The Prague Post - Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

EUR -
AED 4.256248
AFN 76.490971
ALL 92.792124
AMD 422.44687
ANG 2.07427
AOA 1062.75707
ARS 1732.616553
AUD 1.63944
AWG 2.086111
AZN 1.994262
BAM 1.958344
BBD 2.334573
BDT 141.413674
BGN 1.966004
BHD 0.437066
BIF 3463.385781
BMD 1.15895
BND 1.480962
BOB 13.416426
BRL 6.041378
BSD 1.159126
BTN 110.850499
BWP 15.646593
BYN 3.525564
BYR 22715.425801
BZD 2.331218
CAD 1.608574
CDF 2630.817445
CHF 0.939851
CLF 0.027192
CLP 1070.221371
CNY 7.815148
CNH 7.813087
COP 3598.401595
CRC 520.674028
CUC 1.15895
CUP 30.712183
CVE 110.406496
CZK 24.190302
DJF 206.411659
DKK 7.475902
DOP 68.088142
DZD 154.035311
EGP 58.498248
ERN 17.384254
ETB 187.506533
FJD 2.561856
FKP 0.855763
GBP 0.855647
GEL 3.018996
GGP 0.855763
GHS 12.808692
GIP 0.855763
GMD 85.761892
GNF 10182.181139
GTQ 8.841446
GYD 242.506024
HKD 9.090841
HNL 31.078232
HRK 7.534797
HTG 151.620857
HUF 365.893933
IDR 20661.765877
ILS 3.46671
IMP 0.855763
INR 110.922611
IQD 1518.491938
IRR 1593064.10296
ISK 142.214963
JEP 0.855763
JMD 183.15421
JOD 0.821676
JPY 184.55878
KES 150.089338
KGS 101.350078
KHR 4689.211939
KMF 493.712694
KPW 1043.055607
KRW 1619.407026
KWD 0.357872
KYD 0.96595
KZT 535.353031
LAK 26123.155315
LBP 103798.570367
LKR 384.743041
LRD 210.382346
LSL 18.804348
LTL 3.422078
LVL 0.701037
LYD 7.38572
MAD 10.769935
MDL 19.994884
MGA 4992.570729
MKD 61.605015
MMK 2432.921723
MNT 4168.919085
MOP 9.364484
MRU 46.487179
MUR 54.447114
MVR 17.916871
MWK 2009.980023
MXN 19.771605
MYR 4.708772
MZN 74.062734
NAD 18.804267
NGN 1564.860938
NIO 42.647849
NOK 10.899064
NPR 177.360599
NZD 1.974069
OMR 0.445616
PAB 1.159105
PEN 3.903904
PGK 5.208743
PHP 71.65439
PKR 321.689776
PLN 4.326849
PYG 6993.203764
QAR 4.236985
RON 5.242977
RSD 117.314761
RUB 98.39405
RWF 1707.977346
SAR 4.342108
SBD 9.301517
SCR 16.064083
SDG 697.102722
SEK 11.043122
SGD 1.479823
SHP 0.858627
SLE 28.568026
SLL 24302.607335
SOS 662.483328
SRD 44.001839
STD 23987.931215
STN 24.531757
SVC 10.142085
SYP 15068.671639
SZL 18.790731
THB 38.397149
TJS 10.710165
TMT 4.056326
TND 3.394594
TOP 2.790474
TRY 55.554972
TTD 7.860277
TWD 36.971708
TZS 3068.872573
UAH 51.924438
UGX 4323.634381
USD 1.15895
UYU 46.760533
UZS 13700.913572
VES 894.219218
VND 30340.159798
VUV 137.005872
WST 3.14759
XAF 656.832793
XAG 0.018496
XAU 0.000267
XCD 3.132121
XCG 2.08904
XDR 0.819438
XOF 656.821444
XPF 119.331742
YER 274.776137
ZAR 18.842579
ZMK 10431.945789
ZMW 21.646489
ZWL 373.181522
  • AEX

    -0.5500

    1106.79

    -0.05%

  • BEL20

    -4.6100

    5754.6

    -0.08%

  • PX1

    24.6800

    8534.19

    +0.29%

  • ISEQ

    -9.8600

    14076.67

    -0.07%

  • OSEBX

    4.5800

    2086.03

    +0.22%

  • PSI20

    -7.4400

    9297.83

    -0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.0500

    4771.88

    +0.74%

  • N150

    6.4500

    4305.84

    +0.15%

Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d'euros pour l'année 2025, la plus lourde depuis celle de Vivendi en 2002.

Taille du texte:

Ce déficit record du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall...) s'explique par des charges de 25,4 milliards d'euros, qui financeront la réduction de sa production dans l'électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes, et la relance de modèles à essence ou diesel.

Cette décision est d'abord liée à la lenteur du développement des véhicules électriques aux États-Unis, premier marché de Stellantis, où l'administration Trump a supprimé les aides fédérales.

En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir "réinitialiser" la stratégie du groupe qui a "surestimé" le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.

Mais son analyse concerne aussi l'Europe: selon lui, les exigences de Bruxelles sur l'électrification auto sont irréalistes, surtout pour les véhicules utilitaires, dont Stellantis détient 30% du marché européen.

"En Europe, les évolutions réglementaires constituent de véritables obstacles pour l'industrie et pour nos clients, en particulier dans le secteur des véhicules utilitaires légers. La trajectoire d'électrification exigée par les régulateurs pour ces véhicules n'a rien à voir avec la demande réelle du marché. Nous continuons donc de plaider pour des solutions pragmatiques dans nos échanges avec les institutions et les décideurs politiques", a-t-il lancé devant des analystes.

Les provisions financeront notamment l'arrêt de certains modèles électriques et de projets d'usines de batteries en Amérique du Nord.

La perte de Stellantis est la plus lourde pour un groupe français depuis le précédent record de Vivendi (23,3 milliards d'euros en 2002), devant celle de France Télécom (20,7 milliards en 2002) et plus récemment d'EDF (17,9 milliards en 2022).

C'est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (une perte de 8 milliards).

Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé récemment de très lourdes charges liées à la faiblesse des ventes de voitures électriques aux États-Unis.

En 2025, le chiffre d'affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards d'euros, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules. Les recettes ont pâti d'une nouvelle politique de baisse des prix, qui tourne le dos à la stratégie de Carlos Tavares.

Au second semestre 2025, le chiffre d'affaires a en revanche progressé de 10%, avec 2,8 millions de véhicules livrés, grâce à un rebond de 39% aux États-Unis.

Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives d'une amélioration de son chiffre d'affaires et d'un retour à une marge légèrement positive.

- Retour du thermique -

Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux États-Unis. Stellantis espère un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain, mais en baisse en Europe.

Pour le groupe, "il n'y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent".

En revanche, les droits de douanes mis en place aux États-Unis ont pesé sur les comptes à hauteur de 1,2 milliard d'euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026, même si la Cour suprême les a entre-temps invalidés.

L'action Stellantis, qui avait chuté de 24% depuis l'annonce des 22 milliards d'euros de charges début février, a regagné près de 6% jeudi, les marchés étant rassurés par le rebond des ventes depuis l'été.

Pour le syndicat CFE-CGC, "cette contre-performance est la conséquence des choix financiers hérités de l'ère Carlos Tavares, qui ont enfermé Stellantis dans une logique de rentabilité à court terme, avec des fournisseurs mis en tension, des effectifs sous pression, une qualité en baisse et des parts de marché en recul".

La vente des voitures tout électriques se développe inégalement dans le monde, d'où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux États-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l'UE pour 2035. En 2022, Stellantis espérait vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux États-Unis pour 2030.

U.Pospisil--TPP