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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mardi soir qu'Israël allait désormais se concentrer sur deux missions, "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", au lendemain du retour de la dernière dépouille d'otage du 7-Octobre.
Ce rapatriement, qui marque la fin du long combat des familles d'otages enlevés à Gaza, était exigé par Israël avant toute avancée dans le cadre du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien.
M. Netanyahu a aussi exclu toute reconstruction dans le territoire palestinien dévasté tant que ces deux missions n’auront pas été accomplies.
"Nous nous concentrons désormais sur l'achèvement des deux tâches restantes: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Comme je l'ai indiqué au président" américain Donald Trump, "cela se fera de manière facile, ou de manière difficile. Mais dans tous les cas, nous y parviendrons", a -t-il ajouté.
Le mouvement islamiste palestinien a réaffirmé lundi son "engagement" envers l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur sous pression américaine le 10 octobre.
Mais le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
Après l'instauration de la fragile trêve, la deuxième phase du plan Trump prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale.
"J’entends encore, à l’heure actuelle, des affirmations selon lesquelles la reconstruction de Gaza sera autorisée avant la démilitarisation — cela n’arrivera pas", a dit M. Netanyahu.
- "Du Jourdain à la mer" -
Il a aussi réaffirmé qu'il ne ne permettrait pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza.
"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il affirmé, se prévalant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".
La guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a relancé les appels internationaux en faveur d'une solution à deux Etats, au conflit israélo-palestinien.
"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il insisté.
Israël, a-t-il souligné, "maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée, soit le territoire israélien et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.
Le chef du gouvernement israélien a aussi adressé un message de fermeté à l'Iran, contre lequel Washington laisse planer la menace d'une action militaire après la répression dans le sang d'une vaste mouvement de contestation.
"Si l'Iran commet la grave erreur d'attaquer Israël, nous répondrons avec une force que l'Iran n'a encore jamais vue", a-t-il menacé.
Les deux pays se sont livrés en 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.
Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié israélien en frappant trois sites nucléaires dans la nuit du 21 au 22 juin.
Sur le front intérieur israélien, M. Netanyahu, menacé d'élections anticipées s'il ne parvient pas à faire adopter le budget de l'Etat d'ici au 31 mars, a jugé que tenir des élections maintenant serait "une erreur".
B.Svoboda--TPP