Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont accusés mutuellement mercredi de nouvelles attaques à leurs frontières, au lendemain des pires violences entre les deux pays depuis une guerre en 2020 qui ont mis en péril de récentes négociations de paix.
Taille du texte:
Au moins cent soldats arméniens et azerbaïdjanais sont morts mardi lors de ces affrontements, la Russie annonçant un cessez-le-feu, mais les deux camps affirment que leur adversaire l'a déjà violé.
Cette nouvelle flambée meurtrière intervient alors que l'attention de Moscou, médiateur traditionnel dans la région, est accaparée par son intervention militaire en Ukraine.
Le ministère arménien de la Défense a affirmé mercredi que Bakou "avait repris ses attaques avec de l'artillerie, des mortiers et des armes de gros calibre dans les directions de Djermouk, Verin Shorzha", deux localités arméniennes près de la frontière azerbaïdjanaise.
Dans un communiqué distinct, Bakou a déclaré que les forces arméniennes tiraient notamment à l'obusier sur trois villages azerbaïdjanais. Le porte-parole de l'armée arménienne, Aram Torossian, a démenti mercredi matin ces accusations.
- "Ni guerre, ni paix" -
L'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux ex-républiques soviétiques rivales du Caucase, se sont affrontés lors de deux guerres au cours des trois dernières décennies pour le contrôle du Nagorny Karabakh.
La reprise de combats aussi sanglants illustrent combien la situation reste explosive, à la fois dans cette région montagneuse, mais aussi aux frontières officielles entre les deux pays.
L'Arménie a appelé la communauté internationale à réagir, tandis que l'Union européenne, les Etats-Unis, la France, la Russie, l'Iran et la Turquie se sont déclarés très inquiets et ont appelé à la fin des violences.
Mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la situation restait "tendue".
La Russie a déployé en novembre 2020 des soldats de la paix au Nagorny Karabakh, mais, depuis son offensive en Ukraine, Moscou est isolé sur la scène internationale et son rôle de médiateur est remis en cause.
Ces derniers mois, l'Union européenne a pris les devants pour trouver un accord de paix. Ces négociations ont permis d'avancer timidement sur la question de la démarcation des frontières et de rouvrir des voies de transport entre les deux pays.
En avril et en mai, les dirigeants arménien Nikol Pachinian et azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont rencontrés à Bruxelles et ont convenu de poursuivre les pourparlers.
Mais ces nouveaux heurts "ont rendu nuls" ces avancées, estime le politologue Guela Vasadze, du Centre géorgien des analyses stratégiques. Selon lui, les violences "ont radicalisé davantage les opinions publiques" dans chaque camp.
A Erevan, l'émotion était forte mardi soir devant un hôpital où sont soignés des soldats blessés. "On doit se battre pour nos terres, notre patrie, notre pays. On aura la victoire, peut-être pas aujourd'hui, mais alors demain", a déclaré à l'AFP Sokrat Katchatourian, 65 ans.
Arman Mkhitarian, 40 ans, lui, en est sûr: "Une nouvelle guerre s'annonce" étant donné "l'accumulation" de forces azerbaïdjanaises à la frontière arménienne.
Les relations entre Erevan et Bakou restent empoisonnées par la question du Nagorny Karabakh, une enclave majoritairement peuplée d'Arméniens ayant fait sécession de l'Azerbaïdjan avec le soutien de l'Arménie.
Après une première guerre qui a fait plus de 30.000 morts au début des années 1990, Erevan et Bakou se sont affrontés à nouveau à l'automne 2020, lors de combats qui ont coûté la vie à plus de 6.500 personnes.
L'Arménie a perdu cette dernière guerre et a du céder d'importants territoires. Selon l'expert Gela Vasadze, le fragile cessez-le-feu qui a suivi n'a permis "ni la guerre, ni la paix".