The Prague Post - Cameroun: Paul Biya de nouveau réélu, son principal adversaire dénonce une "mascarade"

EUR -
AED 4.236995
AFN 72.682942
ALL 95.499599
AMD 434.251954
ANG 2.065235
AOA 1057.951222
ARS 1605.382781
AUD 1.64816
AWG 2.07956
AZN 1.962086
BAM 1.946619
BBD 2.31966
BDT 141.323481
BGN 1.972045
BHD 0.435048
BIF 3409.12169
BMD 1.153709
BND 1.472953
BOB 7.958466
BRL 6.13012
BSD 1.151768
BTN 107.673185
BWP 15.704931
BYN 3.49432
BYR 22612.692624
BZD 2.316375
CAD 1.582855
CDF 2624.687914
CHF 0.910144
CLF 0.027116
CLP 1070.699078
CNY 7.944902
CNH 7.968707
COP 4233.434017
CRC 537.962827
CUC 1.153709
CUP 30.573283
CVE 109.747403
CZK 24.475875
DJF 205.092729
DKK 7.470501
DOP 68.367561
DZD 152.575662
EGP 59.996458
ERN 17.305632
ETB 181.514032
FJD 2.554831
FKP 0.864812
GBP 0.866441
GEL 3.132315
GGP 0.864812
GHS 12.554788
GIP 0.864812
GMD 84.797727
GNF 10095.387511
GTQ 8.822391
GYD 240.963553
HKD 9.037878
HNL 30.485224
HRK 7.512147
HTG 151.097385
HUF 392.907233
IDR 19562.517279
ILS 3.587025
IMP 0.864812
INR 108.4608
IQD 1508.784179
IRR 1517848.149879
ISK 143.371629
JEP 0.864812
JMD 180.946608
JOD 0.81798
JPY 183.840071
KES 149.206304
KGS 100.889409
KHR 4602.294375
KMF 492.634265
KPW 1038.372085
KRW 1736.689162
KWD 0.353693
KYD 0.959773
KZT 553.718519
LAK 24732.355738
LBP 103147.330197
LKR 359.285515
LRD 210.765973
LSL 19.429067
LTL 3.406602
LVL 0.697867
LYD 7.373226
MAD 10.762342
MDL 20.057404
MGA 4802.350857
MKD 61.350654
MMK 2421.422446
MNT 4116.640054
MOP 9.296655
MRU 46.103564
MUR 53.658616
MVR 17.835848
MWK 1997.180773
MXN 20.704471
MYR 4.544428
MZN 73.7177
NAD 19.429067
NGN 1564.71816
NIO 42.380124
NOK 11.057422
NPR 172.277494
NZD 1.982693
OMR 0.4436
PAB 1.151768
PEN 3.98192
PGK 4.971553
PHP 69.395518
PKR 321.563224
PLN 4.276224
PYG 7522.521818
QAR 4.211637
RON 5.078046
RSD 116.898675
RUB 95.998092
RWF 1675.796505
SAR 4.33178
SBD 9.289271
SCR 15.803168
SDG 693.379249
SEK 10.79329
SGD 1.477088
SHP 0.86558
SLE 28.35236
SLL 24192.709325
SOS 658.195776
SRD 43.249663
STD 23879.442983
STN 24.384994
SVC 10.077472
SYP 127.728575
SZL 19.435338
THB 37.966256
TJS 11.062327
TMT 4.049518
TND 3.401557
TOP 2.777853
TRY 51.123432
TTD 7.814146
TWD 36.961029
TZS 2994.477262
UAH 50.45524
UGX 4353.467906
USD 1.153709
UYU 46.411113
UZS 14041.775313
VES 524.580585
VND 30356.386139
VUV 137.118236
WST 3.1471
XAF 652.877857
XAG 0.016971
XAU 0.000256
XCD 3.117956
XCG 2.07571
XDR 0.811971
XOF 652.877857
XPF 119.331742
YER 275.276092
ZAR 19.716207
ZMK 10384.764004
ZMW 22.487941
ZWL 371.493765
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Cameroun: Paul Biya de nouveau réélu, son principal adversaire dénonce une "mascarade"

Cameroun: Paul Biya de nouveau réélu, son principal adversaire dénonce une "mascarade"

Le président camerounais Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982, a été réélu sans surprise avec 53,66% des voix, selon les résultats officiels publiés lundi, aussitôt contestés par son principal adversaire Issa Tchiroma Bakary qui a dénoncé une "mascarade".

Taille du texte:

La plupart des analystes s'attendaient à ce que Paul Biya, plus vieux chef d’État en exercice au monde, réélu jusque-là avec plus de 70% des voix depuis plus de deux décennies, remporte un nouveau septennat, dans un système que ses détracteurs l'accusent d'avoir verrouillé au fil de ses 43 ans au pouvoir.

Mais le scrutin a été plus serré que prévu. Selon les chiffres officiels proclamés par le Conseil constitutionnel lundi, l'opposant Issa Tchiroma Bakary est arrivé second avec 35,19% des voix.

Malgré les interdictions, des manifestations réprimées par les forces de l'ordre sont en cours à Douala (sud-ouest) et Garoua (nord), où plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel de M. Tchiroma à défendre sa victoire, ont constaté des journalistes de l'AFP. Elles font craindre à plusieurs experts une escalade de la violence.

Lundi soir, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé des enquêtes après des informations sur des violences.

"Depuis hier (dimanche), nous recevons des informations choquantes faisant état de personnes tuées, blessées ou arrêtées lors de manifestations liées à l'annonce aujourd'hui (lundi) des résultats de l'élection présidentielle. Nous appelons à la retenue, à l'ouverture d'enquêtes et à la fin des violences", a indiqué le Haut-Commissariat sur le réseau social X.

- "Je l'ai battu" -

"Il n'y a pas eu élection, c'était plutôt une mascarade" orchestrée par "une dictature pure et dure (...) Le monde entier, le peuple camerounais dans son ensemble sait que je l'ai battu" en remportant "65 à 70% des voix, a affirmé à l'AFP l'opposant.

"Une dizaine de snipers" sont postés sur les toits, a-t-il affirmé à l'AFP. Un journaliste de l'AFP présent sur place a vu un homme se faire tirer dessus. L'AFP n'a pas pu confirmer sa mort.

"Au moment où le peuple souverain vient de m'accorder une fois de plus sa confiance pour un nouveau mandat, mes premières pensées vont à tous ceux qui ont inutilement perdus leur vies, ainsi qu'à leurs familles, du fait des violences post-électorales", a déclaré le président Paul Biya sur X en réaction à sa victoire.

"Je prends acte de ces résultats et félicite le candidat proclamé élu", a reconnu lundi dans un communiqué le candidat Cabral Libii, arrivé troisième avec 3,41% des voix.

Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de M. Biya, s'est autoproclamé victorieux face au président sortant après le scrutin du 12 octobre et avait appelé les Camerounais à sortir massivement lors de "marches pacifiques".

Dimanche, quatre personnes sont décédées dans la capitale économique, Douala, lors de manifestations de soutien à l'opposant, a annoncé le gouverneur de la région du Littoral.

Les forces de sécurité ont commencé par une salve de gaz lacrymogène, avant de tirer "à balles réelles", selon des manifestants interrogés par l'AFP.

La participation s'est élevée à 46,31%, selon les résultats du Conseil constitutionnel.

Bello Bouba Maïgari est arrivé quatrième de la course avec 2,45%, suivi de Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, la seule femme candidate, avec 1,66%, et de Josuah Osih avec 1,21% des voix.

Les sept autres candidats n'ont pas obtenu plus de 1% des suffrages.

- Manifestations -

Les rassemblements ont été interdits et la circulation restreinte dans la plupart des grandes villes jusqu'à l'annonce des résultats de cette élection à un tour.

Mais des manifestations sont en cours lundi à Douala et Garoua, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes du pays, selon des images virales partagées sur les réseaux sociaux.

A Garoua, fief de M. Tchiroma, "1.000 personnes" campent devant son domicile, selon l'intéressé.

"Aussi longtemps que nous n'aurons pas recouvré notre victoire, nous n'abdiquerons jamais", a fait valoir Issa Tchiroma Bakary à l'AFP, demandant aux forces de sécurité de "se tenir du côté du peuple et de la vérité".

Le candidat avait appelé mercredi dernier les Camerounais à manifester si le Conseil constitutionnel venait à proclamer des "résultats falsifiés et tronqués".

Une courte manifestation a eu lieu lundi dans la capitale, Yaoundé, avant d'être dispersée par les forces de l'ordre. Dans plusieurs quartiers de la ville, de nombreuses boutiques et stations-service ont gardé leurs rideaux baissés par crainte de troubles.

Selon le politologue Stéphane Akoa, la situation au Cameroun, où l’opposition se retrouve sans recours légal, pourrait suivre plusieurs trajectoires. Parmi elles, une "augmentation de la violence et des crispations", ou une impasse prolongée, avec des "manifestations et de la désobéissance civile".

L'opposition pourrait faire le choix "d'accepter malgré elle" les résultats pour se préparer aux élections législatives en 2026, ajoute-t-il.

Paul Biya est le deuxième chef d'État à diriger le Cameroun depuis son indépendance de la France en 1960 et a gouverné en réprimant toute opposition, survivant aux bouleversements économiques et à un conflit séparatiste depuis 2016 dans les deux régions anglophones du pays.

C.Sramek--TPP