The Prague Post - Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions

EUR -
AED 4.172533
AFN 72.147498
ALL 94.446414
AMD 416.184199
ANG 2.034179
AOA 1042.422579
ARS 1680.653568
AUD 1.647772
AWG 2.046503
AZN 1.94392
BAM 1.955726
BBD 2.283813
BDT 139.474705
BGN 1.921105
BHD 0.427682
BIF 3384.726811
BMD 1.136157
BND 1.473025
BOB 7.835703
BRL 5.898359
BSD 1.133957
BTN 107.303926
BWP 15.513343
BYN 3.195765
BYR 22268.674564
BZD 2.280513
CAD 1.618018
CDF 2577.93958
CHF 0.92244
CLF 0.026512
CLP 1043.424184
CNY 7.715077
CNH 7.737728
COP 3912.924245
CRC 516.17586
CUC 1.136157
CUP 30.108157
CVE 110.260814
CZK 24.23576
DJF 201.922334
DKK 7.475582
DOP 66.466892
DZD 151.638316
EGP 56.387922
ERN 17.042353
ETB 182.81205
FJD 2.549762
FKP 0.863423
GBP 0.862287
GEL 2.999539
GGP 0.863423
GHS 12.700518
GIP 0.863423
GMD 82.315257
GNF 9935.491624
GTQ 8.649672
GYD 237.190995
HKD 8.907186
HNL 30.341581
HRK 7.53283
HTG 148.262414
HUF 355.156486
IDR 20372.428755
ILS 3.386037
IMP 0.863423
INR 107.388181
IQD 1485.443605
IRR 1562272.497635
ISK 144.201475
JEP 0.863423
JMD 178.592434
JOD 0.805539
JPY 183.862032
KES 147.133961
KGS 99.356303
KHR 4555.766892
KMF 493.092633
KPW 1022.541577
KRW 1752.283149
KWD 0.351572
KYD 0.944964
KZT 551.82905
LAK 24890.055042
LBP 101555.797479
LKR 382.555476
LRD 206.542159
LSL 18.852084
LTL 3.354776
LVL 0.68725
LYD 7.292723
MAD 10.661295
MDL 20.082149
MGA 4736.79932
MKD 61.61368
MMK 2385.400948
MNT 4071.785272
MOP 9.158352
MRU 45.340079
MUR 54.75128
MVR 17.553658
MWK 1966.216699
MXN 20.011357
MYR 4.672335
MZN 72.612193
NAD 18.852084
NGN 1557.212948
NIO 41.727865
NOK 11.203075
NPR 171.684971
NZD 2.012912
OMR 0.43686
PAB 1.133957
PEN 3.845754
PGK 4.974745
PHP 69.666849
PKR 315.373439
PLN 4.286618
PYG 6916.737404
QAR 4.122343
RON 5.235068
RSD 117.349115
RUB 85.096665
RWF 1665.72943
SAR 4.25752
SBD 9.148281
SCR 16.823661
SDG 681.693902
SEK 11.076051
SGD 1.473794
SHP 0.848256
SLE 28.173786
SLL 23824.645554
SOS 648.072544
SRD 42.560928
STD 23516.153224
STN 24.498746
SVC 9.921623
SYP 125.581802
SZL 18.849201
THB 37.950477
TJS 10.5286
TMT 3.976549
TND 3.370872
TOP 2.735594
TRY 52.848676
TTD 7.688708
TWD 36.145468
TZS 2977.510374
UAH 50.898944
UGX 4183.841159
USD 1.136157
UYU 45.268281
UZS 13635.482325
VES 705.272766
VND 29915.578347
VUV 136.135153
WST 3.155989
XAF 655.929211
XAG 0.019883
XAU 0.000285
XCD 3.070521
XCG 2.043622
XDR 0.815765
XOF 655.932097
XPF 119.331742
YER 271.115476
ZAR 18.81311
ZMK 10226.774941
ZMW 20.439224
ZWL 365.842047
  • AEX

    -0.3200

    1065.35

    -0.03%

  • BEL20

    -41.1300

    5671.66

    -0.72%

  • PX1

    45.0400

    8385.49

    +0.54%

  • ISEQ

    137.9800

    13936.44

    +1%

  • OSEBX

    -18.2800

    1926.78

    -0.94%

  • PSI20

    -80.4000

    9055.89

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -15.5400

    4183.4

    -0.37%

Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions
Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions / Photo: STEPHANIE PILICK - DPA/AFP/Archives

Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions

Près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, Greenpeace dénonce dans un nouveau rapport la poursuite du commerce nucléaire entre la France et la Russie, un secteur jusque-là resté épargné par les sanctions européennes et devenu source d'embarras au sein des 27.

Taille du texte:

Ni la France ni l'UE n'ont "mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom", le géant nucléaire public russe, déplore l'ONG, dans cette nouvelle analyse parue mercredi.

"Le gouvernement français et l'Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l'impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d'une centrale nucléaire étrangère par la force (Zaporijjia, en Ukraine)", a déclaré Pauline Boyer, chargée de campagne pour Greenpeace France.

L'Union européenne voudrait devenir totalement indépendante de l'énergie russe, pour priver Moscou d'une manne qui finance la guerre en Ukraine. Les Européens ont déjà adopté une interdiction du gaz russe à l'automne 2027. Mais le calendrier demeure incertain pour le pétrole russe, encore utilisé en Hongrie et en Slovaquie, et pour l'atome civil. Le sujet est l'objet de tractations délicates avec certains pays, en particulier la France, qui ne veut pas affaiblir sa filière nucléaire.

La France n'importe certes pas d'uranium naturel de Russie, mais les registres des Douanes analysés par Greenpeace montrent qu'elle importe encore des quantités importantes d'uranium enrichi en Russie et d'uranium naturel provenant du Kazakhstan et d'Ouzbékistan et transitant par ce pays.

"Certains États membres dépendent toujours du combustible russe, et nous devons nous assurer que nous disposons de sources alternatives. Dès que ce sera le cas, bien sûr en étroite concertation avec les États membres concernés, je présenterai la proposition", a déclaré mercredi le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen.

Après son extraction des mines, l'uranium naturel doit être converti puis enrichi pour être transformé en combustible pour les centrales nucléaires.

La France dispose d'une usine d'enrichissement, au Tricastin (Drôme), gérée par Orano, le géant français du cycle du combustible, qui est en train d'agrandir ses capacités. Mais elle fait aussi appel à d'autres pays, dont les Pays-Bas et la Russie, poids-lourd mondial de l'enrichissement.

- "Diversification" -

Depuis 2022, la part de l'uranium enrichi russe dans le total des importations françaises pour ces matières a chuté. Elle représentait alors 67% et cette part a régressé régulièrement mais atteignait encore 18% entre janvier et septembre 2025, "sous forme d'uranium naturel enrichi ou d'uranium de retraitement (uranium recyclé, NDLR) ré-enrichi (URE)", selon l'étude de Greenpeace.

Outre cet uranium enrichi, à fin septembre 2025, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, deux ex-républiques soviétiques, ont fourni la moitié (49,9%) de l'uranium naturel importé en France.

Or selon Greenpeace, "une grande partie" de ces importations "transite toujours par le territoire russe entre les mains de Rosatom avant d'être livrée aux ports de Dunkerque ou de Rotterdam et acheminée notamment vers les usines Orano", spécialiste du cycle de l'uranium.

Contacté par l'AFP, le groupe français précise que sa quote-part de production "provenant du Kazakhstan est destinée pour l’essentiel à des clients chinois" et dit ne pas être l'unique fournisseur de la France.

EDF assure "maximise(r) la diversification de ses sources géographiques et de ses fournisseurs", en matières nucléaires: "nous ne sommes dépendants d'aucun site, d'aucune société et d'aucun pays", selon une porte-parole à l'AFP.

Mais EDF reste lié à un contrat conclu en 2018, avec la filiale de Rosatom, Tenex, pour le recyclage de l'uranium issu du retraitement (URT) des combustibles usés du groupe français. Cet uranium recyclé est actuellement utilisé dans une seule centrale française, à Cruas, après avoir été converti puis ré-enrichi.

Selon EDF, "depuis 2024, l'enrichissement est réalisé en partie en Europe aux Pays-Bas et en Russie", et la conversion en Russie, qui dispose de la seule usine au monde capable d'effectuer cette opération.

Alors quelle alternative? EDF évoque des "discussions avec plusieurs fournisseurs" pour développer une usine de conversion d'URT "en Europe de l'Ouest. Selon le ministère de l'Economie, le gouvernement discute "activement" avec "ses partenaires et la Commission européenne" sur l'accroissement de capacités de conversion et enrichissement en Europe et dans l'OCDE.

S.Janousek--TPP