The Prague Post - Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

EUR -
AED 4.235181
AFN 72.652685
ALL 96.063881
AMD 433.704627
ANG 2.064353
AOA 1057.499887
ARS 1610.206312
AUD 1.624146
AWG 2.07579
AZN 1.96188
BAM 1.95537
BBD 2.316929
BDT 141.168957
BGN 1.971203
BHD 0.435402
BIF 3416.033994
BMD 1.153216
BND 1.47017
BOB 7.950252
BRL 5.990977
BSD 1.150367
BTN 106.247636
BWP 15.633122
BYN 3.450956
BYR 22603.041528
BZD 2.313921
CAD 1.579734
CDF 2612.035303
CHF 0.905875
CLF 0.026502
CLP 1046.440069
CNY 7.942028
CNH 7.93722
COP 4267.604159
CRC 539.286086
CUC 1.153216
CUP 30.560235
CVE 110.240758
CZK 24.440233
DJF 204.842982
DKK 7.472479
DOP 70.225166
DZD 152.359466
EGP 60.255785
ERN 17.298246
ETB 179.61526
FJD 2.546936
FKP 0.867021
GBP 0.863736
GEL 3.124951
GGP 0.867021
GHS 12.535243
GIP 0.867021
GMD 84.758236
GNF 10082.739062
GTQ 8.813062
GYD 240.707068
HKD 9.039458
HNL 30.451568
HRK 7.533156
HTG 150.916159
HUF 388.682936
IDR 19557.397004
ILS 3.574336
IMP 0.867021
INR 106.538457
IQD 1507.162036
IRR 1515326.355866
ISK 143.598865
JEP 0.867021
JMD 180.991769
JOD 0.817659
JPY 183.28126
KES 149.236476
KGS 100.848857
KHR 4616.964699
KMF 492.423264
KPW 1037.945396
KRW 1714.158155
KWD 0.353669
KYD 0.958785
KZT 554.36569
LAK 24689.463672
LBP 103028.590428
LKR 358.27966
LRD 210.543701
LSL 19.247284
LTL 3.405149
LVL 0.697569
LYD 7.364231
MAD 10.788828
MDL 20.070499
MGA 4789.199319
MKD 61.626525
MMK 2421.931154
MNT 4122.169257
MOP 9.286618
MRU 45.767333
MUR 53.762617
MVR 17.817532
MWK 1994.978598
MXN 20.357556
MYR 4.510246
MZN 73.701863
NAD 19.247284
NGN 1565.180636
NIO 42.340506
NOK 11.050817
NPR 169.998091
NZD 1.970189
OMR 0.443409
PAB 1.150547
PEN 3.932435
PGK 4.963908
PHP 68.738037
PKR 321.172143
PLN 4.261538
PYG 7457.196184
QAR 4.194778
RON 5.092836
RSD 117.427402
RUB 94.997468
RWF 1682.644573
SAR 4.329805
SBD 9.277836
SCR 15.960176
SDG 693.082886
SEK 10.703118
SGD 1.472432
SHP 0.865211
SLE 28.371698
SLL 24182.383878
SOS 656.361356
SRD 43.389742
STD 23869.251239
STN 24.494614
SVC 10.066743
SYP 127.863901
SZL 19.247763
THB 37.237966
TJS 11.027675
TMT 4.04779
TND 3.391554
TOP 2.776668
TRY 50.982781
TTD 7.80625
TWD 36.746662
TZS 3008.429877
UAH 50.542597
UGX 4343.044952
USD 1.153216
UYU 46.769715
UZS 13961.869212
VES 516.419716
VND 30326.131789
VUV 137.909859
WST 3.176199
XAF 655.818471
XAG 0.014671
XAU 0.000231
XCD 3.116625
XCG 2.073535
XDR 0.815493
XOF 655.710461
XPF 119.331742
YER 275.099806
ZAR 19.241988
ZMK 10380.331955
ZMW 22.441357
ZWL 371.335212
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

Le président américain Donald Trump a menacé lundi les partenaires commerciaux de l'Iran de sanctions douanières, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.

Taille du texte:

Donald Trump, qui a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.

"Cette décision est définitive" et "prend effet immédiatement", a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de l'Iran.

Lundi, les autorités iraniennes ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays.

A l'appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d'Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d'Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l'un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Leur mobilisation est un "avertissement" aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans "Mort à l'Amérique", la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie "d'émeutes". Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.

L'Iran mène une guerre contre des "terroristes", a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d'infliger à Donald Trump une leçon "inoubliable" en cas d'attaque américaine.

D'autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d'après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.

- Prêts pour "la guerre" -

Dans le même temps, dénonce l'ONG Iran Human Rights (IHR), la répression du mouvement débuté le 28 décembre contre le marasme économique et défiant désormais ouvertement le pouvoir, s'intensifie.

Mais la réalité pourrait être bien plus noire, craint IRH, évoquant des rapports pour l'heure non confirmés allant jusqu'à 6.000 morts. Les autorités ont imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier, compliquant la collecte d'informations.

Sur une vidéo authentifiée dimanche par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.

A Paris, le président français Emmanuel Macron a condamné "la violence d'Etat qui "frappe aveuglément" les manifestants, et Londres a fustigé "l'horrible" répression, appelant à "cesser immédiatement les violences". L'Union européenne a dit envisager "de nouvelles sanctions, plus sévères" contre l'Iran.

En écho à Téhéran, Moscou a de son côté dénoncé les "tentatives d'ingérence extérieures".

Les autorités iraniennes ont convoqué lundi des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, pour protester contre le soutien affiché aux manifestants.

Le personnel diplomatique non essentiel de l'ambassade de France a par ailleurs quitté le pays, selon deux sources informées du dossier.

Après les menaces répétées de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays "ne cherchait pas la guerre", mais y était "tout à fait préparé", tout en laissant la porte ouverte à des négociations.

- "Ligne rouge franchie" -

Selon la Maison Blanche, des frappes aériennes pour mettre fin à la répression du mouvement sont toujours sur la table.

Les Etats-Unis avaient mené en juin des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, aux côtés de son allié Israël.

La vague de contestation survient dans un pays affaibli par cette guerre de 12 jours et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l'ONU.

Le fils de l'ancien chah d'Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple".

Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir iranien qui "tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu'il est prêt à négocier".

Donald Trump "sait ce qui est en jeu", ajoute l'ancien prince héritier, estimant que "la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime".

Ce mouvement est d'une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l'Iran après la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.

R.Krejci--TPP