The Prague Post - Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît

EUR -
AED 4.174912
AFN 75.028636
ALL 93.552046
AMD 416.888389
AOA 1042.448809
ARS 1701.780067
AUD 1.62805
AWG 2.049087
AZN 1.932027
BAM 1.951359
BBD 2.289919
BDT 140.350613
BHD 0.428687
BIF 3393.357102
BMD 1.136803
BND 1.46672
BOB 12.796274
BRL 5.831677
BSD 1.136928
BTN 108.988296
BWP 15.610095
BYN 3.261607
BYR 22281.339765
BZD 2.286617
CAD 1.606115
CDF 2569.174726
CHF 0.931582
CLF 0.027167
CLP 1069.208161
CNY 7.691722
CNH 7.691451
COP 3644.692888
CRC 517.424805
CUC 1.136803
CUP 30.125281
CVE 110.667816
CZK 24.161782
DJF 202.033116
DKK 7.475156
DOP 66.277781
DZD 151.683743
EGP 57.656832
ERN 17.052046
ETB 181.860044
FJD 2.556386
FKP 0.853328
GBP 0.855495
GEL 2.984128
GGP 0.853328
GHS 13.244079
GIP 0.853328
GMD 84.123797
GNF 9958.394937
GTQ 8.67522
GYD 237.778315
HKD 8.914753
HNL 30.43793
HRK 7.533938
HTG 148.625052
HUF 360.037465
IDR 20530.663069
ILS 3.473843
IMP 0.853328
INR 108.876573
IQD 1489.211994
IRR 1563246.29337
ISK 142.611996
JEP 0.853328
JMD 179.87068
JOD 0.805961
JPY 186.236792
KES 147.204396
KGS 99.413435
KHR 4594.385678
KMF 492.235937
KRW 1671.486973
KWD 0.352921
KYD 0.947481
KZT 540.258192
LAK 25754.272758
LBP 101800.713098
LKR 382.310001
LRD 205.991563
LSL 19.132664
LTL 3.356684
LVL 0.687641
LYD 7.281247
MAD 10.643319
MDL 19.982318
MGA 4896.775877
MKD 61.505958
MMK 2386.762451
MNT 4082.852811
MOP 9.183603
MRU 45.529129
MUR 53.816448
MVR 17.563758
MWK 1974.626652
MXN 19.851383
MYR 4.6468
MZN 72.641941
NAD 19.132326
NGN 1551.543161
NIO 41.674823
NOK 10.99816
NPR 174.374188
NZD 1.970756
OMR 0.437101
PAB 1.136933
PEN 3.867971
PGK 4.996232
PHP 70.14641
PKR 315.860406
PLN 4.321619
PYG 6875.354191
QAR 4.142681
RON 5.230206
RSD 117.413564
RUB 88.668738
RWF 1666.55327
SAR 4.260384
SBD 9.186625
SCR 15.39138
SDG 682.657752
SEK 11.060838
SGD 1.468579
SLE 27.539084
SOS 649.684801
SRD 42.89271
STD 23529.527923
STN 24.952827
SVC 9.948361
SZL 19.13222
THB 38.253115
TJS 10.494334
TMT 3.978811
TND 3.368346
TRY 53.855131
TTD 7.721497
TWD 36.738042
TZS 2997.184663
UAH 51.061203
UGX 4269.340865
USD 1.136803
UYU 45.656103
UZS 13647.320614
VES 842.713697
VND 29914.97224
VUV 135.379977
WST 3.133394
XAF 654.493518
XAG 0.019557
XAU 0.00028
XCD 3.072267
XCG 2.049037
XDR 0.813302
XOF 653.662194
XPF 119.331742
YER 271.183885
ZAR 19.085448
ZMK 10232.587691
ZMW 21.24431
ZWL 366.050118
  • AEX

    -8.9400

    1081.13

    -0.82%

  • BEL20

    -27.5300

    5707.41

    -0.48%

  • PX1

    33.4900

    8406.06

    +0.4%

  • ISEQ

    127.5800

    13699.61

    +0.94%

  • OSEBX

    -16.4600

    1991.12

    -0.82%

  • PSI20

    -93.0700

    9122.03

    -1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.0800

    4508.92

    -0.99%

  • N150

    -8.9000

    4227.68

    -0.21%

Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît
Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît / Photo: Juan BARRETO - AFP

Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît

Des mères réclamant la liberté de prisonniers politiques, des travailleurs demandant de meilleures conditions, des retraités marchant pour des pensions plus élevées: les manifestations ressuscitent dans un Venezuela libéré de la poigne de fer du déchu Nicolas Maduro, qualifié de dictateur par ses adversaires.

Taille du texte:

La terrible répression ayant suivi la réélection contestée de Nicolas Maduro en 2024 - plus de 20 morts et des arrestations massives - avait éteint la rue et propagé la peur, limitant même les discussions dans les lieux publics.

Le pays avait déjà été le théâtre de manifestations antigouvernementales massives durement réprimées, notamment en 2017, engendrant des accusations de violations des droits humains.

Depuis le 3 janvier et la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine, la parole se libère peu à peu, et la peur semble s'amenuiser.

Il y a "un avant et un après" la capture, estime le militant Diego Casanova, 30 ans.

"Il n'y a pas de liberté!", proteste-t-il équipé d'un mégaphone, devant le Parquet à Caracas, lors d'un récent rassemblement d'une trentaine de personnes.

Un groupe de femmes le reprend en chœur, brandissant des photos de prisonniers politiques. Des pancartes réclament la fermeture de "tous les centres de torture".

Impassibles, des policiers regardent la scène. D'autres prennent des photos avec leurs téléphones portables. Les boucliers antiémeute sont par terre, près de leurs motos.

Une scène difficilement imaginable il y a quelques mois. Sous Nicolas Maduro, ce rassemblement aurait probablement été dispersé.

"Ils n'ont pas cessé d'avoir cet appétit vorace pour la persécution", affirme M. Casanova, mais "ils savent qu'il y a un coût politique bien plus élevé en ce moment, et la population le comprend aussi".

- Protester, mais "avec crainte" -

La présidente par intérim Delcy Rodriguez gouverne depuis plusieurs mois sous la pression de Washington, qui affirme être aux commandes du pays.

La chute de Nicolas Maduro "a ouvert tout un tas de possibilités, mais elle a aussi suscité beaucoup d'interrogations", explique à l'AFP Danny Socorro, directeur de l'Ecole de psychologie de l'université privée catholique Andrés Bello (Ucab).

Les Vénézuéliens envisagent de manifester "mais toujours avec crainte", dans un contexte "d'ambivalence" alors que le chavisme - la doctrine d'inspiration socialiste du président Hugo Chavez (1999-2013) - est encore au pouvoir, ajoute-t-il.

Par peur, Nely Molina s'est abstenue pendant des mois de manifester. Pour cette retraitée de 76 ans, "les choses ont un peu changé" depuis que Maduro est incarcéré à New York, accusé de narcotrafic. Elle est finalement descendue dans les rues de la capitale pour critiquer sa pension "de misère" aux côtés d'une centaine de personnes âgées amaigries.

La crise économique, dans un pays où la majorité des ménages ont des revenus inférieurs au panier alimentaire de base (700 dollars), est l'un des principaux moteurs des protestations, relève l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux.

Services publics défaillants, maigres salaires, élections présidentielles contestées... La liste des revendications est longue face à la débâcle d'un pays qui a poussé environ huit millions de ses citoyens à l'exil. Les manifestations ont augmenté de 144% au premier trimestre par rapport à la même période de 2025, selon l'OVCS.

"Nous avons plus de liberté pour manifester, pour crier, pour dire ce que nous voulons", estime la retraitée. Une poignée de policiers observe la manifestation sans intervenir, à quelques pâtés de maisons du palais présidentiel de Miraflores, bien gardé.

Rencontrée dans une manifestation de proches de prisonniers politiques, Dilsia Caro, 50 ans, se souvient de l'avant. "Si vous sortiez dans la rue pour protester, vous saviez qu'on vous embarquait", dit-elle.

Celle qui exige la libération de son mari, Noel Flores, accusé d'avoir participé à un complot contre Maduro, affirme maintenant ne pas avoir peur, même si l'état d'exception est toujours en vigueur et l'expose à une arrestation.

- Répression "sélective" -

Aux abords de Rodeo I, une prison proche de Caracas, des familles campent depuis des semaines devant la porte d'entrée, réclamant la libération des prisonniers politiques.

Devant la prison de Zona 7, des femmes ont effectué une grève de la faim de plusieurs jours, n'y mettant un terme qu'avec l'annonce de la loi d'amnistie, finalement adoptée le 19 février. Selon l'ONG Foro Penal, quelque 400 opposants restent emprisonnés malgré des centaines de libérations.

Des militants ont signalé de brèves détentions arbitraires lors des manifestations.

La répression a évolué vers "des formes plus sophistiquées, sélectives et moins visibles", selon l'Observatoire.

Devant le Parquet, Diego Casanova colle des feuilles de papier sur le trottoir avec du ruban adhésif. "En ce moment, on torture un prisonnier politique", peut-on lire sur l'une d'elles.

"L'appareil répressif est toujours en place" et cela, confie-t-il, "nous maintient en alerte".

X.Kadlec--TPP