The Prague Post - Bayrou abat la carte du vote de confiance, le gouvernement suspendu à un fil

EUR -
AED 4.24002
AFN 73.301721
ALL 95.884251
AMD 435.13564
ANG 2.066344
AOA 1058.519156
ARS 1599.829366
AUD 1.669794
AWG 2.077791
AZN 1.960845
BAM 1.96137
BBD 2.325304
BDT 141.662307
BGN 1.973104
BHD 0.435843
BIF 3423.737383
BMD 1.154328
BND 1.48701
BOB 7.977621
BRL 5.954605
BSD 1.154479
BTN 107.531062
BWP 15.838912
BYN 3.420885
BYR 22624.832334
BZD 2.321884
CAD 1.606421
CDF 2650.337785
CHF 0.921806
CLF 0.026808
CLP 1058.518751
CNY 7.948242
CNH 7.951278
COP 4227.680787
CRC 537.221002
CUC 1.154328
CUP 30.589697
CVE 110.671225
CZK 24.520706
DJF 205.147026
DKK 7.472083
DOP 70.096562
DZD 153.575662
EGP 62.589949
ERN 17.314923
ETB 180.248602
FJD 2.638797
FKP 0.865929
GBP 0.872216
GEL 3.099348
GGP 0.865929
GHS 12.726447
GIP 0.865929
GMD 85.420074
GNF 10129.229507
GTQ 8.832044
GYD 241.615233
HKD 9.046412
HNL 30.74037
HRK 7.535567
HTG 151.530331
HUF 384.247572
IDR 19591.257876
ILS 3.607812
IMP 0.865929
INR 107.322566
IQD 1512.169916
IRR 1522703.160674
ISK 144.401899
JEP 0.865929
JMD 182.01691
JOD 0.818397
JPY 184.080141
KES 150.179826
KGS 100.944619
KHR 4632.318848
KMF 492.898543
KPW 1038.888948
KRW 1739.607381
KWD 0.35708
KYD 0.962128
KZT 547.081288
LAK 25337.503827
LBP 103370.088069
LKR 364.222805
LRD 212.168985
LSL 19.565502
LTL 3.408431
LVL 0.698241
LYD 7.375808
MAD 10.807403
MDL 20.313601
MGA 4807.777069
MKD 61.665086
MMK 2423.651758
MNT 4123.623403
MOP 9.320529
MRU 46.311549
MUR 54.19592
MVR 17.845661
MWK 2004.493358
MXN 20.602646
MYR 4.651846
MZN 73.819616
NAD 19.565825
NGN 1594.380729
NIO 42.381115
NOK 11.241967
NPR 172.0497
NZD 2.018285
OMR 0.443835
PAB 1.154474
PEN 3.985321
PGK 4.974023
PHP 69.627888
PKR 322.170479
PLN 4.276706
PYG 7468.04679
QAR 4.207505
RON 5.096247
RSD 117.444835
RUB 92.544348
RWF 1685.319143
SAR 4.333483
SBD 9.279381
SCR 17.366225
SDG 693.751535
SEK 10.884966
SGD 1.483191
SHP 0.866045
SLE 28.454555
SLL 24205.697273
SOS 659.700664
SRD 43.115292
STD 23892.262753
STN 24.962347
SVC 10.101688
SYP 127.609735
SZL 19.566032
THB 37.638909
TJS 11.064965
TMT 4.051692
TND 3.373524
TOP 2.779345
TRY 51.492042
TTD 7.832209
TWD 36.884022
TZS 3001.253014
UAH 50.563596
UGX 4331.300474
USD 1.154328
UYU 46.751758
UZS 14030.859317
VES 546.447997
VND 30400.386957
VUV 138.672345
WST 3.198499
XAF 657.822302
XAG 0.015804
XAU 0.000247
XCD 3.11963
XCG 2.0807
XDR 0.812046
XOF 655.082961
XPF 119.331742
YER 275.480182
ZAR 19.549564
ZMK 10390.342902
ZMW 22.310262
ZWL 371.693203
  • AEX

    0.0000

    975.86

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5216.44

    0%

  • PX1

    0.0000

    7962.39

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12148.11

    0%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    0.0000

    9369.63

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    0.0000

    3943.17

    0%

Bayrou abat la carte du vote de confiance, le gouvernement suspendu à un fil
Bayrou abat la carte du vote de confiance, le gouvernement suspendu à un fil / Photo: Dimitar DILKOFF - AFP

Bayrou abat la carte du vote de confiance, le gouvernement suspendu à un fil

Le gouvernement franchira-t-il la date du 8 septembre ? Menacé de censure de toutes parts, François Bayrou sollicitera la confiance de l'Assemblée nationale, abattant une périlleuse carte pour faire adopter son plan d'économies budgétaires, sur fond d'appels à bloquer la France deux jours plus tard.

Taille du texte:

"J'ai demandé au président de la République, qui l'a accepté, de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre" et "j'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale", a annoncé lundi le Premier ministre.

A cette occasion, "si vous avez une majorité, le gouvernement est confirmé. Si vous n'avez pas de majorité, le gouvernement tombe", a explicité M. Bayrou après cette annonce surprise qui a provoqué une nette baisse de la Bourse de Paris.

Le Rassemblement national "votera évidemment contre", a immédiatement réagi son président Jordan Bardella qui a prédit "la fin du gouvernement Bayrou".

Les socialistes, sur lesquels compte Matignon pour trouver d'éventuelles voies de compromis, ne se sont pas encore officiellement exprimés. Mais "selon toute probabilité, à l'unanimité du groupe socialiste, on votera contre, évidemment, cette déclaration de politique générale", a déclaré sur Franceinfo le député Philippe Brun.

Le vote se fera à la majorité absolue des suffrages exprimés.

La France traverse "un moment préoccupant et donc décisif", "un moment d'hésitation et de trouble" qui "impose une clarification", a déclaré le Premier ministre, justifiant ainsi cette prise de risques sur la survie de son gouvernement.

Quel scénario en cas de chute du gouvernement le 8 septembre ? François Bayrou a renvoyé aux récentes déclarations d'Emmanuel Macron, qui semblait écarter une nouvelle dissolution, encore réclamée lundi par Marine Le Pen. Un proche du président a vu dans cette initiative "une manière de mettre chacun devant ses responsabilités".

Une manière aussi, pour François Bayrou, de tenter de reprendre la main alors que les mesures annoncées le 15 juillet, dont l'année blanche fiscale et la suppression de deux jours fériés, ont suscité une opposition massive dans l'opinion.

Mais "ne débattre que des mesures, c'est oublier la nécessité du plan d'ensemble. Or, c'est le plan d'ensemble, sa nécessité et son urgence qui est la vraie question", a expliqué M. Bayrou, qui a évoqué un débat "dévoyé" et "déplacé".

-"Urgence nationale"-

"Y a-t-il ou pas urgence nationale à rééquilibrer nos comptes publics et à échapper, parce que c'est encore possible, à la malédiction du surendettement (...) ? Et cela en choisissant une trajectoire de retour à la maîtrise de la dette en quatre ans d'ici à 2029, en dépensant moins et en produisant plus", a martelé le Premier ministre d'un ton grave et solennel.

"La France, ce n'est pas ceux qui veulent l'abattre par le désordre, c'est ceux qui veulent la construire par le courage et la générosité", a déclaré M. Bayrou.

Tout à sa volonté de recadrer le débat, le Premier ministre n'a pas abordé le fond des mesures qui composeront son budget.

Après l'expérience de Michel Barnier, renversé au bout de trois mois, François Bayrou "ne veut pas subir la rentrée", explique un de ses proches. Il s'exprimera mardi à l'évènement de rentrée de la CFDT, puis jeudi à celui du Medef. Il doit se rendre vendredi à la Foire de Châlons-en-Champagne (Marne).

Circonspects face au mouvement du 10 septembre - "nébuleux" selon Sophie Binet (CGT) - qui évoque la crise des "gilets jaunes", les syndicats de salariés, opposés au budget Bayrou comme au projet gouvernemental de réformer à nouveau l'assurance-chômage, réfléchissent à leurs moyens d'action, avant une intersyndicale prévue le 1er septembre.

-"Prise de conscience"-

Sans attendre, plusieurs unions départementales et fédérations de la CGT et de Solidaires - SUD Rail et Sud Industrie - ont prévu de se mobiliser le 10 septembre.

Le Premier ministre, qui a été reçu par Emmanuel Macron jeudi à Brégançon (Var), plaide pour une approche en deux temps. D'abord, le vote de confiance à l'Assemblée, puis si son gouvernement passe l'obstacle, la discussion sur le détail des mesures.

Il est notamment attendu sur les contours de la "contribution des plus fortunés" évoquée le 15 juillet.

Il est "prêt à bouger" sur le sujet, assure un de ses soutiens, alors que des membres du MoDem rappellent leur opposition à la suppression de l'ISF en 2017.

L.Bartos--TPP