The Prague Post - Rentrée politique pour Andy Burnham confronté à ses premiers tests

EUR -
AED 4.100836
AFN 72.581059
ALL 90.772202
AMD 403.672763
ANG 1.998533
AOA 1025.069254
ARS 1720.459037
AUD 1.590034
AWG 2.009939
AZN 1.896945
BAM 1.955184
BBD 2.25391
BDT 138.656917
BGN 1.951686
BHD 0.422267
BIF 3348.564611
BMD 1.116633
BND 1.432771
BOB 13.266818
BRL 5.999112
BSD 1.119057
BTN 106.460444
BWP 15.437272
BYN 3.291792
BYR 21886.007578
BZD 2.250711
CAD 1.565866
CDF 2585.005478
CHF 0.924606
CLF 0.027996
CLP 1105.433602
CNY 7.446099
CNH 7.444425
COP 3519.046692
CRC 509.439426
CUC 1.116633
CUP 26.857895
CVE 110.230256
CZK 24.351088
DJF 199.278972
DKK 7.474685
DOP 68.488413
DZD 150.94665
EGP 62.815189
ERN 16.749496
ETB 183.294764
FJD 2.515555
FKP 0.836607
GBP 0.837754
GEL 2.895463
GGP 0.836607
GHS 13.009307
GIP 0.836607
GMD 82.631193
GNF 9903.789654
GTQ 8.554304
GYD 234.503435
HKD 8.759762
HNL 30.044127
HRK 7.534255
HTG 146.568552
HUF 367.281265
IDR 20259.073239
ILS 3.432475
IMP 0.836607
INR 106.248188
IQD 1695.358035
IRR 2028930.607136
ISK 136.374529
JEP 0.836607
JMD 177.661615
JOD 0.791685
JPY 176.142721
KES 144.905666
KGS 97.649292
KHR 4562.398508
KMF 492.435757
KPW 1004.969692
KRW 1478.226732
KWD 0.346983
KYD 0.932602
KZT 504.638679
LAK 25185.948668
LBP 100212.710627
LKR 371.837793
LRD 190.240037
LSL 18.610551
LTL 3.297127
LVL 0.67544
LYD 7.175802
MAD 10.991935
MDL 20.109571
MGA 5082.443541
MKD 61.555598
MMK 2344.674489
MNT 4019.217093
MOP 9.043109
MRU 44.999413
MUR 52.838902
MVR 17.252251
MWK 1940.505735
MXN 20.726082
MYR 4.563461
MZN 71.364249
NAD 18.610551
NGN 1496.210438
NIO 41.177021
NOK 10.406356
NPR 170.33631
NZD 1.961433
OMR 0.429349
PAB 1.119047
PEN 3.857901
PGK 5.09035
PHP 71.488522
PKR 309.674565
PLN 4.404425
PYG 6451.024423
QAR 4.090711
RON 5.345651
RSD 117.499895
RUB 90.224382
RWF 1654.556261
SAR 4.181959
SBD 9.005252
SCR 15.531903
SDG 671.655189
SEK 11.11673
SGD 1.430513
SHP 0.836743
SLE 25.62717
SLL 23415.241437
SOS 639.489844
SRD 42.08815
STD 23112.049449
STN 24.492061
SVC 9.79187
SYP 14518.46243
SZL 18.604303
THB 37.677987
TJS 10.323346
TMT 3.908216
TND 3.342846
TOP 2.688584
TRY 55.5938
TTD 7.605705
TWD 36.319598
TZS 2953.494355
UAH 51.091454
UGX 5013.576878
USD 1.116633
UYU 44.875855
UZS 13392.898528
VES 960.231858
VND 28842.073099
VUV 132.59261
WST 3.087188
XAF 655.957
XAG 0.020999
XAU 0.000278692495
XCD 3.017757
XCG 2.016855
XDR 0.789517
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.692886
ZAR 18.582253
ZMK 10051.016163
ZMW 22.5321
ZWL 359.555383
SSP 6415.840613
MXV 2.337735
  • AEX

    1.7000

    1133.19

    +0.15%

  • BEL20

    1.7300

    5783.75

    +0.03%

  • PX1

    64.6000

    7847.32

    +0.83%

  • ISEQ

    223.0200

    14161.82

    +1.6%

  • OSEBX

    23.9500

    2125.05

    +1.14%

  • PSI20

    -69.3400

    9175.73

    -0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    6.2700

    4184.61

    +0.15%

  • N150

    35.3200

    4239.78

    +0.84%

Rentrée politique pour Andy Burnham confronté à ses premiers tests
Rentrée politique pour Andy Burnham confronté à ses premiers tests / Photo: Toby Melville - POOL/AFP/Archives

Rentrée politique pour Andy Burnham confronté à ses premiers tests

Les difficultés commencent: après un été en forme de lune de miel, le Premier ministre britannique Andy Burnham, au pouvoir depuis juillet, s'apprête à faire sa rentrée politique, entre budget sous tension, possible première rencontre avec Donald Trump, et reprise du Parlement.

Taille du texte:

Le chef du gouvernement travailliste a séduit les électeurs durant la période estivale avec des mesures populaires - et peu coûteuses - sur les factures d'électricité ou les tarifs de bus.

Mais sa majorité comme l'opposition, qui feront leur rentrée au Parlement mardi, l'attendent au tournant. Andy Burnham doit y prononcer le jour-même son premier discours en tant que Premier ministre.

Son gouvernement va présenter des mesures, revues à la baisse, visant à libérer prématurément des milliers de détenus pour remédier à la surpopulation chronique des prisons.

M. Burnham a précisé dimanche que des centaines de délinquants ayant commis les infractions les plus graves resteraient derrière les barreaux, mais il a jugé qu'il poussait le système pénitentiaire "jusqu'aux limites de ce qui est possible".

Il affrontera mercredi ses premières "Questions au Premier ministre", rendez-vous hebdomadaire au cours duquel le locataire de Downing Street est mis sur le gril par l'opposition.

"La lune de miel du Premier ministre va toucher à sa fin", prévenait cette semaine le journal de gauche The Guardian.

Tout l'été, Andy Burnham a sillonné le Royaume-Uni pour "écouter" les Britanniques. Omniprésent sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, il a cultivé avec décontraction son image de responsable proche du terrain, jouant de la guitare avec des soldats ukrainiens à Kiev, buvant une pinte au pub avec ses ministres, ou échangeant avec les Britanniques.

Si l'opposition a dénoncé des promesses non financées, il a donné l'impression de "maîtriser le récit", dit à l'AFP Jill Rutter, du cercle de réflexion Institute for Government. Il a aussi profité des déboires du leader du parti anti-immigration Reform UK Nigel Farage, embourbé dans une polémique sur ses finances.

- Toujours populaire -

"Il a énormément bénéficié de l'absence du Parlement" et "a eu le champ libre", donnant l'impression "qu'il prend plaisir à être Premier ministre", souligne Jill Rutter.

Cette stratégie semble fonctionner: 46% des Britanniques ont une opinion favorable de lui, 12 points de plus qu'à son arrivée à Downing Street, selon un sondage YouGov du 18 août.

Mais la rentrée parlementaire s'annonce compliquée.

"Les attentes de tout le monde ont grimpé en flèche" durant l'été et le Premier ministre "court le risque (...) de décevoir", s'inquiétait récemment la députée travailliste Jess Phillips, dans le podcast "Electoral Dysfunction".

Le congrès annuel du parti fin septembre permettra de mesurer la satisfaction des militants.

Parmi les dossiers épineux qui attendent Andy Burnham figure le premier budget de son gouvernement, le 28 octobre.

Dans un contexte tendu pour les finances publiques, il devra démontrer qu'il peut financer ses promesses pour le pouvoir d'achat et la défense, en respectant l'engagement du Labour de ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales et la TVA.

Avant cela, il devra gérer la controverse liée à la libération anticipée de milliers de détenus pour soulager les prisons surpeuplées. D'autres arbitrages sensibles l'attendent, comme sur l'attribution de licences d'exploitation d'hydrocarbures en mer du Nord.

Mais il a repoussé la réforme délicate du système d'aides sociales.

- "Compromis douloureux" -

Pour Jill Rutter, les prochaines semaines permettront de répondre aux "interrogations sur sa capacité à faire des compromis douloureux".

"C'est peut-être là que la réalité va le rattraper", abonde auprès de l'AFP le travailliste Tony McNulty, qui a été ministre avec Andy Burnham dans les années 2000.

Aujourd'hui professeur de sciences politiques à l'université Queen Mary de Londres, il soutient que Burnham est capable de prendre des décisions difficiles et de "s'y tenir", malgré ceux qui l'accusent d'être un homme qui cherche surtout à plaire.

Sur la scène internationale les défis ne manquent pas non plus. Après un premier déplacement en Ukraine fin août, le Premier ministre pourrait se rendre aux Etats-Unis en septembre et rencontrer pour la première fois Donald Trump, selon des médias britanniques.

Une entrevue délicate pour celui qui avait auparavant qualifié de "toxique" le climat politique sous la présidence Trump.

Dès cette semaine, Andy Burnham recevra le président français Emmanuel Macron, au moment où il tente de conclure les négociations avec Bruxelles avant un sommet bilatéral prévu dans les prochains mois, susceptible de marquer une nouvelle étape dans le rapprochement entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Un sujet sensible pour Andy Burnham qui a affirmé que le Royaume-Uni devait être "plus audacieux" dans ce rapprochement, mais cherche à contenir la progression du parti europhobe Reform UK.

D.Dvorak--TPP