The Prague Post - Le Salvador prépare une réforme pour permettre la réélection indéfinie de Bukele

EUR -
AED 4.201709
AFN 75.51076
ALL 93.437432
AMD 419.392941
ANG 2.048233
AOA 1049.139406
ARS 1686.958699
AUD 1.634054
AWG 2.055089
AZN 1.959677
BAM 1.952386
BBD 2.304081
BDT 141.019715
BGN 1.965
BHD 0.431348
BIF 3398.771767
BMD 1.144099
BND 1.474628
BOB 7.921554
BRL 5.854929
BSD 1.144005
BTN 110.217755
BWP 15.505023
BYN 3.314419
BYR 22424.348824
BZD 2.300777
CAD 1.606093
CDF 2584.520459
CHF 0.925159
CLF 0.02689
CLP 1058.326662
CNY 7.744175
CNH 7.749964
COP 3683.782785
CRC 519.893188
CUC 1.144099
CUP 30.318635
CVE 110.070126
CZK 24.231511
DJF 203.713786
DKK 7.476455
DOP 66.983166
DZD 152.208696
EGP 57.719588
ERN 17.161491
ETB 184.645529
FJD 2.563069
FKP 0.847742
GBP 0.848561
GEL 2.997463
GGP 0.847742
GHS 13.195926
GIP 0.847742
GMD 84.662893
GNF 10033.192892
GTQ 8.727777
GYD 239.341488
HKD 8.969385
HNL 30.63257
HRK 7.536637
HTG 149.519204
HUF 362.772762
IDR 20539.101783
ILS 3.457411
IMP 0.847742
INR 110.269903
IQD 1498.586124
IRR 1573136.715714
ISK 143.218002
JEP 0.847742
JMD 181.448754
JOD 0.81115
JPY 185.879524
KES 147.933015
KGS 100.051409
KHR 4619.941768
KMF 490.818923
KPW 1029.689565
KRW 1694.422463
KWD 0.353645
KYD 0.953333
KZT 538.680419
LAK 25823.844472
LBP 102444.066489
LKR 384.495991
LRD 207.057939
LSL 18.715955
LTL 3.378228
LVL 0.692055
LYD 7.319042
MAD 10.64116
MDL 20.083058
MGA 4902.427624
MKD 61.58706
MMK 2401.887866
MNT 4102.011068
MOP 9.237647
MRU 45.668344
MUR 53.806724
MVR 17.687449
MWK 1983.731251
MXN 19.955498
MYR 4.65946
MZN 73.119697
NAD 18.715955
NGN 1577.83904
NIO 42.096207
NOK 11.065627
NPR 176.349178
NZD 1.957085
OMR 0.439901
PAB 1.144
PEN 3.876205
PGK 5.110951
PHP 70.532611
PKR 317.884059
PLN 4.334547
PYG 6937.717123
QAR 4.158637
RON 5.241231
RSD 117.407142
RUB 89.351389
RWF 1682.757533
SAR 4.281172
SBD 9.23444
SCR 15.382152
SDG 687.032685
SEK 11.037665
SGD 1.476569
SHP 0.854186
SLE 27.887454
SLL 23991.201397
SOS 653.762546
SRD 43.030743
STD 23680.548269
STN 24.457341
SVC 10.009279
SYP 126.45971
SZL 18.703377
THB 38.426878
TJS 10.553247
TMT 4.015789
TND 3.372902
TOP 2.754717
TRY 53.83608
TTD 7.771445
TWD 36.918715
TZS 3007.223055
UAH 51.05501
UGX 4221.636504
USD 1.144099
UYU 45.949452
UZS 13829.817206
VES 829.288798
VND 30036.61438
VUV 137.375544
WST 3.145716
XAF 654.814854
XAG 0.020405
XAU 0.000286
XCD 3.091986
XCG 2.061804
XDR 0.813475
XOF 654.811997
XPF 119.331742
YER 270.750675
ZAR 18.793606
ZMK 10298.262949
ZMW 20.963344
ZWL 368.39955
  • AEX

    4.5000

    1102.38

    +0.41%

  • BEL20

    4.4900

    5617.84

    +0.08%

  • PX1

    -4.1900

    8377.86

    -0.05%

  • ISEQ

    -37.4500

    13833.28

    -0.27%

  • OSEBX

    -21.2000

    1941.31

    -1.08%

  • PSI20

    -47.2400

    9037.45

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -7.8900

    4373.05

    -0.18%

  • N150

    0.0000

    4233.62

    0%

Le Salvador prépare une réforme pour permettre la réélection indéfinie de Bukele
Le Salvador prépare une réforme pour permettre la réélection indéfinie de Bukele / Photo: Marvin RECINOS - AFP

Le Salvador prépare une réforme pour permettre la réélection indéfinie de Bukele

Le Parlement du Salvador, dominé de façon écrasante par les partisans du président Nayib Bukele, a entamé jeudi l'examen d'une réforme constitutionnelle pour abolir la limite du nombre de mandats du chef de l'Etat et lui permettre de se représenter indéfiniment.

Taille du texte:

Cette réforme, examinée selon une procédure accélérée, prévoit également l'abolition du second tour de scrutin et l'allongement du mandat présidentiel de cinq à six ans.

Selon le texte, le mandat actuel de M. Bukele, extrêmement populaire pour la lutte impitoyable menée contre les gangs mais critiqué par les organisations de défense des droits humains, s'achèverait deux ans plus tôt que prévu, en 2027 au lieu de 2029. Le président pourrait alors se représenter "sans réserves".

Sur les 60 sièges que compte le Parlement, 57 sont détenus par des partisans de ce proche allié de Donald Trump, ce qui garantit le passage sans anicroches de la réforme.

Au pouvoir depuis 2019, Nayib Bukele avait été réélu en juin 2024 avec 85% des voix après avoir été autorisé à briguer un second mandat -- ce qui était en principe interdit par la Constitution -- par la Cour suprême dominée par des juges proches du pouvoir.

"C'est très simple, peuple salvadorien. Vous seuls pourrez décider jusqu'à quand vous soutiendrez votre président", a déclaré la députée pro-Bukele Ana Figueroa, qui a présenté mercredi ce projet qu'elle a qualifié d'"historique" avec l'appui de tous les autres élus de la majorité parlementaire.

"Aujourd'hui, la démocratie est morte au Salvador (...) Ils ont tombé leurs masques", a déploré pour sa part en séance plénière la députée de l'opposition Marcela Villatoro, qui a critiqué le dépôt soudain de ce projet de réforme devant les députés alors que le pays entame une semaine de vacances d'été.

"Ce sont des cyniques", a-t-elle affirmé.

Nayib Bukele, 44 ans, doit son immense popularité au Salvador à sa guerre sans merci contre les "maras", les gangs qui terrorisaient la population, qui a réduit la violence dans le pays à un niveau historiquement bas.

- Réforme express -

En vertu de l'état d'exception en vigueur depuis trois ans et qui permet les arrestations sans mandat, environ 87.000 personnes accusées d'appartenir à des "maras" ont été arrêtées. Selon des ONG telles que Cristosal et Socorro Jurídico, ce chiffre comprend des milliers d'innocents, et environ 430 personnes sont mortes en prison.

Le président salvadorien est par ailleurs devenu un partenaire-clé de son homologue américain Donald Trump dans sa politique de lutte contre l'immigration illégale. Il a ainsi accueilli pendant plusieurs mois dans sa méga-prison pour membres des gangs, le Centre de confinement du terrorisme (Cecot), 252 Vénézuéliens expulsés de façon expéditive par l'administration américaine et qui ont ensuite pu retourner dans leur pays.

La réforme constitutionnelle intervient après une vague de répression contre les défenseurs des droits humains et les détracteurs de M. Bukele, qui a contraint des dizaines de journalistes et d'activistes humanitaires à l'exil.

"Le parti de Bukele promeut une réforme constitutionnelle express afin de permettre la réélection présidentielle indéfinie. Ils suivent la même voie que le Venezuela. Cela commence par un leader qui utilise sa popularité pour concentrer le pouvoir, et cela se termine par une dictature", a écrit Juanita Goebertus, directrice de Human Rights Watch (HRW), sur le réseau social X.

"A aucun moment nous ne proposons qu'un seul président reste en fonction et qu'il n'y ait plus jamais d'élections dans ce pays. Ce n'est pas vrai", s'est défendue pour sa part la députée du parti au pouvoir Suecy Callejas lors de la séance plénière du Parlement.

"Je me fiche d'être taxé de dictateur. Je préfère être traité de dictateur que de voir des Salvadoriens se faire tuer dans les rues", avait déclaré en juin M. Bukele lors du premier anniversaire de sa réélection.

Y.Blaha--TPP