The Prague Post - Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

EUR -
AED 4.193161
AFN 73.073718
ALL 94.138849
AMD 419.575587
ANG 2.044236
AOA 1047.582358
ARS 1691.189375
AUD 1.660896
AWG 2.055194
AZN 1.941446
BAM 1.954754
BBD 2.295772
BDT 140.484861
BGN 1.930604
BHD 0.429774
BIF 3391.115941
BMD 1.141774
BND 1.474424
BOB 7.893778
BRL 5.92444
BSD 1.13989
BTN 107.706393
BWP 15.490715
BYN 3.305732
BYR 22378.776576
BZD 2.292474
CAD 1.623232
CDF 2597.536421
CHF 0.922428
CLF 0.026755
CLP 1053.012399
CNY 7.757158
CNH 7.765464
COP 3933.412515
CRC 517.027993
CUC 1.141774
CUP 30.257019
CVE 110.206056
CZK 24.247233
DJF 202.981434
DKK 7.474454
DOP 67.784339
DZD 151.962952
EGP 56.174356
ERN 17.126615
ETB 181.485248
FJD 2.566994
FKP 0.865302
GBP 0.861623
GEL 3.014363
GGP 0.865302
GHS 12.892105
GIP 0.865302
GMD 83.913975
GNF 9992.74284
GTQ 8.696349
GYD 238.432473
HKD 8.952139
HNL 30.50857
HRK 7.532053
HTG 148.981621
HUF 353.999702
IDR 20464.021049
ILS 3.411108
IMP 0.865302
INR 108.229757
IQD 1496.29524
IRR 1571081.457826
ISK 144.000278
JEP 0.865302
JMD 179.484002
JOD 0.80956
JPY 184.911459
KES 147.83728
KGS 99.848573
KHR 4578.515147
KMF 493.246501
KPW 1027.597283
KRW 1766.102258
KWD 0.353459
KYD 0.949892
KZT 553.443987
LAK 25565.32623
LBP 102073.805207
LKR 383.275003
LRD 207.449045
LSL 18.748189
LTL 3.371363
LVL 0.690648
LYD 7.323083
MAD 10.715585
MDL 20.147224
MGA 4850.405731
MKD 61.625518
MMK 2397.32604
MNT 4087.469212
MOP 9.208075
MRU 45.842385
MUR 53.936843
MVR 17.651743
MWK 1983.261748
MXN 19.956582
MYR 4.63572
MZN 72.902063
NAD 18.747865
NGN 1575.819726
NIO 41.947931
NOK 11.346799
NPR 172.329828
NZD 2.022031
OMR 0.439001
PAB 1.13989
PEN 3.89683
PGK 5.004367
PHP 69.791523
PKR 316.96457
PLN 4.288561
PYG 6941.28741
QAR 4.162336
RON 5.241909
RSD 117.367569
RUB 87.917037
RWF 1673.305023
SAR 4.287701
SBD 9.208456
SCR 15.322575
SDG 685.631614
SEK 11.095449
SGD 1.476434
SHP 0.85245
SLE 28.316491
SLL 23942.440684
SOS 652.525787
SRD 42.810257
STD 23632.423089
STN 24.487117
SVC 9.973666
SYP 126.20271
SZL 18.842173
THB 38.00339
TJS 10.566448
TMT 4.007628
TND 3.363953
TOP 2.749119
TRY 53.263204
TTD 7.748855
TWD 36.400795
TZS 2997.161032
UAH 51.156838
UGX 4177.765497
USD 1.141774
UYU 45.86587
UZS 13737.652333
VES 710.461668
VND 30017.246744
VUV 136.075843
WST 3.175141
XAF 655.606345
XAG 0.01962
XAU 0.000285
XCD 3.085702
XCG 2.054301
XDR 0.815364
XOF 655.606345
XPF 119.331742
YER 272.425469
ZAR 18.776992
ZMK 10277.333557
ZMW 20.636962
ZWL 367.650864
  • AEX

    4.5600

    1065.34

    +0.43%

  • BEL20

    -20.6600

    5719.28

    -0.36%

  • PX1

    -17.6100

    8367.33

    -0.21%

  • ISEQ

    -131.0200

    13807.63

    -0.94%

  • OSEBX

    5.8900

    1906.43

    +0.31%

  • PSI20

    23.7500

    9159.49

    +0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    -21.5800

    4127.8

    -0.52%

Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro
Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro / Photo: HANDOUT - US President Donald Trump's TRUTH Social account/AFP

Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu, après l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.

Taille du texte:

"Nous allons diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse", a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l'heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d'une présence militaire américaine n'était visible.

Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer "une seconde attaque plus importante". "Nous n'avons pas peur d'envoyer des troupes sur le terrain si besoin (...) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière", a-t-il ajouté.

Donald Trump avait annoncé à l'aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain.

Présent au côté de Donald Trump, le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l'opération militaire baptisée "Absolute Resolve" (Détermination absolue).

L'opération "discrète, précise et menée pendant les heures d'obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d'entraînement", a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé.

Les Etats-Unis ont affirmé qu'aucun Américain n'a été tué lors de l'opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.

"Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l'aide de notre incroyable armée américaine", a ajouté le haut gradé américain.

Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une "forteresse".

"Ils ont été inculpés à New York", a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour "narcoterrorisme". "Ils sont à bord d'un navire, mais ils se dirigent vers New York", a-t-il précisé.

- "Pas le respect" -

Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d'Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l'éviction de Nicolas Maduro.

Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d'une accession au pouvoir de la cheffe de l'opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.

"Je pense qu'il lui serait très difficile d'être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C'est une femme très gentille, mais elle n'inspire pas le respect", a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n'avaient pas eu de contact avec l'opposante.

"L'heure de la liberté est arrivée", avait réagi cette dernière après l'annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait "assumer immédiatement" la présidence.

Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l'AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.

Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.

Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.

"Comment se fait-il qu'un gouvernement étranger vienne s'ingérer dans le pays et en expulse le président? (...) C'est la force du puissant, c'est la force du caïd de quartier", a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.

- "Monde libre" -

Après avoir jugé "profondément inquiétante et condamnable" l'intervention américaine, Moscou a "exhorté" les Etats-Unis à "libérer le président légalement élu d'un pays souverain ainsi que son épouse", selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Pékin, un autre allié de Caracas, s'est dit "profondément choqué" et a "condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président", tandis que l'Iran a condamné "fermement l'attaque militaire américaine".

En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil.

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu'à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l'AFP.

Des témoins ont rapporté à l'AFP avoir entendu des explosions à l'aéroport et au port de Caracas, ainsi qu'à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l'est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. "Ils ont failli nous tuer", a expliqué un résident à l'AFP.

"L'objectif de cette attaque n'est autre que de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais", a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.

Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.

L'offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient "comptés", après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est inquiété "que le droit international n'ait pas été respecté", déplorant un "dangereux précédent".

L'Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'"en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés".

Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé "légitime" l'"intervention défensive" des Etats-Unis, tandis que l'Espagne a proposé de jouer les médiateurs.

Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l'inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait "agi en tant que leader du monde libre".

B.Hornik--TPP