The Prague Post - Dans les camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, la grande pauvreté de l'éducation

EUR -
AED 4.285674
AFN 75.843327
ALL 93.102738
AMD 425.843269
ANG 2.088356
AOA 1069.974879
ARS 1747.149442
AUD 1.638989
AWG 2.101736
AZN 2.053067
BAM 1.966418
BBD 2.350341
BDT 142.600014
BGN 1.979355
BHD 0.439852
BIF 3484.126373
BMD 1.166821
BND 1.489543
BOB 13.48352
BRL 6.032926
BSD 1.166976
BTN 111.683679
BWP 15.761107
BYN 3.549466
BYR 22869.684164
BZD 2.346923
CAD 1.611934
CDF 2652.183701
CHF 0.932009
CLF 0.027337
CLP 1075.785501
CNY 7.852411
CNH 7.853146
COP 3562.291687
CRC 522.208644
CUC 1.166821
CUP 30.920746
CVE 110.70211
CZK 24.164242
DJF 207.367235
DKK 7.475557
DOP 68.784163
DZD 155.058421
EGP 59.10203
ERN 17.502309
ETB 187.71229
FJD 2.567942
FKP 0.861575
GBP 0.858016
GEL 3.039563
GGP 0.861575
GHS 12.957542
GIP 0.861575
GMD 85.762566
GNF 10238.851168
GTQ 8.904894
GYD 244.143098
HKD 9.148095
HNL 31.289286
HRK 7.537429
HTG 152.634197
HUF 363.652516
IDR 20770.398845
ILS 3.473683
IMP 0.861575
INR 111.519289
IQD 1528.755001
IRR 1603911.62506
ISK 142.177156
JEP 0.861575
JMD 184.395703
JOD 0.827261
JPY 184.832558
KES 151.10655
KGS 102.038404
KHR 4719.789652
KMF 492.398697
KPW 1050.138901
KRW 1620.054569
KWD 0.359555
KYD 0.972451
KZT 539.029111
LAK 26283.801065
LBP 104488.786748
LKR 386.20544
LRD 211.369917
LSL 18.959673
LTL 3.445318
LVL 0.705798
LYD 7.427009
MAD 10.820188
MDL 20.12467
MGA 5029.048201
MKD 61.546923
MMK 2449.44347
MNT 4197.229831
MOP 9.42467
MRU 46.688107
MUR 54.817063
MVR 18.0391
MWK 2023.483089
MXN 19.784891
MYR 4.735887
MZN 74.565657
NAD 18.959673
NGN 1576.467892
NIO 42.940953
NOK 10.890392
NPR 178.697937
NZD 1.96696
OMR 0.448657
PAB 1.166976
PEN 3.929635
PGK 5.168844
PHP 72.051757
PKR 323.861695
PLN 4.317312
PYG 7019.906226
QAR 4.254473
RON 5.245439
RSD 117.299284
RUB 97.971133
RWF 1719.484908
SAR 4.382811
SBD 9.364682
SCR 16.343838
SDG 701.852472
SEK 11.017634
SGD 1.483858
SHP 0.864458
SLE 28.76241
SLL 24467.644102
SOS 666.892526
SRD 44.038159
STD 24150.831045
STN 24.632483
SVC 10.211006
SYP 15171.0016
SZL 18.965165
THB 38.352811
TJS 10.764998
TMT 4.083872
TND 3.410617
TOP 2.809424
TRY 55.931539
TTD 7.915573
TWD 37.183658
TZS 3089.421228
UAH 52.175769
UGX 4352.408969
USD 1.166821
UYU 46.772563
UZS 13770.357443
VES 900.291779
VND 30547.947258
VUV 137.936266
WST 3.168965
XAF 659.51828
XAG 0.017727
XAU 0.00026
XCD 3.153391
XCG 2.103129
XDR 0.825003
XOF 659.509755
XPF 119.331742
YER 276.651538
ZAR 18.805065
ZMK 10502.79656
ZMW 21.850521
ZWL 375.715764
  • AEX

    -4.8700

    1102.43

    -0.44%

  • BEL20

    -10.9400

    5747.89

    -0.19%

  • PX1

    -7.6600

    8501.91

    -0.09%

  • ISEQ

    -109.8700

    13976.27

    -0.78%

  • OSEBX

    -0.8300

    2080.67

    -0.04%

  • PSI20

    -66.0700

    9238.9

    -0.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    63.9400

    4835.92

    +1.34%

  • N150

    0.0000

    4299.81

    0%

Dans les camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, la grande pauvreté de l'éducation
Dans les camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, la grande pauvreté de l'éducation / Photo: Munir UZ ZAMAN - AFP

Dans les camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, la grande pauvreté de l'éducation

Livres sous le bras, ils se glissent un à un dans une petite école des camps de réfugiés de Cox's Bazar, dans le sud du Bangladesh. Pour ces jeunes garçons issus de la minorité rohingya, l'heure de la classe a sonné.

Taille du texte:

"Ils rêvent tous de devenir pilote, médecin ou ingénieur", assure leur maître, Mohammad Amin. "Mais difficile à dire s'ils y parviendront un jour. Ici, le chemin qui mène aux études supérieures est très tortueux..."

Selon les estimations, la moitié du million de Rohingyas, la communauté musulmane de Birmanie, qui a trouvé refuge au Bangladesh pour fuir la répression de la junte militaire au pouvoir dans leur pays sont des enfants.

Dans l'urgence qui a suivi l'arrivée des premières vagues en 2017, les ONG et le fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) ont ouvert des écoles pour assurer leur éducation.

Pour éviter de sédentariser ces réfugiés, le gouvernement de Dacca s'est opposé à l'accueil des jeunes Rohingyas dans ses écoles. Et leur a même interdit d'apprendre le bangladais.

Sept ans plus tard, l'Unicef et ses partenaires gèrent dans les vastes camps de réfugiés de la ville de Cox's Bazar plus de 6.500 centres éducatifs accueillant 300.000 élèves.

Mais ces infrastructures sont loin de suffire. Surtout depuis la décision l'an dernier de l'administration Trump de réduire drastiquement l'aide américaine, forçant de nombreux établissements à fermer.

"Le système actuel offre trois heures d'instruction de base par jour à chaque enfant, sur la base des programmes en vigueur en Birmanie", décrit Faria Selim, de l'Unicef. "Mais ces heures quotidiennes ne suffisent pas".

- Manque de profs -

Membre du Conseil uni des Rohingyas, une instance représentative des réfugiés, Khin Maung confirme que l'enseignement financé par l'aide internationale ne permettrait pas aux élèves de réintégrer le système scolaire birman s'ils rentraient au pays.

"Les programmes birmans n'y sont suivis que depuis 2022 et nous souffrons d'un manque de profs", rappelle-t-il.

"J'enseigne seule la langue birmane, les maths, la science et la vie pratique à 65 élèves répartis en deux classes", confirme Hashim Ullah, 30 ans, enseignant dans une école primaire gérée par une ONG.

Ces difficultés n'échappent pas aux nombreux parents pour qui l'éducation constitue l'unique issue offerte à leurs enfants pour échapper aux périls qui les menacent: malnutrition, mariages précoces, travail forcé, enlèvements ou enrôlement de force dans les milices birmanes.

Alors des familles ont commencé à se tourner vers des écoles dites communautaires.

"Mes enfants sont inscrits dans une école tenue par une ONG", décrit Jamil Ahmad, père de 7 rejetons. "Et au lever et au coucher du soleil, j'envoie les plus âgés dans une école communautaire, où ils ont des profs de chez nous".

Ces établissements ont recruté des enseignants birmans, réfugiés eux aussi. Seule contrainte : de modestes frais de scolarité dont Jamil Ahmad s'acquitte en vendant des rations alimentaires.

- Niveau trop faible-

Hamima Begum, 15 ans, a suivi le même chemin. Elle fréquente à la fois les bancs d'une école dirigée par une ONG et ceux d'une école communautaire.

"Comme beaucoup d'autres filles, je veux aller à l'université", proclame l'adolescente, "étudier les droits humains, la justice, la paix, pour un jour aider les miens dans mon pays. Dans ce lycée communautaire, j'apprends plus".

Mais le nombre de ces écoles reste très insuffisant pour satisfaire toutes les demandes. Surtout celles des plus âgés.

Selon une évaluation réalisée en 2024 par un consortium d'ONG et d'agences onusiennes, le taux de scolarisation des enfants des camps chute de 70% chez les 5-14 ans à moins de 20% chez les 15-18 ans, surtout chez les filles.

Et pour ceux-là, le niveau d'apprentissage est trop faible pour leur ouvrir les portes d'une université.

"Nous avons organisé cette année une évaluation à mi-année, 75% des lycéens ont échoué", constate le représentant des réfugiés, Khin Maung.

Le parcours de Jaitun Ara fait donc figure d'exception.

Arrivée à Cox's Bazar à l'âge de 12 ans, la jeune femme, qui en a aujourd'hui 19, a décroché une place à l'Asian University for Women (AUW) de Chittagong (sud du Bangladesh) grâce à un programme de soutien.

Mais elle doute que beaucoup d'autres filles puissent l'imiter, faute de moyens. "Les familles peuvent à peine se payer à manger", regrette-t-elle, "comment voulez-vous qu'elles financent l'éducation de leurs enfants ?"

L.Bartos--TPP