The Prague Post - En crise, la Bolivie s'apprête à virer à droite après 20 ans de socialisme

EUR -
AED 4.248263
AFN 75.190407
ALL 96.078998
AMD 435.785094
ANG 2.070729
AOA 1060.765337
ARS 1615.363826
AUD 1.669233
AWG 2.082201
AZN 1.967986
BAM 1.958472
BBD 2.330339
BDT 142.774778
BGN 1.977291
BHD 0.436709
BIF 3438.416485
BMD 1.156778
BND 1.486095
BOB 7.994665
BRL 5.976148
BSD 1.156958
BTN 107.547395
BWP 15.788198
BYN 3.401455
BYR 22672.851011
BZD 2.326924
CAD 1.609506
CDF 2660.589268
CHF 0.92656
CLF 0.026982
CLP 1065.173396
CNY 7.961642
CNH 7.942386
COP 4265.087173
CRC 536.722935
CUC 1.156778
CUP 30.65462
CVE 110.415632
CZK 24.511954
DJF 206.026615
DKK 7.472212
DOP 70.284669
DZD 153.719306
EGP 63.267319
ERN 17.351672
ETB 180.653187
FJD 2.588522
FKP 0.874128
GBP 0.873535
GEL 3.100087
GGP 0.874128
GHS 12.738102
GIP 0.874128
GMD 85.025704
GNF 10149.846738
GTQ 8.850922
GYD 242.065001
HKD 9.065236
HNL 30.722913
HRK 7.529585
HTG 151.687593
HUF 382.502589
IDR 19746.202386
ILS 3.636343
IMP 0.874128
INR 107.513792
IQD 1515.667721
IRR 1522088.641414
ISK 143.798498
JEP 0.874128
JMD 182.128465
JOD 0.820158
JPY 185.091401
KES 150.439674
KGS 101.159954
KHR 4636.224686
KMF 493.943892
KPW 1041.103053
KRW 1740.21048
KWD 0.358324
KYD 0.964195
KZT 537.641848
LAK 25525.270725
LBP 103607.609938
LKR 365.089645
LRD 212.885825
LSL 19.551272
LTL 3.415665
LVL 0.699723
LYD 7.395089
MAD 10.849501
MDL 20.213139
MGA 4832.488193
MKD 61.618
MMK 2429.364244
MNT 4133.528571
MOP 9.337537
MRU 45.979727
MUR 54.392156
MVR 17.871894
MWK 2006.193555
MXN 20.570494
MYR 4.663011
MZN 73.987705
NAD 19.551272
NGN 1600.113823
NIO 42.578086
NOK 11.20785
NPR 172.076033
NZD 2.031013
OMR 0.444777
PAB 1.156943
PEN 3.962806
PGK 5.078929
PHP 69.646113
PKR 325.289446
PLN 4.278205
PYG 7502.234783
QAR 4.229952
RON 5.09492
RSD 117.341242
RUB 90.864588
RWF 1689.968985
SAR 4.343924
SBD 9.306557
SCR 17.443432
SDG 695.223419
SEK 11.0356
SGD 1.486581
SHP 0.867883
SLE 28.457822
SLL 24257.071159
SOS 661.187724
SRD 43.206796
STD 23942.97141
STN 24.533045
SVC 10.123811
SYP 128.060616
SZL 19.546751
THB 37.808117
TJS 11.008781
TMT 4.048723
TND 3.405045
TOP 2.785244
TRY 51.606509
TTD 7.850744
TWD 37.009929
TZS 3007.622894
UAH 50.281295
UGX 4344.927486
USD 1.156778
UYU 46.923203
UZS 14115.256474
VES 547.696494
VND 30462.594823
VUV 137.939944
WST 3.199984
XAF 656.838885
XAG 0.016412
XAU 0.00025
XCD 3.126251
XCG 2.085254
XDR 0.816978
XOF 656.850256
XPF 119.331742
YER 276.006203
ZAR 19.598826
ZMK 10412.393399
ZMW 22.416904
ZWL 372.48208
  • AEX

    -4.0000

    971.88

    -0.41%

  • BEL20

    -9.3900

    5207.16

    -0.18%

  • PX1

    -53.3500

    7908.74

    -0.67%

  • ISEQ

    -57.1000

    12090.95

    -0.47%

  • OSEBX

    27.5100

    2080.56

    +1.34%

  • PSI20

    -2.8100

    9366.7

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    -3.1500

    3940.17

    -0.08%

En crise, la Bolivie s'apprête à virer à droite après 20 ans de socialisme
En crise, la Bolivie s'apprête à virer à droite après 20 ans de socialisme / Photo: pool - POOL/AFP/Archives

En crise, la Bolivie s'apprête à virer à droite après 20 ans de socialisme

Plongés dans une profonde crise économique, les Boliviens s'apprêtent à mettre fin dimanche à deux décennies de domination de la gauche, en amorçant un virage radical à droite, portés par deux candidats promettant des changements drastiques.

Taille du texte:

Dans ce contexte, l'ancien président Evo Morales, figure de la gauche dans le pays mais écarté du scrutin par la limite des mandats, appelle au vote nul et menace de mobiliser ses partisans dans la rue.

Le pays de 11,3 millions d'habitants se rend aux urnes las du manque de dollars, de carburant et de produits alimentaires. L'inflation annuelle a frôlé 25% en juillet, un niveau inédit depuis au moins 2008.

Rendu responsable de la débâcle, le président Luis Arce a renoncé à briguer un deuxième mandat.

"Notre situation est vraiment (...) catastrophique. Notre monnaie s'est dépréciée, les salaires ne suffisent pas, tout est très cher", témoigne Freddy Millán, un ingénieur de 53 ans de Santa Cruz, poumon économique du pays.

Le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l'ancien président de droite Jorge Quiroga, 65 ans, sont en tête des intentions de vote parmi les huit candidats en lice.

Au coude-à-coude, les deux favoris devraient s'affronter lors d'un second tour le 19 octobre.

Tous deux promettent de tourner la page du modèle économique étatiste mis en place par le Mouvement vers le socialisme (MAS), au pouvoir depuis près de 20 ans.

La gauche pourrait ainsi vivre son pire fiasco électoral depuis son arrivée au pouvoir en 2006 sous la houlette d'Evo Morales, qui a gouverné jusqu'en 2019 avant de soutenir la victoire de son ancien ministre Luis Arce en 2020.

Mais les luttes intestines entre les deux hommes ont depuis fracturé le parti au pouvoir et provoqué des manifestations avec blocages de routes qui ont paralysé plusieurs régions et aggravé la crise économique.

Figures de la gauche, le candidat du MAS, Eduardo Del Castillo, et le président du Sénat, Andrónico Rodríguez, tous deux âgés de 36 ans, sont ainsi à la traîne dans les sondages.

- "Combat dans la rue" -

La crise nous a "totalement affectés (...) Je pense que nous essayons tous de changer cette situation", déclare Alejandra Ticona, une étudiante en droit de 24 ans de La Paz.

Bien qu'elle reconnaisse que la gauche a autrefois aidé les paysans, comme sa propre famille, elle souhaite aujourd'hui que l'un des deux favoris remporte le scrutin.

Sous la présidence d'Evo Morales, la Bolivie a triplé sa production intérieure, réduit la pauvreté de 60% à 37% et inclus la population indigène dans la redistribution du pouvoir et des richesses.

Mais ce bilan s'efface maintenant derrière une crise économique devenue la préoccupation majeure des Boliviens.

MM. Doria Medina et Quiroga promettent ainsi un plan de choc avec des coupes dans les dépenses publiques et une plus grande ouverture aux investissements privés.

"Une nouvelle étape va commencer", a récemment déclaré M. Doria Medina à l'AFP. M. Quiroga a, lui, promis un "changement radical" du modèle économique.

"Avec le peuple, nous mènerons le combat dans les rues" si la droite l'emporte, a déclaré à l'AFP Evo Morales depuis son fief du Chapare, dans le centre du pays, où il est réfugié depuis un mandat d'arrêt dans une affaire de traite de mineure qu'il conteste.

Après 20 ans au pouvoir, "le gouvernement ne peut tout simplement pas rejeter la responsabilité de la crise sur quelqu'un d'autre", estime Pablo Calderón, professeur d'études internationales à la Northeastern University de Londres.

Mais, selon lui, si la droite l'emporte, elle devrait éviter les "virages à 180 degrés" dans l'immédiat, notamment concernant les programmes sociaux qui ont permis à de nombreux Boliviens de sortir de la pauvreté.

Pour Glaeldys Gonzalez, analyste du Crisis Group, l'opinion publique est toutefois prête au "changement": libéraliser l'économie et réduire le rôle de l'Etat sont à présent des pistes largement acceptées, selon elle.

Près de huit millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche, lors d'un vote obligatoire.

L.Hajek--TPP