The Prague Post - Crise américano-brésilienne: Eduardo Bolsonaro, instigateur au nom du père

EUR -
AED 4.210124
AFN 75.661629
ALL 93.670131
AMD 417.706183
ANG 2.052338
AOA 1051.241616
ARS 1691.494481
AUD 1.637785
AWG 2.059208
AZN 1.949717
BAM 1.955361
BBD 2.297341
BDT 140.698399
BGN 1.968938
BHD 0.430159
BIF 3403.161538
BMD 1.146393
BND 1.474014
BOB 7.937431
BRL 5.820264
BSD 1.140627
BTN 109.804338
BWP 15.489792
BYN 3.289295
BYR 22469.29337
BZD 2.294044
CAD 1.609992
CDF 2589.700874
CHF 0.925024
CLF 0.026931
CLP 1059.931319
CNY 7.759704
CNH 7.759639
COP 3704.922806
CRC 517.89004
CUC 1.146393
CUP 30.379402
CVE 110.24024
CZK 24.197193
DJF 203.116811
DKK 7.475164
DOP 66.627258
DZD 152.451842
EGP 57.910932
ERN 17.195888
ETB 184.101324
FJD 2.568205
FKP 0.849441
GBP 0.848027
GEL 3.003746
GGP 0.849441
GHS 13.142048
GIP 0.849441
GMD 84.833008
GNF 10003.950004
GTQ 8.707044
GYD 238.786368
HKD 8.987757
HNL 30.545955
HRK 7.53432
HTG 149.09003
HUF 359.527608
IDR 20612.137489
ILS 3.436883
IMP 0.849441
INR 110.44122
IQD 1495.164184
IRR 1576289.713066
ISK 143.195602
JEP 0.849441
JMD 180.795843
JOD 0.812759
JPY 185.897837
KES 148.285603
KGS 100.251289
KHR 4609.250813
KMF 491.802913
KPW 1031.753345
KRW 1696.4488
KWD 0.354258
KYD 0.951086
KZT 537.479282
LAK 25785.351295
LBP 102142.107682
LKR 383.773804
LRD 207.153473
LSL 18.689809
LTL 3.384999
LVL 0.693441
LYD 7.307769
MAD 10.655307
MDL 20.052165
MGA 4849.864722
MKD 61.627609
MMK 2406.701908
MNT 4110.232624
MOP 9.21573
MRU 45.581917
MUR 53.915326
MVR 17.723096
MWK 1977.813601
MXN 19.956647
MYR 4.669827
MZN 73.265596
NAD 18.7013
NGN 1578.020982
NIO 41.976223
NOK 11.094506
NPR 175.587006
NZD 1.959024
OMR 0.440785
PAB 1.141344
PEN 3.884328
PGK 5.021981
PHP 70.650986
PKR 317.005403
PLN 4.325901
PYG 6918.101223
QAR 4.160965
RON 5.241335
RSD 117.357325
RUB 89.415127
RWF 1677.898598
SAR 4.304885
SBD 9.252948
SCR 15.684682
SDG 688.404248
SEK 11.020036
SGD 1.477362
SHP 0.855898
SLE 27.943305
SLL 24039.286346
SOS 651.8442
SRD 43.177156
STD 23728.010583
STN 24.480408
SVC 9.986757
SYP 126.71317
SZL 18.686067
THB 38.460312
TJS 10.523037
TMT 4.023838
TND 3.377341
TOP 2.760238
TRY 53.94396
TTD 7.74726
TWD 36.927574
TZS 3014.724591
UAH 51.050172
UGX 4217.052845
USD 1.146393
UYU 45.929684
UZS 13795.901424
VES 830.95093
VND 30100.255172
VUV 137.650883
WST 3.152021
XAF 655.398169
XAG 0.020089
XAU 0.000284
XCD 3.098183
XCG 2.056938
XDR 0.815105
XOF 655.398169
XPF 119.331742
YER 271.293502
ZAR 18.73249
ZMK 10318.910668
ZMW 20.776285
ZWL 369.137923
  • AEX

    -6.5900

    1091.26

    -0.6%

  • BEL20

    -33.1200

    5580.17

    -0.59%

  • PX1

    -76.2800

    8306.08

    -0.91%

  • ISEQ

    -101.2600

    13769.75

    -0.73%

  • OSEBX

    -28.2600

    1934.32

    -1.44%

  • PSI20

    -109.0200

    8975.9

    -1.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    -31.7500

    4201.9

    -0.75%

Crise américano-brésilienne: Eduardo Bolsonaro, instigateur au nom du père
Crise américano-brésilienne: Eduardo Bolsonaro, instigateur au nom du père / Photo: SAUL LOEB - AFP

Crise américano-brésilienne: Eduardo Bolsonaro, instigateur au nom du père

Acharné à éviter la prison à l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro, son fils Eduardo revendique fièrement son rôle d'instigateur, depuis les Etats-Unis, de la surtaxe douanière infligée par l'administration Trump à son pays.

Taille du texte:

Cela lui vaut d'être traité de "traître" par le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Mais ce député de 41 ans au verbe cinglant dit lutter contre la "tyrannie" qu'il attribue au juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, en charge du procès contre l'ancien chef d'Etat d'extrême droite (2019-2022) pour tentative de coup d'Etat.

Installé sur le territoire américain depuis mars, le troisième de la fratrie Bolsonaro a décidé de mettre entre parenthèses son mandat de parlementaire pour plaider en faveur de son père auprès des autorités américaines.

Aux Etats-Unis, "03" comme le surnomme l'ex-président, mène campagne aux côtés de Paulo Figueiredo, petit-fils du dernier général à avoir présidé le Brésil sous la dictature militaire qui a pris fin en 1985.

Leur lobbying s'est révélé efficace: convaincu que Jair Bolsonaro est victime d'une "chasse aux sorcières", Donald Trump a imposé 50% de surtaxes douanières sur une bonne part des exportations brésiliennes vers les Etats-Unis. Entrée en vigueur mercredi.

Mais ce qu'Eduardo Bolsonaro - qui n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP - a célébré comme un "tournant historique", ce sont surtout les sanctions financières infligées par les Etats-Unis au juge Moraes.

Elles n'ont pas empêché ce puissant magistrat d'ordonner lundi l'assignation à résidence de l'ancien président. "Psychopathe hors de contrôle", a fulminé Eduardo Bolsonaro.

Le juge Moraes avait déjà ouvert une enquête contre le parlementaire, qu'il soupçonne de faire pression sur lui et les autres juges de son père.

Hyperactif sur les réseaux sociaux, Eduardo Bolsonaro y affirme sans relâche que toute tentative de négociation pour atténuer l'effet des droits de douane est vouée à l'échec.

A ses yeux, une seule solution: l'approbation au Parlement d'une loi d'amnistie qui pourrait desserrer l'étau judiciaire autour de son père, inéligible jusqu'en 2030.

Il joue ainsi le tout pour le tout: "c'est victoire à 100% ou défaite à 100%", a admis récemment l'exilé volontaire.

- "Provocateur" -

Un ancien conseiller sous la présidence Bolsonaro décrit le député comme un "provocateur". "L'important pour lui, c'est d'attirer l'attention, de faire du bruit", affirme-t-il à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Mais ses nombreux partisans voient volontiers en lui un "héros".

Sûr de sa puissance, Eduardo Bolsonaro tance ou menace désormais adversaires et alliés jugés insuffisamment loyaux. Ainsi du gouverneur de Sao Paulo, Tarcisio de Freitas, considéré comme un des principaux présidentiables conservateurs pour 2026.

Regard perçant, port athlétique du haut de son 1,87 m, Eduardo Bolsonaro s'est lancé très tôt dans la politique, comme ses trois frères, Flavio, sénateur, Carlos et Renan, conseillers municipaux.

Cet avocat de formation est entré à la chambre basse à 30 ans, en 2015. Il détient encore aujourd'hui le record du nombre de voix pour un député fédéral brésilien, décroché en 2018, avec plus de 1,8 million de suffrages.

Cette année-là, il s'était déjà montré menaçant envers les juges, en assurant qu'"un soldat et un caporal suffiraient à faire fermer la Cour suprême".

- Hamburgers -

Président, Jair Bolsonaro avait un temps envisagé de le nommer ambassadeur aux Etats-Unis: il louait son "expérience internationale", rappelant que son rejeton avait "préparé des hamburgers" lors d'un programme d'échange dans l'Etat américain du Maine.

L'offensive de Washington contre le Brésil confirme qu'Eduardo Bolsonaro a depuis su tisser des liens étroits avec la galaxie trumpiste et, au-delà, avec l'extrême droite internationale.

Le soir de la réélection de Donald Trump, il se trouvait parmi les "happy few" présents dans la résidence du milliardaire à Mar-a-Lago, en Floride.

Marié et père de deux jeunes enfants, le député s'est dit "prêt" à briguer la fonction suprême l'an prochain si son père lui confie cette "mission".

Une hypothèse jugée improbable par le politologue Leandro Gabiati, du cabinet de consultants Dominium: pour lui, le lobbying d'Eduardo Bolsonaro aux Etats-Unis lui a valu "le désaveu des milieux d'affaires et au sein même de la droite".

D'autant plus que, s'il décide de rentrer au Brésil, "tout indique qu'il se fera arrêter", ajoute ce spécialiste.

Y.Havel--TPP