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La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi "un paquet de mesures agricoles" visant à répondre à la colère des agriculteurs, s'adressant en premier lieu aux éleveurs, avec un doublement du fonds d'indemnisation de la dermatose bovine.
La ministre a annoncé un doublement à "22 millions d'euros" du fonds d'indemnisation destiné aux éleveurs touchés par les conséquences économiques de la dermatose nodulaire bovine (DNC), maladie animale dont la gestion par l'Etat a déclenché un mouvement de contestation agricole.
Mme Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d'abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée, en cas "d'immunité collective" après vaccination mais en conditionnant tout changement à un "avis scientifique".
Elle s'est félicitée de l'avancée de la vaccination dans le Sud-Ouest, débutée mi-décembre et qui a atteint plus de 85% et où plus aucun cas n'a été détecté depuis six jours.
Répondant par ailleurs à une demande forte des éleveurs face aux attaques de troupeaux et renouvelée ces derniers jours par la FNSEA, premier syndicat agricole, elle a annoncé que le nombre de tirs autorisés pour abattre des loups allait "augmenter de 10%".
Le quota d'abattage annuel autorisé est fixé à 19% de la population lupine, estimée à 1.082 animaux en 2025. Cette année-là, "il y a eu plus de 4.000 attaques", a affirmé la ministre.
Elle a également répondu à une demande récurrente de l'alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs, en annonçant la signature "avant la fin du mois" des décrets d'application de la loi dite Duplomb concernant la facilitation de construction de bâtiments d'élevages.
"De même, les textes qui permettent de trouver des solutions plus vite pour lutter contre les nuisibles, les virus, les bactéries qui ravagent les productions seront pris avant le Salon" de l'agriculture, a-t-elle ajouté.
La ministre a rappelé l'engagement du gouvernement auprès des viticulteurs et des céréaliers, notamment concernant les avancées obtenues à Bruxelles sur les engrais et pour le maintien du budget de la future Politique agricole commune.
A ses côtés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a mis en garde les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le RN et LFI, faisant valoir que "s'il n'y a pas de gouvernement, il n'y aura pas de solution pour les agriculteurs".
La ministre de l'Action et des Comptes publics, qui participait à une conférence de presse au ministère de l'Agriculture sur les aides aux agriculteurs, a estimé que ces motions apporteraient "un moment de clarification".
Evoquant notamment les élus des territoires viticoles, elle a observé que, s'ils font tomber le gouvernement, "ils enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions", en empêchant l'introduction dans le budget de l'enveloppe de 130 millions d'euros prévue de longue date pour financer un plan d'arrachage.
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N.Simek--TPP