The Prague Post - Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine

EUR -
AED 4.189911
AFN 75.298255
ALL 93.679245
AMD 417.484678
ANG 2.042484
AOA 1046.765493
ARS 1677.634262
AUD 1.633715
AWG 2.053599
AZN 1.955334
BAM 1.954315
BBD 2.297585
BDT 140.623173
BGN 1.959485
BHD 0.430181
BIF 3403.359312
BMD 1.140888
BND 1.474106
BOB 7.899321
BRL 5.796966
BSD 1.140748
BTN 109.74611
BWP 15.4913
BYN 3.289644
BYR 22361.410677
BZD 2.294297
CAD 1.605384
CDF 2578.407608
CHF 0.925534
CLF 0.026839
CLP 1056.291592
CNY 7.72467
CNH 7.730288
COP 3720.744786
CRC 517.913365
CUC 1.140888
CUP 30.23354
CVE 110.181298
CZK 24.232583
DJF 203.138352
DKK 7.475477
DOP 66.630259
DZD 151.972152
EGP 57.708186
ERN 17.113324
ETB 184.121656
FJD 2.539903
FKP 0.852586
GBP 0.851097
GEL 2.989658
GGP 0.852586
GHS 13.135252
GIP 0.852586
GMD 83.877676
GNF 10004.399944
GTQ 8.702427
GYD 238.661833
HKD 8.943366
HNL 30.549194
HRK 7.531455
HTG 149.098694
HUF 359.590916
IDR 20618.760843
ILS 3.423916
IMP 0.852586
INR 109.938677
IQD 1494.384407
IRR 1568864.023842
ISK 143.387447
JEP 0.852586
JMD 180.812642
JOD 0.808917
JPY 185.256302
KES 147.397806
KGS 99.770241
KHR 4609.579042
KMF 491.722757
KPW 1026.799547
KRW 1702.296109
KWD 0.353276
KYD 0.950582
KZT 537.198968
LAK 25787.861766
LBP 102153.387766
LKR 383.570294
LRD 207.043622
LSL 18.691383
LTL 3.368746
LVL 0.690111
LYD 7.308448
MAD 10.64975
MDL 20.053854
MGA 4850.400318
MKD 61.618705
MMK 2395.179593
MNT 4091.895325
MOP 9.210843
MRU 45.58397
MUR 53.759163
MVR 17.626893
MWK 1978.006034
MXN 19.884662
MYR 4.652771
MZN 72.90778
NAD 18.691546
NGN 1575.21324
NIO 41.97811
NOK 11.095236
NPR 175.594914
NZD 1.961084
OMR 0.438675
PAB 1.140753
PEN 3.882251
PGK 5.022229
PHP 70.377942
PKR 317.039023
PLN 4.32598
PYG 6918.744028
QAR 4.158741
RON 5.241582
RSD 117.400815
RUB 89.212367
RWF 1678.032601
SAR 4.285137
SBD 9.201311
SCR 15.197783
SDG 685.108056
SEK 11.046166
SGD 1.474154
SHP 0.851788
SLE 27.826559
SLL 23923.865584
SOS 651.916186
SRD 42.925358
STD 23614.084362
STN 24.481724
SVC 9.981417
SYP 126.104777
SZL 18.688049
THB 38.388558
TJS 10.517548
TMT 3.993109
TND 3.375536
TOP 2.746985
TRY 53.658296
TTD 7.74322
TWD 36.758739
TZS 3006.244117
UAH 51.055362
UGX 4214.853512
USD 1.140888
UYU 45.90573
UZS 13788.706404
VES 824.969769
VND 29954.592756
VUV 137.250325
WST 3.153373
XAF 655.470548
XAG 0.019631
XAU 0.000282
XCD 3.083307
XCG 2.055847
XDR 0.814026
XOF 655.459067
XPF 119.331742
YER 270.561402
ZAR 18.68891
ZMK 10269.361721
ZMW 20.778579
ZWL 367.365567
  • AEX

    8.0600

    1097.9

    +0.74%

  • BEL20

    -4.4900

    5613.51

    -0.08%

  • PX1

    15.9000

    8382.43

    +0.19%

  • ISEQ

    114.1800

    13870.64

    +0.83%

  • OSEBX

    -1.5700

    1962.59

    -0.08%

  • PSI20

    -41.9800

    9084.95

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    12.2400

    4234.06

    +0.29%

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine
Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine / Photo: ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine

Donald Trump a parlé d'une réunion "très productive", Vladimir Poutine d'un entretien "constructif", mais aucun des deux n'a livré vendredi en Alaska le moindre détail sur un possible règlement pacifique du conflit en Ukraine.

Taille du texte:

Le président américain a assuré qu'il restait "très peu" de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée il y a plus de trois ans par l'invasion russe.

"Nous n'y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n'y a pas d'accord jusqu'à ce qu'il y ait un accord", a-t-il averti.

Avant la rencontre, le milliardaire de 79 ans s'était fixé pour ambition d'organiser très vite un sommet tripartite avec le chef d'Etat russe et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, et de décrocher un cessez-le-feu. Il n'a rien évoqué de cela aux côtés de Vladimir Poutine.

Ce dernier, pendant des déclarations à la presse à la tonalité amicale de la part des deux dirigeants, a dit espérer que "l'entente" trouvée en Alaska apportera "la paix" en Ukraine.

Les deux hommes avaient promis une conférence de presse après quelque trois heures de discussion sur la base militaire d'Elmendorf-Richardson, mais ils se sont seulement serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes qui, debout, les assaillaient de questions.

Donald Trump a affirmé qu'il appellerait dans la foulée les dirigeants de pays de l'Otan, ainsi que Volodymyr Zelensky, disant à propos des Ukrainiens: "En dernier ressort, cela dépend d'eux".

Il a aussi estimé qu'il pourrait revoir "très bientôt" le président russe, ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais, "la prochaine fois à Moscou", sur un ton léger.

"J'imagine que cela pourrait arriver", a rétorqué le président américain, amusé.

Les deux dirigeants ont parlé devant un fond bleu portant l'inscription "Pursuing Peace" ("Oeuvrer pour la paix").

- Trump applaudit brièvement Poutine -

Ce sommet aux enjeux considérables s'était ouvert sur un accueil chaleureux et soigneusement chorégraphié pour Vladimir Poutine, qui signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue en Ukraine.

Donald Trump a même brièvement applaudi pendant que son homologue russe s'avançait vers lui sur le tarmac.

Ont suivi des poignées de mains, des sourires et des amabilités, dans une mise en scène exposant toute la puissance militaire américaine, avec des avions de combat de pointe rangés auprès du tapis rouge et survolant les deux hommes.

Chose rare, Vladimir Poutine est ensuite monté dans la voiture blindée de Donald Trump où ils ont eu un court tête-à-tête.

Il était initialement prévu que leur première réunion de travail reste sur ce modèle, mais le format a été élargi pour inclure côté américain le secrétaire d'Etat Marco Rubio ainsi que Steve Witkoff, émissaire spécial auprès de la Russie, et côté russe, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov accompagné de Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique.

De quoi changer la dynamique psychologique de cette rencontre, dont l'Ukraine et les Européens redoutaient par-dessus tout qu'elle ne permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain.

- "Continuent à tuer" -

Premier concerné mais grand absent de ce rendez-vous, Volodymyr Zelensky avait déclaré "compter" sur Donald Trump pour mettre un terme au conflit.

Les soldats russes "continuent à tuer le jour des négociations", avait-t-il déploré, tandis que l'armée ukrainienne a annoncé vendredi avoir repris six villages dont des unités russes s'étaient emparées ces derniers jours, lors d'une avancée particulièrement rapide.

Le président ukrainien et les dirigeants européens devront donc attendre que l'imprévisible président américain, comme il s'est engagé, les informe de la teneur de son entrevue.

Vladimir Poutine "a aujourd'hui l'occasion d'accepter un cessez-le-feu" en Ukraine, avait souligné le chancelier allemand Friedrich Merz.

- "Donnant-donnant" -

Avant la rencontre en Alaska, les les positions des deux belligérants restaient irréconciliables.

La Russie réclame que l'Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu'elle renonce aux livraisons d'armes occidentales et à toute adhésion à l'Otan.

C'est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.

Donald Trump, qui depuis l'invasion russe de l'Ukraine renvoie dos à dos les deux belligérants, parle depuis un certain temps "donnant-donnant" en matière territoriale.

Si le président russe et le président américain ont une obsession commune, celle de ne jamais apparaître en position de faiblesse, leurs approches des rapports de force internationaux sont bien différentes.

Pour Donald Trump, ancien promoteur immobilier devenu célèbre grâce à une émission de téléréalité, tout est affaire de négociation rapide, de marchandage rondement mené, pour arriver à un "deal" forcément avantageux pour lui.

Là où Vladimir Poutine, ancien du KGB formé à la guerre psychologique, raisonne à long terme, évoquant le destin historique d'une "grande Russie" qu'il voudrait reconstituer.

S.Janousek--TPP