The Prague Post - Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie

EUR -
AED 4.294908
AFN 73.667043
ALL 96.122217
AMD 440.691795
ANG 2.092761
AOA 1072.262736
ARS 1630.02605
AUD 1.649297
AWG 2.107692
AZN 1.99021
BAM 1.951263
BBD 2.357768
BDT 143.049802
BGN 1.926619
BHD 0.441297
BIF 3467.021644
BMD 1.169316
BND 1.488539
BOB 8.106288
BRL 6.049102
BSD 1.170603
BTN 107.082992
BWP 15.49816
BYN 3.391941
BYR 22918.591646
BZD 2.354335
CAD 1.598145
CDF 2601.72817
CHF 0.911294
CLF 0.026153
CLP 1032.681025
CNY 8.047815
CNH 8.068391
COP 4399.609541
CRC 550.923607
CUC 1.169316
CUP 30.986871
CVE 109.477224
CZK 24.254009
DJF 207.811004
DKK 7.470771
DOP 69.571395
DZD 152.533745
EGP 57.549403
ERN 17.539739
ETB 182.676333
FJD 2.57343
FKP 0.867225
GBP 0.872082
GEL 3.232312
GGP 0.867225
GHS 12.540932
GIP 0.867225
GMD 85.359859
GNF 10260.74728
GTQ 8.97912
GYD 244.893775
HKD 9.145682
HNL 31.021942
HRK 7.533675
HTG 153.314797
HUF 379.501442
IDR 19719.343343
ILS 3.613864
IMP 0.867225
INR 107.111149
IQD 1532.388487
IRR 1537118.370144
ISK 143.685131
JEP 0.867225
JMD 183.393541
JOD 0.829057
JPY 184.007047
KES 150.842071
KGS 102.251061
KHR 4692.464723
KMF 487.604514
KPW 1052.384318
KRW 1714.234647
KWD 0.359132
KYD 0.975532
KZT 583.166412
LAK 25040.900019
LBP 104712.239032
LKR 361.989785
LRD 214.56538
LSL 18.814128
LTL 3.452686
LVL 0.707307
LYD 7.395902
MAD 10.80273
MDL 20.088287
MGA 4911.126922
MKD 61.647701
MMK 2455.437898
MNT 4172.512959
MOP 9.431983
MRU 46.749482
MUR 54.326027
MVR 18.077633
MWK 2031.101448
MXN 20.2456
MYR 4.55016
MZN 74.725191
NAD 18.814455
NGN 1601.962418
NIO 42.92556
NOK 11.19665
NPR 171.333318
NZD 1.966743
OMR 0.449595
PAB 1.170693
PEN 3.933618
PGK 4.977733
PHP 68.088125
PKR 326.794536
PLN 4.237384
PYG 7556.589644
QAR 4.257543
RON 5.096694
RSD 117.441392
RUB 90.58501
RWF 1701.354635
SAR 4.388313
SBD 9.414934
SCR 16.170331
SDG 703.3456
SEK 10.706489
SGD 1.488954
SHP 0.87729
SLE 28.735972
SLL 24519.969012
SOS 668.264195
SRD 44.14144
STD 24202.478297
STN 24.731031
SVC 10.243443
SYP 129.238615
SZL 18.813973
THB 36.687326
TJS 11.143149
TMT 4.104299
TND 3.366168
TOP 2.815432
TRY 51.394009
TTD 7.932689
TWD 36.838158
TZS 2981.755591
UAH 50.654193
UGX 4249.119198
USD 1.169316
UYU 45.015899
UZS 14265.653916
VES 490.483941
VND 30595.150532
VUV 139.129733
WST 3.175753
XAF 654.437984
XAG 0.012989
XAU 0.000219
XCD 3.160135
XCG 2.109812
XDR 0.8089
XOF 653.062377
XPF 119.331742
YER 278.940186
ZAR 18.819461
ZMK 10525.243659
ZMW 22.359102
ZWL 376.519243
  • AEX

    -10.8900

    1016.15

    -1.06%

  • BEL20

    -77.3000

    5366.22

    -1.42%

  • PX1

    -186.2000

    8394.32

    -2.17%

  • ISEQ

    -244.2000

    12884.83

    -1.86%

  • OSEBX

    22.8900

    1914.86

    +1.21%

  • PSI20

    -3.7100

    9272.47

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.3200

    3876.06

    -1.08%

  • N150

    -51.1600

    4041.6

    -1.25%

Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie
Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie / Photo: Fadel SENNA - AFP

Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie

Les marchés de l'énergie ont connu un lundi noir, avec une envolée des prix du pétrole et du gaz, la guerre au Moyen-Orient menaçant une région cruciale dans la production et l'exportation des hydrocarbures consommés à travers le monde.

Taille du texte:

Le gaz européen a bondi de plus de 39%, après un pic au-delà des 50% dans la journée, restant cependant encore très loin des niveaux atteints au début de la guerre en Ukraine.

A l'ouverture du marché pétrolier, le Brent, la référence internationale pour le baril d'or noir, s'est envolé de plus de 13%, dépassant les 82 dollars.

Il a finalement terminé la séance en hausse de 7,26% à 77,74 dollars, soit environ 15 dollars plus cher qu'en début d'année.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a clôturé à 71,23 dollars (+6,28%).

- Risques sur les infrastructures -

Les prix du pétrole et du gaz sont secoués par les attaques iraniennes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

Lundi, la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a annoncé avoir interrompu sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) après des attaques iraniennes contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz.

Plus tôt, une des plus grandes raffineries d'Arabie saoudite, celle de Ras Tanura, exploitée par la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, a dû interrompre certaines opérations après une attaque qui a provoqué un incendie.

Un terminal pétrolier d'Abou Dhabi a aussi été attaqué par un drone.

- Ormuz bloqué -

En parallèle, "nous assistons à une fermeture de facto" du détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement par lequel transite environ 20% du pétrole et du GNL mondiaux, relève auprès de l'AFP Andy Lipow, analyste marché chez Lipow Oil Associates.

Le passage n'est pas techniquement bloqué, mais face à l'explosion des primes d'assurance, les principales compagnies maritimes ont annoncé suspendre leurs traversées.

Des agences de sécurité maritime ont fait état de plusieurs attaques de navires ce week-end dans cette zone large d'environ 50 kilomètres. Lundi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir attaqué un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis.

Ce blocage limite fortement les exportations de pétrole des grands producteurs, comme l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou l'Irak, ainsi que celles de GNL du Qatar, principal exportateur de la région.

"A chaque jour de paralysie, ce sont 20 millions de barils de pétrole qui n'atteignent pas leur marché", prévient Andy Lipow.

- L'Asie particulièrement touchée -

Les pays asiatiques pourraient être les grands perdants: plus de 80% du pétrole et gaz transitant par Ormuz leur est destiné, selon l'Agence internationale de l'Energie.

Mais les craintes s'étendent au-delà de l'Asie. La mise à l'arrêt des exportations de gaz "pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité énergétique de l'Europe", souligne Eurasia Group.

Le cabinet de conseil relève en particulier les faibles réserves de l'Allemagne, "de loin le plus gros consommateur européen de gaz" en cette fin d'hiver.

Pour Andy Lipow, même un déblocage d'Ormuz pourrait ne pas signifier un retour à la normale. "Il est possible que, compte tenu du fait que le leadership iranien n'est plus intact, l'industrie pétrolière ne sache tout simplement pas avec qui négocier" pour acheter de l'or noir auprès de cet important producteur, souligne-t-il.

- Un baril à 100 dollars? -

Les pays importateurs de pétrole disposent en théorie d'importantes réserves d'or noir, les membres de l'OCDE, majoritairement des économies avancées, s'astreignant par exemple à maintenir au moins 90 jours de stocks.

Mais "en cas d'interruption prolongée des livraisons via Ormuz, le pétrole brut pourrait rapidement grimper jusqu'à 100 dollars le baril", prévient Eurasia Group.

La dernière fois que les prix du brut ont dépassé ce seuil symbolique, c'était au début de la guerre en Ukraine.

"Une période prolongée de prix élevés exercerait une pression à la hausse sur les anticipations d'inflation", prévient Kristian Kerr, du courtier LPL Financial.

"Le talon d'Achille du (président américain Donald) Trump, ce sont les prix pétroliers élevés", relève Michelle Brouhard, analyste chez Kpler, selon qui Téhéran pourrait chercher à maintenir des prix élevés pour faire plier Washington, avant les élections de mi-mandat en novembre.

De tels niveaux de prix viendraient aussi affecter le commerce mondial, du fait des coûts de transports élevés et des menaces sur le fonctionnement des usines chinoises, très dépendantes du pétrole.

Un tel scénario dépend toutefois de la durée de la guerre.

"Il est peu probable qu'une perturbation grave et durable se produise" tant que le conflit ne dure pas trop longtemps, jugent les experts d'Oxford Economics.

Donald Trump estime que les opérations américaines pourraient durer "quatre à cinq semaines" tout en assurant avoir "les capacités" pour aller au-delà.

T.Musil--TPP