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De "violents combats" se déroulent mardi dans le sud de l'Ukraine où les troupes de Kiev ont lancé une contre-offensive, dans l'espoir de reprendre la ville de Kherson aux mains des Russes.
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"De puissantes explosions ont eu lieu toute la journée (lundi) et toute la nuit dans la région de Kherson. De violents combats se déroulent sur la quasi-totalité du territoire de la région", a indiqué la présidence dans son briefing matinal.
"Les forces armées ukrainiennes ont lancé des actions offensives dans diverses directions", a-t-elle poursuivi, affirmant avoir détruit "un certain nombre de dépôts de munitions" et "tous les grands ponts" permettant aux véhicules de traverser le fleuve Dniepr.
La contre-attaque ukrainienne vise pour l'essentiel à reprendre Kherson --une ville de 280.000 habitants avant le conflit-- prise par les Russes dès le commencement de la guerre le 24 février, selon des responsables locaux.
- Offensive -
La Russie a pour sa part affirmé avoir repoussé des "tentatives d'offensive" ukrainiennes dans les régions de Kherson et de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine.
"Pendant la journée (...), les troupes ukrainiennes ont fait une tentative d'offensive dans trois directions, dans les régions de Mykolaïv et de Kherson", a déclaré le ministère russe de la Défense, ajoutant qu'elle avait "lamentablement échoué" et annonçant "de lourdes pertes" ukrainiennes.
Selon le commandement "Sud" de l'armée ukrainienne, les Russes ont bombardé Mikolaïv lundi avec 16 missiles anti-aériens S-300 qui ont provoqué des dégâts "importants" notamment sur des bâtiments d'habitation et des infrastructures de transport. Deux civils ont été tués et 24 blessés, selon cette source.
Ces informations étaient invérifiables de sources indépendantes.
"L'Ukraine est en train de reprendre ce qui est à elle et reprendra tout au final - les régions de Kharkiv, Lougansk, Donetsk, Zaporijjia, Kherson, la Crimée, les eaux de la mer Noire et de la mer d'Azov (...)", a martelé lundi soir dans son message quotidien le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les bombardements russes n'ont par ailleurs pas cessé sur la ligne de front qui s'étend du nord au sud.
Dans le centre de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine, au moins cinq personnes ont été tuées dans des bombardements russes, ont annoncé le maire et le gouverneur régional mardi.
- Risque nucléaire-
Le gouverneur de la région de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh a fait savoir mardi à l'aube que la Russie avait lancé une attaque avec des missiles contre la ville éponyme.
"D'après les premières informations, il n'y a aucune victime. Jusqu'à présent, aucun dégât important sur les infrastructures n'a été repéré", a-t-il indiqué.
C'est dans cette région que des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont attendus afin d'inspecter la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, occupée depuis début mars par les Russes et au centre de toutes les tensions.
L'organisme onusien a envoyé une mission, conduite par son directeur général Rafael Grossi, à Zaporijjia, afin de visiter "plus tard cette semaine" les installations.
M. Grossi réclamait depuis plusieurs mois de pouvoir s'y rendre, avertissant du "risque réel de catastrophe nucléaire" après une série de bombardements dont les deux belligérants s'imputent mutuellement la responsabilité.
Accusée par Kiev d'avoir positionné des pièces d'artillerie sur le site de la centrale, la Russie a jugé "nécessaire" cette inspection, par la voix du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
L'opérateur ukrainien Energoatom a néanmoins affirmé que les soldats russes "mettaient la pression sur le personnel de la centrale pour l'empêcher de révéler des preuves des crimes de l'occupant".
La mairie de Zaporijjia a dit distribuer depuis le 23 août des comprimés d'iode à la population dans un rayon de 50 km autour de la centrale, à prendre en cas d'alerte aux radiations.
Alors que l'automne approche, un pas de plus vers le tarissement des flux de gaz russe vers la France a été franchi mardi avec l'annonce par le groupe Engie d'une nouvelle réduction des livraisons du géant Gazprom.
Les livraisons de gaz russe à l'énergéticien français Engie avaient déjà considérablement diminué depuis le début du conflit en Ukraine, passant récemment à seulement 1,5 TWh (térawatt-heure) par mois.
Pour sa part, l'Allemagne "en meilleure position" pour contrer la menace du gaz russe, a affirmé le chancelier Olaf Scholz.