Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les forces russes qui menacent d'élargir leur offensive en Ukraine ont bombardé jeudi Kharkiv (nord-est), faisant au moins deux morts, alors que Moscou rouvrait le robinet du gaz vers l'Europe en redémarrant le gazoduc Nord Stream.
Taille du texte:
Deux personnes ont été tuées et 19 autres blessées, dont quatre grièvement, dans le bombardement de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, pilonnée par l'armée russe depuis des semaines, a annoncé le gouverneur régional Oleg Synegoubov sur Telegram. Trois personnes y avaient déjà été tuées la veille, dont un adolescent près d'un d'arrêt de bus.
Alors que les bombardements se poursuivent dans le nord-est, l'est et le sud, Human Rights Watch a accusé jeudi aussi bien l'armée russe que les forces ukrainiennes de mettre "inutilement" en danger des civils en installant des troupes au coeur de zones habitées, comme un sous-sol d'école ou un dispensaire.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait affirmé mercredi que les objectifs de la Russie ne se limitaient plus uniquement à l'est de l'Ukraine, mais concernaient également d'"autres territoires" et pourraient encore s'étendre.
Partie à l'assaut de l'Ukraine le 24 février, la Russie était parvenue rapidement aux portes de Kiev, sans parvenir à prendre la capitale. A partir de fin mars, elle a dit vouloir se concentrer sur le bassin du Donbass, une région minière de l'est en partie contrôlée par des séparatistes prorusses depuis 2014.
- "Les Russes veulent du sang" -
La Première dame ukrainienne Olena Zelenska, en visite aux Etats-Unis, a pour sa part prononcé un vibrant plaidoyer devant le Congrès américain : "Je vous demande davantage d'armes (...) pour protéger les maisons de chacun et le droit de se réveiller vivant dans ces maisons", a-t-elle lancé.
L'armée russe a avancé ces dernières semaines dans le Donbass, faisant notamment sauter le double verrou de Severodonetsk et de Lyssytchansk, deux villes de la région de Lougansk, ce qui lui a dégagé la voie pour tenter d'avancer vers les villes de Kramatorsk et de Sloviansk, plus à l'ouest dans la région de Donetsk.
De rudes combats continuent de se dérouler dans cette région, Kiev pouvant compter sur les récentes livraisons de pièces d'artillerie occidentales de plus longue portée qu'au début du conflit.
- Soulagement européen -
Sur le plan énergétique, l'Europe était soulagée jeudi par la décision de Moscou de rouvrir les vannes du gazoduc Nord Stream, qui approvisionne principalement l'Allemagne, après une interruption pour des travaux de maintenance selon Moscou.
Ce pipeline, emblématique de la dépendance allemande aux matières premières russes, est au cœur de l'affrontement géopolitique entre l'Europe et la Russie.
"Il fonctionne", a déclaré jeudi matin à l'AFP un porte-parole de la société Nord Stream à propos du gazoduc .
De première données publiées par l'opérateur allemand du réseau, Gascade, montrent que le débit est identique à celui d'avant la maintenance, autour de 40% des capacités.
La Russie garde cependant la main sur cette "arme" dont dépend la sécurité énergétique de l'UE cet hiver.
La Commission européenne prépare d'ailleurs les esprits à des pénuries de gaz qui risquent de freiner l'activité économique et d'entraîner des difficultés pour se chauffer pendant l'hiver.
Mais le plan européen ne fait pas l'unanimité. Le gouvernement espagnol s'est dit opposé à la réduction de la consommation de gaz d'au moins 15% souhaitée par Bruxelles pour l'ensemble des États membres de l'Union européenne, jugeant que cette mesure ni "juste" ni "efficace".
Ce plan doit être discuté le 26 juillet à l'occasion d'un Conseil européen.
- Revers diplomatique pour Kiev -
L'Ukraine, dont l'économie s'est effondrée depuis le début de l'invasion russe, a pour sa part annoncé jeudi la dévaluation de 25% de sa monnaie nationale, la hryvnia, face au dollar.
"Une telle mesure renforcera la compétitivité des producteurs ukrainiens" et "soutiendra la stabilité de l'économie dans les conditions de guerre", a déclaré dans un communiqué la banque centrale.
La Turquie a elle annoncé qu'un accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, bloquées dans les ports du pays, serait "possible dans les prochains jours" si les Occidentaux répondent aux demandes de la Russie d'allègement des sanctions.
Sur le plan diplomatique, le chef de l'Etat ukrainien a subi un revers avec le refus du bloc économique sud-américain du Mercosur, composé de l'Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, de l'autoriser à faire un discours à l'occasion de son sommet des chefs d'Etat qui se déroulera jeudi.
Toutes les décisions du bloc économique se prennent à l'unanimité. Le nom du ou des Etats qui s'étaient opposés à l'intervention du président ukrainien n'a pas été révélé.
Au lendemain du déclenchement de la guerre, le Brésil et l'Argentine s'étaient abstenus de soutenir une déclaration de l'Organisation des Etats américains (OEA) condamnant l'invasion russe de l'Ukraine.