The Prague Post - Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

EUR -
AED 4.339995
AFN 73.862713
ALL 96.284029
AMD 444.226316
ANG 2.115022
AOA 1083.66809
ARS 1650.910645
AUD 1.671082
AWG 2.121248
AZN 2.009941
BAM 1.955476
BBD 2.376306
BDT 144.176086
BGN 1.947112
BHD 0.444826
BIF 3500.51937
BMD 1.181754
BND 1.493552
BOB 8.152648
BRL 6.063694
BSD 1.179804
BTN 107.353193
BWP 15.528424
BYN 3.415433
BYR 23162.378061
BZD 2.372906
CAD 1.612882
CDF 2611.67595
CHF 0.911319
CLF 0.026148
CLP 1032.45105
CNY 8.104646
CNH 8.11836
COP 4442.063196
CRC 556.707659
CUC 1.181754
CUP 31.316481
CVE 110.246713
CZK 24.248644
DJF 210.095152
DKK 7.473765
DOP 71.218187
DZD 152.087773
EGP 56.32436
ERN 17.72631
ETB 183.001246
FJD 2.591055
FKP 0.876359
GBP 0.878464
GEL 3.166941
GGP 0.876359
GHS 12.576914
GIP 0.876359
GMD 85.662612
GNF 10347.283698
GTQ 9.049499
GYD 246.839057
HKD 9.245039
HNL 31.221821
HRK 7.534744
HTG 154.654348
HUF 377.09356
IDR 19856.362207
ILS 3.705703
IMP 0.876359
INR 107.633976
IQD 1545.543641
IRR 1553196.985591
ISK 143.547694
JEP 0.876359
JMD 183.949488
JOD 0.837842
JPY 184.406837
KES 152.134765
KGS 103.344866
KHR 4730.2154
KMF 492.791279
KPW 1063.578644
KRW 1701.726111
KWD 0.362255
KYD 0.983237
KZT 587.642528
LAK 25252.811322
LBP 105653.675248
LKR 364.859481
LRD 216.49409
LSL 18.774386
LTL 3.489413
LVL 0.714831
LYD 7.451764
MAD 10.804508
MDL 20.192651
MGA 5004.169959
MKD 61.629777
MMK 2481.80944
MNT 4214.643987
MOP 9.508423
MRU 47.089189
MUR 54.797966
MVR 18.258469
MWK 2045.960637
MXN 20.423563
MYR 4.598557
MZN 75.520008
NAD 18.774386
NGN 1610.068491
NIO 43.422797
NOK 11.275682
NPR 171.765509
NZD 1.979323
OMR 0.450055
PAB 1.179804
PEN 3.958543
PGK 5.149146
PHP 68.235064
PKR 329.762302
PLN 4.238608
PYG 7599.739433
QAR 4.288689
RON 5.099254
RSD 117.360533
RUB 91.539376
RWF 1723.714088
SAR 4.428996
SBD 9.507426
SCR 16.375593
SDG 710.830085
SEK 10.70272
SGD 1.494441
SHP 0.886622
SLE 29.011851
SLL 24780.789373
SOS 673.088355
SRD 44.5781
STD 24459.921491
STN 24.495937
SVC 10.323288
SYP 130.61334
SZL 18.770886
THB 36.823858
TJS 11.226038
TMT 4.136139
TND 3.419733
TOP 2.84538
TRY 51.902295
TTD 8.008672
TWD 37.095543
TZS 3002.701942
UAH 50.868362
UGX 4253.294507
USD 1.181754
UYU 45.322482
UZS 14334.622319
VES 492.597834
VND 30778.78248
VUV 140.678623
WST 3.209536
XAF 655.848215
XAG 0.012594
XAU 0.000224
XCD 3.193749
XCG 2.126347
XDR 0.815665
XOF 655.848215
XPF 119.331742
YER 281.907545
ZAR 18.952382
ZMK 10637.213644
ZMW 22.293302
ZWL 380.5243
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux
Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux / Photo: Zain JAAFAR - AFP

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

Plusieurs mois après avoir été forcé de quitter un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée, le Palestinien Hakam Irhil ignore s'il pourra un jour y retourner, une opération militaire lancée en janvier par l'armée israélienne étant toujours en cours.

Taille du texte:

Hakam Irhil, 41 ans, affirme que sa maison a été démolie pendant l'opération "Iron Wall" ("mur de fer"), menée par Israël et étendue à plusieurs camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie pour, d'après les autorités israéliennes, lutter contre des groupes armés palestiniens.

Avant cette intervention, "notre vie était meilleure", confie ce père de quatre enfants à l'AFP, qui habitait dans le principal camp de Tulkarem, ville du nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Au fil des décennies passées dans le camp, les tentes ont progressivement laissé place à des bâtiments plus solides, grandissant étage après étage au rythme des nouvelles générations.

"Même si notre maison était dans un camp de réfugiés, chaque enfant avait sa chambre", ajoute M. Irhil, qui vit désormais dans une école voisine et dit craindre que ce refuge ne devienne permanent.

- "Crime de guerre" -

En début d'année, les autorités israéliennes "ont chassé 32.000 Palestiniens de leurs foyers situés dans des camps de réfugiés en Cisjordanie", d'après un rapport publié jeudi par Human Rights Watch (HRW).

En dix mois, l'armée a détruit plus de 850 habitations et autres structures dans trois camps, selon le rapport de HRW, ouvrant de larges artères au milieu du dédale de ruelles pour permettre le passage des véhicules militaires.

"Le déplacement forcé" de ces populations constitue "des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", estime l'ONG, accusant Israël d'"actes de nettoyage ethnique".

D'après l'armée israélienne, "des terroristes opèrent depuis des quartiers de civils" dans les camps de Tulkarem et de Jénine, aussi dans le nord.

Elle a affirmé auprès de l'AFP que son intervention avait entraîné "une diminution significative des activités terroristes dans la région", sans préciser quand l'opération prendrait fin.

Pendant ce temps, Hakam Irhil, dit vivre dans "une salle de classe, avec cinq autres personnes" où "il n'y a aucune intimité".

Dans les couloirs, lui et 19 autres familles ont progressivement aménagé l'espace: des jardinières ont été installées, un évier a été placé dans une salle pour la vaisselle, et des cordes à linge tendues entre les colonnes de l'auvent.

- Droit au retour -

Oum Mohamed al-Jammal, a, elle, dû quitter en février Nour Chams, un autre camp de Tulkarem.

"Nous sommes innocents, alors pourquoi nous ont-ils expulsés du camp? C'est une punition collective", déplore-t-elle, aux côtés d'autres Palestiniens déplacés venus manifester lundi pour réclamer leur droit au retour.

Quelque 150 personnes ont franchi la barrière récemment installée sur la route menant au camp, avant de s'arrêter et de scander des slogans à l'entrée. L'air était chargé de l'odeur du cavadre d'un chien en décomposition que personne n'avait osé enlever par crainte de l'armée.

Des coups de feu ont retenti à l'intérieur du camp, où sont stationnés des soldats israéliens, et un journaliste d'Al Jazeera a été atteint à la jambe, entraînant la fuite de la foule.

L'armée a indiqué que les manifestants avaient pénétré dans une "zone militaire fermée" et que ses soldats avaient tiré sur "un perturbateur" après qu'il a "refusé" de cesser d'avancer.

Des centaines de milliers de Palestiniens ont fui leurs foyers lors de la création d'Israël en 1948 après la première guerre israélo-arabe, un exode qu'ils appellent la Nakba ("la catastrophe"). Des camps de réfugiés ont été créés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans des territoires limitrophes.

Ce traumatisme demeure vif, et les habitants des camps craignent maintenant qu'il ne se répète.

Les Israéliens "disent +en janvier vous pourrez revenir+", lâche M. Irhil, répétant des rumeurs circulant parmi les réfugiés.

"Alors nous nous préparons pour janvier", poursuit-il, redoutant toutefois qu'une autre décision ne reporte encore leur retour "à février, mars, avril..."

X.Vanek--TPP