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Sept personnes dont quatre enfants ont péri dans des bombardements russes dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie), dernier grand bastion jihadiste et rebelle du pays, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
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L'OSDH a confirmé la mort de "sept personnes parmi lesquelles quatre enfants d'une même famille, deux hommes et une personne non identifiée (...) à la suite de frappes aériennes russes" dans le secteur de Jisr al-Choughour.
Les victimes étaient en majorité des déplacés syriens originaires de la province voisine de Hama, selon la même source.
"Mes enfants sont partis... les personnes les plus chères à mon coeur sont parties", se lamente Ayham Mozan, 31 ans, qui a perdu ses trois fillettes et son fils.
Sa famille dormait lorsque la première frappe a touché sa maison, a-t-il dit à l'AFP, allongé sur un lit de l'hôpital de Darkouch, à la frontière turque.
Après la première frappe, M. Mozan a sauvé sa femme sous les décombres, mais n'a pas pu trouver ses enfants.
"J'ai cru que c'était un cauchemar, on est sortis en rampant" avant la deuxième frappe, ajoute le père endeuillé.
La maison ciblée a été complètement détruite, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Des jouets, des meubles et des vêtements éparpillés étaient visibles parmi les décombres.
La Russie, alliée avec la Syrie depuis des décennies, est le principal soutien du régime de Bachar al-Assad et intervient militairement depuis 2015 dans le pays.
Environ la moitié de la province d'Idleb, ainsi que des pans des provinces d'Alep, de Hama et de Lattaquié sont contrôlées par des factions opposées au régime de Damas, comme Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.
Cette zone abrite également des groupes rebelles, soutenus à des degrés divers par la Turquie, et d'autres formations jihadistes, comme Houras al-Din.
Toutes ces factions ont déjà été la cible de raids aériens du régime syrien, de son allié russe, mais aussi de la coalition internationale antijihadistes et des Etats-Unis eux-mêmes.
Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a tué environ un demi-million de personnes, dévasté les infrastructures et provoqué le plus vaste déplacement de population depuis la Seconde Guerre mondiale.