The Prague Post - "Personne ne pouvait les arrêter": les paramilitaires accusés de viols systématiques au Soudan

EUR -
AED 4.194361
AFN 73.094059
ALL 93.80832
AMD 420.063732
ANG 2.044819
AOA 1047.874554
ARS 1699.725634
AUD 1.647565
AWG 2.058635
AZN 1.938866
BAM 1.952799
BBD 2.302023
BDT 140.923459
BGN 1.931155
BHD 0.430957
BIF 3399.724876
BMD 1.1421
BND 1.474998
BOB 7.915184
BRL 5.905686
BSD 1.142974
BTN 108.888068
BWP 15.415717
BYN 3.316249
BYR 22385.161332
BZD 2.298728
CAD 1.62502
CDF 2565.156425
CHF 0.919956
CLF 0.026739
CLP 1052.37716
CNY 7.753835
CNH 7.760222
COP 3822.083561
CRC 520.722663
CUC 1.1421
CUP 30.265652
CVE 110.098235
CZK 24.162554
DJF 203.532601
DKK 7.474862
DOP 67.708924
DZD 152.145329
EGP 56.088654
ERN 17.131501
ETB 183.282196
FJD 2.55916
FKP 0.855378
GBP 0.856329
GEL 3.009446
GGP 0.855378
GHS 12.984049
GIP 0.855378
GMD 82.82724
GNF 10024.036075
GTQ 8.722788
GYD 239.083096
HKD 8.957063
HNL 30.592332
HRK 7.536145
HTG 149.49683
HUF 353.210477
IDR 20558.943323
ILS 3.434352
IMP 0.855378
INR 108.953377
IQD 1497.264876
IRR 1571472.588244
ISK 143.996042
JEP 0.855378
JMD 180.948593
JOD 0.809745
JPY 185.306306
KES 147.686675
KGS 99.874025
KHR 4577.187193
KMF 492.245363
KPW 1027.890461
KRW 1751.233471
KWD 0.354599
KYD 0.952578
KZT 540.523105
LAK 25808.585816
LBP 102352.807276
LKR 382.838497
LRD 207.440342
LSL 18.539405
LTL 3.372324
LVL 0.690845
LYD 7.325936
MAD 10.688744
MDL 20.104987
MGA 4845.68149
MKD 61.639861
MMK 2398.12993
MNT 4091.42228
MOP 9.233217
MRU 45.615904
MUR 53.75908
MVR 17.657117
MWK 1982.006544
MXN 19.960426
MYR 4.660457
MZN 72.991275
NAD 18.539324
NGN 1564.859826
NIO 42.057217
NOK 11.244375
NPR 174.224916
NZD 2.009942
OMR 0.439144
PAB 1.142994
PEN 3.889124
PGK 5.021504
PHP 70.270033
PKR 317.768369
PLN 4.289505
PYG 6949.504053
QAR 4.178171
RON 5.230364
RSD 117.371385
RUB 88.967237
RWF 1673.382552
SAR 4.292654
SBD 9.20366
SCR 16.633676
SDG 685.824136
SEK 11.042451
SGD 1.477266
SHP 0.852693
SLE 27.810602
SLL 23949.27156
SOS 653.256275
SRD 42.904157
STD 23639.165516
STN 24.463481
SVC 10.00107
SYP 126.238716
SZL 18.536005
THB 38.065954
TJS 10.594774
TMT 4.008771
TND 3.37329
TOP 2.749903
TRY 53.475415
TTD 7.746334
TWD 36.592545
TZS 3000.865602
UAH 50.904119
UGX 4171.77236
USD 1.1421
UYU 45.969163
UZS 13692.02101
VES 729.691469
VND 30037.802837
VUV 135.903032
WST 3.167257
XAF 655.01074
XAG 0.018393
XAU 0.000275
XCD 3.086582
XCG 2.059925
XDR 0.81457
XOF 654.967792
XPF 119.331742
YER 270.734961
ZAR 18.533829
ZMK 10280.270904
ZMW 21.001281
ZWL 367.755756
  • AEX

    -0.9700

    1082.25

    -0.09%

  • BEL20

    -40.7000

    5773.15

    -0.7%

  • PX1

    5.1000

    8513.28

    +0.06%

  • ISEQ

    26.4800

    13962

    +0.19%

  • OSEBX

    -8.5500

    1935.42

    -0.44%

  • PSI20

    -103.5400

    9224.57

    -1.11%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    -14.4800

    4243.18

    -0.34%

"Personne ne pouvait les arrêter": les paramilitaires accusés de viols systématiques au Soudan
"Personne ne pouvait les arrêter": les paramilitaires accusés de viols systématiques au Soudan / Photo: - - AFP

"Personne ne pouvait les arrêter": les paramilitaires accusés de viols systématiques au Soudan

Amira se réveille tous les jours en tremblant, hantée par les images de viols collectifs dont elle a été témoin alors qu'elle fuyait la ville d'El-Facher, dans l'ouest du Soudan, pour se réfugier à Tawila, où elle vit dans un abri de fortune.

Taille du texte:

Après un siège de 18 mois marqué par la famine et les bombardements, El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région du Darfour, est tombée le 26 octobre aux mains des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre le pouvoir militaire.

Depuis, de multiples témoignages font état de massacres, d'attaques, de razzias, d'enlèvements et de violences sexuelles perpétrés par les paramilitaires à El-Facher et ses environs, dans une région coupée du monde.

"Nous nous réveillons en tremblant de peur, les images du massacre nous hantent", confie Amira, mère de quatre enfants, depuis Tawila, une ville refuge située à environ 70 kilomètres d'El-Facher, où s'entassent les réfugiés sous des bouts de tissus transformés en tentes ou en auvent.

"C'étaient des viols collectifs. Des viols collectifs en public, devant tout le monde, et personne ne pouvait les arrêter", a-t-elle raconté lors d'un webinaire organisé lundi par l'ONG Avaaz.

Médecins Sans Frontières (MSF) a rapporté que plus de 300 survivantes de violences sexuelles avaient sollicité son équipe de Tawila, après l'assaut des FSR sur le camp voisin de Zamzam, qui a provoqué la fuite de 380.000 réfugiés au printemps.

- Viols nocturnes -

"Des violences sexuelles généralisées commises par les FSR ont été commises dans le but d'humilier, d'asseoir leur contrôle et de déplacer des populations, partout dans le pays", alertait Amnesty International en avril.

Depuis le début du conflit, Amnesty International documente les violences sexuelles commises par les combattants des deux camps, en particulier à Khartoum et au Darfour.

Pointant "plus de deux décennies d'impunité", l'organisation a appelé plusieurs fois la communauté internationale à ouvrir une enquête pour "crimes de guerre et crimes contre l'humanité". Sans résultat.

A Korma, un village situé à environ 40 kilomètres d'El-Facher, Amira a été retenue pendant deux jours parce qu'elle ne pouvait pas payer le droit de passage exigé par les combattants des FSR.

Selon elle, ceux qui ne pouvaient pas payer se voyaient refuser de la nourriture, de l'eau et la possibilité de partir. Les agressions se déroulaient pendant la nuit.

"Ils venaient vous violer pendant que vous dormiez", dit-elle. "J'ai vu de mes propres yeux des personnes qui n'avaient pas les moyens de payer et les combattants ont pris leurs filles à la place. Ils ont dit: +puisque vous ne pouvez pas payer, nous prendrons les filles+. Et les filles jeunes, ils les emmenaient immédiatement".

Selon la ministre d'Etat soudanaise chargée des Affaires sociales, Sulimah Ishaq, "le premier jour des violences, 300 femmes ont été tuées, certaines après avoir été agressées sexuellement. Le deuxième jour, 200 autres ont été tuées".

- "Déchirer les serviettes hygiéniques" -

La Coordination générale pour les personnes déplacées et les réfugiés au Darfour, une organisation humanitaire indépendante, a recensé 150 cas de violences sexuelles entre le 26 octobre et le 1er novembre.

La semaine dernière, l'ONU s'est indignée du drame vécu par 25 femmes, victimes d'un viol collectif des FSR dans un refuge proche de l'université d'El-Facher.

"Des témoins ont confirmé que des membres des FSR ont sélectionné des femmes et des filles et les ont violées sous la menace d'une arme", a déclaré à Genève Seif Magango, porte-parole du bureau des droits de l'homme des Nations unies.

Mohamed, un autre survivant présent au webinaire organisé par Avaaz, a raconté comment des femmes et des filles de tous âges ont été fouillées et humiliées à Garni, une localité située entre El-Facher et Tawila.

"S'ils ne trouvaient rien sur vous, ils vous battaient. Ils ont fouillé les filles, allant jusqu'à déchirer leurs serviettes hygiéniques", a-t-il dit.

A Garni, "les chefs des FSR venaient saluer les gens, mais dès qu'ils partaient, les combattants restés sur place se mettaient à torturer les gens en les triant par catégories, +mariée à un soldat+, +affilié à l'armée+", explique Amira.

Elle dit avoir vu des hommes se faire massacrer à coups de couteau par des combattants des FSR. "Mon fils de 12 ans a vu cela de ses propres yeux, il est maintenant dans un mauvais état psychologique".

Les noms des témoins ont été changés pour des raisons de sécurité.

O.Ruzicka--TPP