui ont fait au moins 38 morts.

Environ 300.000 personnes ont fui la zone, alors que les deux camps ont déployé des chars, des avions de combat et des troupes au sol pour un territoire disputé de longue date, où se trouvent notamment des temples anciens.

La nouvelle du cessez-le-feu a provoqué une vague de soulagement, teintée d'un certain scepticisme parmi ceux qui ont fui depuis le début des combats, le 24 juillet.

- "Des paysans comme nous" -

"Si nos deux pays continuent de se battre, les souffrances et les pertes ne feront que s'aggraver", dit Jeanjana.

"Quand j'entends des voisins raconter que leur toit a été traversé par des balles, mon coeur se serre. Entendre des gens qui pleurent ce qu'ils ont perdu me fend vraiment le coeur", ajoute-t-elle, la voix tremblante, les larmes aux yeux.

"Les gens de l'autre côté sont des civils aussi, tout comme nous. De notre côté, nous ne sommes que des paysans, et je crois qu'ils sont des paysans comme nous. Des gens ordinaires qui travaillent pour survivre."

L'accord de paix a été signé en Malaisie, sous la médiation de son Premier ministre Anwar Ibrahim, après l'intervention du président américain Donald Trump et de négociateurs chinois.

Assis sur une natte en paille à côté de sa femme, Tee Samanjai ne pense pas à ces discussions au sommet, mais à sa vie quand il sera de retour à la ferme.

"La première chose que je ferai en rentrant ce sera de vérifier les poulets, fertiliser le riz, et prendre soin des champs", détaille l'homme de 68 ans.

Mais l'inquiétude n'est pas loin.

Les récents combats ont été les plus meurtriers depuis les affrontements entre 2008 et 2011.

- "Personne n'a confiance" -

"J'ai toujours des doutes sur le fait que le Cambodge respectera ce qu'il a convenu", tempère Tee.

"On pourrait rentrer à la maison, mais sans tranquillité d'esprit. Je veux rentrer mais je n'ai pas du tout confiance dans le Cambodge. Personne dans notre village n'a confiance."

De l'autre côté de la frontière, dans un temple à Phumi Bak Thkav où il a trouvé refuge, Say Yoeun partage beaucoup de points communs avec son homologue thaïlandais.

"Je ne suis pas heureux dans un endroit comme celui-ci", explique le fermier cambodgien de 55 ans. "Ma maison et mon bétail me manquent, et je ne peux pas prendre soin de ma rizière."

Les commandants cambodgiens et thaïlandais doivent se rencontrer mardi matin tôt si la trêve tient, avant que les villageois ne puissent rentrer chez eux et commencent à répertorier les pertes dues au conflit.

Pour Kavindhra Tiamsai, qui a évacué sa mère de la zone d'affrontements, ces combats ont mis en lumière la manière dont les habitants des périphéries des deux pays sont marginalisés par leurs gouvernements.

"Un cessez-le-feu est une bonne option, mais c'est aussi le minimum", estime cette Thaïlandaise de 33 ans.

"Nous avons besoin d'un plan global et concret, qui corresponde aux réalités de la vie en milieu rural. Un plan qui ne part pas du principe qu'évacuer est quelque chose de facile, ni même de possible, alors que la plupart des familles n'ont pas de moyen de transport, pas d'argent pour amortir, et aucun filet de sécurité".

burs/jts/dhw/sia/cls

E.Soukup--TPP