The Prague Post - Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

EUR -
AED 4.260091
AFN 76.559873
ALL 92.876059
AMD 422.828996
ANG 2.076146
AOA 1063.718568
ARS 1734.175498
AUD 1.638104
AWG 2.087998
AZN 1.967892
BAM 1.960115
BBD 2.336684
BDT 141.54159
BGN 1.967782
BHD 0.437461
BIF 3466.518596
BMD 1.159999
BND 1.482301
BOB 13.428562
BRL 6.050203
BSD 1.160174
BTN 110.950769
BWP 15.660746
BYN 3.528753
BYR 22735.973106
BZD 2.333327
CAD 1.609439
CDF 2633.197051
CHF 0.940353
CLF 0.027217
CLP 1071.189085
CNY 7.822216
CNH 7.817979
COP 3601.64494
CRC 521.145005
CUC 1.159999
CUP 30.739964
CVE 110.506364
CZK 24.174604
DJF 206.598369
DKK 7.475861
DOP 68.149731
DZD 154.190504
EGP 58.781423
ERN 17.399979
ETB 187.676142
FJD 2.561915
FKP 0.856537
GBP 0.855905
GEL 3.021794
GGP 0.856537
GHS 12.820278
GIP 0.856537
GMD 85.84003
GNF 10191.391461
GTQ 8.849443
GYD 242.725383
HKD 9.097318
HNL 31.106344
HRK 7.535814
HTG 151.758006
HUF 364.93325
IDR 20699.943514
ILS 3.46318
IMP 0.856537
INR 111.067954
IQD 1519.865494
IRR 1594505.114028
ISK 142.203745
JEP 0.856537
JMD 183.319883
JOD 0.822399
JPY 184.653805
KES 150.31259
KGS 101.442062
KHR 4693.453579
KMF 494.159761
KPW 1043.999106
KRW 1618.117079
KWD 0.358045
KYD 0.966824
KZT 535.837286
LAK 26146.785091
LBP 103892.461668
LKR 385.091062
LRD 210.572648
LSL 18.821358
LTL 3.425175
LVL 0.701672
LYD 7.392401
MAD 10.779677
MDL 20.01297
MGA 4997.086773
MKD 61.66074
MMK 2435.122429
MNT 4172.690093
MOP 9.372955
MRU 46.529229
MUR 54.496842
MVR 17.93377
MWK 2011.798157
MXN 19.764171
MYR 4.711685
MZN 74.129742
NAD 18.821277
NGN 1566.903145
NIO 42.686426
NOK 10.901743
NPR 177.521031
NZD 1.973175
OMR 0.446011
PAB 1.160154
PEN 3.907436
PGK 5.213454
PHP 71.731963
PKR 321.980762
PLN 4.327526
PYG 6999.529487
QAR 4.240817
RON 5.244936
RSD 117.394244
RUB 98.861318
RWF 1709.522302
SAR 4.346035
SBD 9.30993
SCR 15.939157
SDG 697.741843
SEK 11.036912
SGD 1.480872
SHP 0.859404
SLE 28.594027
SLL 24324.59033
SOS 663.082579
SRD 44.041673
STD 24009.629569
STN 24.553947
SVC 10.15126
SYP 15082.30205
SZL 18.807728
THB 38.372638
TJS 10.719853
TMT 4.059995
TND 3.397665
TOP 2.792998
TRY 55.607432
TTD 7.867387
TWD 37.082252
TZS 3072.808558
UAH 51.971406
UGX 4327.545337
USD 1.159999
UYU 46.80283
UZS 13713.306773
VES 895.028087
VND 30365.284081
VUV 137.129801
WST 3.150437
XAF 657.426933
XAG 0.018378
XAU 0.000266
XCD 3.134954
XCG 2.09093
XDR 0.820179
XOF 657.415573
XPF 119.331742
YER 275.056081
ZAR 18.824139
ZMK 10441.378786
ZMW 21.666069
ZWL 373.519085
  • AEX

    -2.7700

    1104.59

    -0.25%

  • BEL20

    -10.9400

    5748.32

    -0.19%

  • PX1

    25.5300

    8535.23

    +0.3%

  • ISEQ

    33.8100

    14120.81

    +0.24%

  • OSEBX

    1.6700

    2083.29

    +0.08%

  • PSI20

    -44.6600

    9260.52

    -0.48%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.0500

    4771.88

    +0.74%

  • N150

    1.2900

    4301.24

    +0.03%

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire
Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire / Photo: THOMAS KIENZLE - AFP

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

Inquiets des menaces russes et de l'avenir de la protection américaine, certains dirigeants européens tâtonnent et réfléchissent à la couleur du parapluie nucléaire qui abritera le vieux continent.

Taille du texte:

"J'ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz.

Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire à mesure que la double incertitude augmente.

Les Européens sont pris entre deux feux: d'abord l'agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l'ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s'attaquer d'une manière ou d'une autre à d'autres territoires européens.

Et d'autre part, les Européens s'interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, alors que les Etats-Unis les ont mis sous pression pour qu'ils dépensent plus pour leur défense et que l'administration Trump semble privilégier une approche transactionnelle des relations internationales.

"Attention au déficit de dissuasion", mettent un garde dans un rapport publié pour la MSC 11 experts de plusieurs pays, évaluant "les options nucléaires de l'Europe".

- Cadre Otan -

Ils ont cinq scénarios et "aucun n'est le bon", préviennent-ils. "Il n’existe pas de solution miracle en matière de dissuasion, pas de moyen peu coûteux ou sans risque".

"Les Européens ne peuvent plus déléguer leur réflexion sur la dissuasion nucléaire aux États-Unis. L'époque de la complaisance stratégique est terminée pour l'Europe. Aussi dur que ce soit, le nouvel environnement sécuritaire exige des décideurs européens qu'ils abordent de front et sans délai le rôle des armes nucléaires dans la défense du continent et qu'ils investissent les ressources nécessaires", mettent-t-ils en garde.

Les cinq options sont: continuer de miser sur la dissuasion américaine, renforcer le rôle des armes nucléaires britanniques et françaises dans une dissuasion européenne, développer en commun une dissuasion européenne, multiplier les dissuasions nationales européennes, et développer une dissuasion européenne strictement conventionnelle.

La voie du statu quo est forte sur un continent qui s'est complaisamment abrité pendant des décennies sous l'aile protectrice de son allié américain, et où seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, disposent d'un arsenal atomique, sans commune mesure avec celui de Washington.

"Nous avons déjà la dissuasion nucléaire dans le cadre de l'Otan, ce que nous avons maintenant est solide", dit à l'AFP le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans les couloirs de la MSC.

Paris et Londres ont déjà entamé un "renforcement de leur coopération nucléaire", a rappelé devant le MSC le Premier ministre britannique Keir Starmer.

L'option de la montée en puissance de ces deux pays est prudemment louée, et n'est pas envisagée comme extérieure au cadre otanien.

"Pour nous, l'Otan est un cadre qui fonctionne, qui a une planification, des capacités, des doctrines", ajoute M. Tsahkna.

La ligne est la même pour M. Merz: une dissuasion européenne ne se conçoit que dans le cadre de l'Otan. "Nous ne laisserons pas apparaître en Europe des zones de sécurité différentes", a-t-il dit.

- Discours de Macron -

Les écarts de capacité entre les Etats-Unis et l'arsenal franco-britannique sont tels que personne n'envisage que les Européens puissent assumer à court terme leur dissuasion.

"Si vous parlez de compenser la dissuasion nucléaire américaine, ce n'est pas réaliste à ce stade", a déclaré récemment à l'AFP le ministre finlandais de la Défense Antti Häkkänen.

Quoi qu'il en soit, "ce débat est en train de sortir du cercle des experts pour entrer dans la sphère politique", explique la chercheuse française Héloïse Fayet, de l'Ifri, qui a participé à la rédaction du rapport du MSC. "C'est très positif, mais maintenant, il faut des actes".

C'est dans ce panorama qu'Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important discours sur la doctrine française. A Munich, il a expliqué envisager d'"articuler" la "doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec des coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés".

"Ce discours a généré des attentes énormes en Europe" prévient Mme Fayet.

"Le président Macron prononcera un discours important", abonde l'américaine Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l'Otan et négociatrice en chef du traité de désarmement New Start en 2010.

"Il apportera des éclaircissements sur la façon dont le président français envisage les choses", parce que, rappelle-t-elle, "ce sont les plus hauts dirigeants, le Premier ministre au Royaume-Uni, le président des États-Unis (et le président français, ndlr) — qui, au final, sont responsables des décisions nucléaires".

P.Benes--TPP