The Prague Post - Au Chili, la peur du crime porte l'extrême droite aux portes de la présidence

EUR -
AED 4.182905
AFN 72.330898
ALL 94.136439
AMD 419.200791
ANG 2.03923
AOA 1044.442873
ARS 1696.46754
AUD 1.651567
AWG 2.050161
AZN 1.940001
BAM 1.955007
BBD 2.294729
BDT 140.370626
BGN 1.925876
BHD 0.429423
BIF 3399.850037
BMD 1.138978
BND 1.476975
BOB 7.901658
BRL 5.93069
BSD 1.139318
BTN 108.585071
BWP 16.26512
BYN 3.319296
BYR 22323.973444
BZD 2.291431
CAD 1.618061
CDF 2591.175352
CHF 0.920602
CLF 0.026785
CLP 1054.192959
CNY 7.738731
CNH 7.732102
COP 3859.985855
CRC 518.580652
CUC 1.138978
CUP 30.182923
CVE 110.62322
CZK 24.220602
DJF 202.419688
DKK 7.474607
DOP 67.712358
DZD 151.856428
EGP 55.91291
ERN 17.084674
ETB 181.268407
FJD 2.581665
FKP 0.857795
GBP 0.856517
GEL 3.006576
GGP 0.857795
GHS 12.944422
GIP 0.857795
GMD 83.725139
GNF 9988.839672
GTQ 8.689325
GYD 238.329192
HKD 8.934304
HNL 29.897907
HRK 7.534795
HTG 148.96699
HUF 355.305417
IDR 20491.357461
ILS 3.406462
IMP 0.857795
INR 108.454993
IQD 1492.63098
IRR 1567234.053464
ISK 143.807302
JEP 0.857795
JMD 179.177358
JOD 0.807522
JPY 184.759923
KES 147.224703
KGS 99.603541
KHR 4570.149611
KMF 493.177817
KPW 1025.080812
KRW 1767.75688
KWD 0.352264
KYD 0.949498
KZT 546.069025
LAK 25627.010108
LBP 102201.297378
LKR 382.73811
LRD 207.151665
LSL 18.678901
LTL 3.363107
LVL 0.688957
LYD 7.306503
MAD 10.714941
MDL 20.149477
MGA 4883.3739
MKD 61.672249
MMK 2391.007923
MNT 4082.314071
MOP 9.205106
MRU 45.707546
MUR 53.839999
MVR 17.596987
MWK 1977.266386
MXN 19.973487
MYR 4.652154
MZN 72.778243
NAD 18.68498
NGN 1565.092909
NIO 41.692263
NOK 11.288367
NPR 173.736513
NZD 2.005974
OMR 0.437937
PAB 1.139318
PEN 3.893029
PGK 4.986448
PHP 70.139419
PKR 316.92082
PLN 4.29011
PYG 6925.070845
QAR 4.15215
RON 5.226089
RSD 117.373984
RUB 88.266601
RWF 1669.742095
SAR 4.275953
SBD 9.167755
SCR 16.207018
SDG 683.960244
SEK 11.065436
SGD 1.474527
SHP 0.850362
SLE 27.762572
SLL 23883.808313
SOS 650.923654
SRD 42.716813
STD 23574.549917
STN 24.943623
SVC 9.968783
SYP 125.893654
SZL 18.683182
THB 37.938791
TJS 10.538942
TMT 3.986424
TND 3.347172
TOP 2.742387
TRY 53.183843
TTD 7.734728
TWD 36.323267
TZS 2992.668716
UAH 51.075872
UGX 4175.233967
USD 1.138978
UYU 45.800627
UZS 13590.85473
VES 720.486528
VND 29948.863251
VUV 136.674112
WST 3.154565
XAF 655.679662
XAG 0.01896
XAU 0.00028
XCD 3.078146
XCG 2.053331
XDR 0.81439
XOF 654.335976
XPF 119.331742
YER 271.806445
ZAR 18.661874
ZMK 10252.173989
ZMW 20.742226
ZWL 366.750528
  • AEX

    -3.0000

    1070.18

    -0.28%

  • BEL20

    32.5100

    5735.2

    +0.57%

  • PX1

    61.7000

    8398.86

    +0.74%

  • ISEQ

    59.3500

    13861.19

    +0.43%

  • OSEBX

    16.3600

    1918.17

    +0.86%

  • PSI20

    81.8100

    9172.18

    +0.9%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    32.3900

    4184.62

    +0.78%

Au Chili, la peur du crime porte l'extrême droite aux portes de la présidence
Au Chili, la peur du crime porte l'extrême droite aux portes de la présidence / Photo: Rodrigo ARANGUA - AFP

Au Chili, la peur du crime porte l'extrême droite aux portes de la présidence

Au Chili, la peur suscitée par la criminalité a porté José Antonio Kast jusqu'aux portes du palais présidentiel: favori du second tour, il pourrait devenir dimanche le premier dirigeant d'extrême droite à accéder au pouvoir depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet en 1990.

Taille du texte:

Depuis le début des années 2000, la violence liée au crime organisé a augmenté d'environ 40% au Chili, selon les statistiques officielles. Le taux d'homicides a progressé d'environ 50%, d'après les données de l'ONU.

Et les sondages montrent qu'aux yeux d'une majorité de Chiliens la criminalité est maintenant le premier problème du pays.

Ainsi, dans le centre de Santiago, peu après 18H00 jeudi, des dizaines de policiers masqués et armés surgissent d'un convoi de 15 véhicules banalisés. Ils vont défoncer les portes de neuf maisons soupçonnées d'abriter des trafiquants.

L'"Opération Colombie" est le fruit d'une enquête de six mois sur un réseau étranger de trafic de drogue menée par la police d'investigation, équivalent chilien du FBI américain.

Chargée de faire respecter la loi dans ce qui fut autrefois le pays le plus sûr d'Amérique latine, elle se retrouve désormais en première ligne d'une bataille féroce contre le crime organisé.

Erick Menay, chef de l'unité de lutte contre le crime organisé et presque 35 ans de service, raconte à l'AFP comment son métier s'est transformé face à l'arrivée de gangs sophistiqués et ultra-violents en provenance du Pérou, d'Equateur, de Colombie et surtout du Venezuela, dont est issue l'organisation criminelle Tren de Aragua.

Les guerres de territoire "ont apporté beaucoup de violence, beaucoup de coups de feu, de victimes et d'insécurité", dit-il.

- Nuances -

"Le pays part en lambeaux", affirme avec emphase José Antonio Kast, candidat à la présidentielle pour la troisième fois. Après une campagne centrée sur l'insécurité et l'immigration clandestine, il devance largement la candidate de gauche Jeannette Jara dans les sondages en vue du scrutin de dimanche.

Abrité derrière des vitres pare-balles, le candidat ultraconservateur, père de neuf enfants, promet dans ses discours d'expulser des centaines de milliers de migrants en situation irrégulière, principalement issus du Venezuela en crise, de boucler la frontière avec la Bolivie et de déclarer l'état d'urgence.

Pourtant, les chiffres et les témoignages venus du terrain viennent nuancer ce constat alarmiste: si la criminalité a augmenté et est devenue plus violente, elle est partie d'un niveau très bas.

Selon une récente enquête gouvernementale, 88% des Chiliens estiment que la criminalité a augmenté l'an dernier. Les statistiques policières indiquent pourtant que le taux de crimes violents s'est stabilisé et, dans certains cas, est même en baisse.

La part de la population ayant été victime de délits violents - cambriolages, vols avec violence ou encore extorsion - atteint un peu moins de 6%.

Selon Hassel Barrientos Hermosilla, chef de l'unité anti-enlèvements et extorsion de la police d'investigation, il est rare que des Chiliens soient la cible de ces crimes très médiatisés. En dépit de la perception des habitants.

- "Eloigné de la réalité" -

La peur a grandi bien plus vite que la criminalité, selon l'ex-général Christian Bolivar, qui dirige la sécurité municipale de Las Condes, banlieue aisée de Santiago. "Il est évident que la perception, ce que les gens ressentent en matière de sécurité, est très éloignée de la réalité", confie-t-il à l'AFP.

Quand les gens ont peur, les rues se vident et deviennent moins sûres, un cercle vicieux. "Cette perception, c'est le plus difficile à aborder", dit-il, malgré les 450 personnes sous ses ordres et un centre de commandement moderne où affluent les images des caméras de sécurité.

"Nous pouvons mettre en place des mécanismes de contrôle, de supervision et de lutte contre la criminalité, mais il est bien plus difficile d'atteindre les esprits, d'essayer d'influencer les gens pour qu'ils comprennent que la situation en matière de sécurité n'est pas aussi critique qu'elle est dépeinte ou perçue", souligne-t-il.

Des éléments suggèrent que les médias, dont beaucoup diffusent en direct des opérations anti-drogue mineures, attisent la peur.

D'après un récent sondage UDP-Feedback, les Chiliens qui regardent la télévision sont 25% plus susceptibles d'affirmer que la criminalité violente est un problème par rapport à ceux qui lisent le journal.

W.Cejka--TPP