Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La stratégie de dédiabolisation du RN, minutieusement construite par Marine Le Pen a pris un sérieux coup dans l'aile vendredi, après l'exclusion temporaire d'un député du RN qui avait lancé des propos à teneur racistes en plein hémicycle. Mais le parti fait front et dénonce une "manipulation".
Taille du texte:
Cette exclusion survient alors que le parti d'extrême droite, qui se choisit un nouveau président samedi entre Louis Aliot et Jordan Bardella, tente de franchir un nouveau cran dans cette stratégie depuis son arrivée en masse dans l'hémicycle --89 députés-- à l'issue des élections législatives de juin.
Jeudi, l'élu insoumis -et noir- Carlos Martens Bilongo s'exprimait sur le "drame de l'immigration clandestine", quand le député RN de Gironde Grégoire de Fournas lance "qu'il retourne en Afrique", provoquant un incident d'une rare ampleur au Palais Bourbon.
Il a écopé vendredi d'une sanction rarissime, son exclusion de l'Assemblée pour 15 jours de séance et la privation de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois.
Le RN dénonce une "manipulation" de LFI, Marine Le Pen évoquant une polémique "grossière". "Nous sommes jugés par nos adversaires politiques", a-t-elle réagi après l'annonce de la sanction.
- "Vrai visage" -
Les condamnations du reste de la classe politique sont unanimes, jusqu'au chef de l'Etat "heurté" par des "mots intolérables".
"Le vernis craque", a dénoncé le député Renaissance Sylvain Maillard. "L'extrême droite a montré son vrai visage", a abondé sa collègue insoumise Mathilde Panot.
L'incident tombe très mal à la veille de la désignation d'un nouveau président pour le parti d'extrême droite.
Le 6 octobre pourtant, Marine Le Pen, pour les 50 ans du parti, insistait sur le caractère "républicain" du RN, de sa "mue", de son "aggiornamento".
Un modeste colloque, mais un point d'orgue d'une stratégie de dédiabolisation minutieusement échaffaudée depuis que la fille de Jean-Marie Le Pen a repris le flambeau, en 2011 avec pour mission de faire oublier les "détails de l'histoire" et les provocations racistes du père.
L'arrivée des 89 députés à l'Assemblée après les législatives de juin, tous cravatés et conscients de leur "responsabilité", devait achever la métamorphose du Rassemblement national en "parti de gouvernement".
Las, la mandature a difficilement commencé : le doyen de l'Assemblée José Gonzales a d'entrée fait l'éloge de l'Algérie française de son enfance. La polémique est immédiate et la gauche dénonce une "nostalgie de la colonisation".
Fin octobre, la députée RN Alexandra Masson avait aussi suscité l'indignation de la gauche en considérant dans l'hémicycle que les sauveteurs en mer avaient vocation à "sauver des vies" et non à "aller chercher toujours plus de migrants".
"La cravate ne cache pas l'extrême droite. C'est un coup de canif à cette image de responsabilité, de respectabilité, de parti de gouvernement qu'a voulu construire le RN", explique le directeur général de l'institut de sondage Ifop Frédéric Dabi.
L'évènement peut aussi miner la "stratégie de distinction" entreprise par le parti qui souhaite mettre en avant "son sérieux" par rapport à "l'agitation" suscitée par les élus insoumis, ajoute l'expert.
- "J'assume" -
"Mais que pèse cette affaire par rapport à l'inflation, les pénuries, l'affaire Lola, qui sont les premières préoccupations des Français?", interroge M. Dabi. "Il ne faut pas croire qu'(ils) ont suivi toute la nuit cette affaire."
Aussi vendredi, tout le parti fait front autour d'un supposé "courage" du député de Fournas, qui aurait manifesté son opposition à l'immigration.
"Je ne pense pas du tout que ça nous rediabolise. Les Français verront la manipulation. Ce sera peut-être un petit mal pour un grand bien", a déclaré le député Jean-Philippe Tanguy.
"Souhaiter que les clandestins retournent chez eux, ce n’est pas du racisme ! C’est simplement ce que la loi républicaine se doit d’organiser en cas d’entrée irrégulière", a abondé le député européen Thierry Mariani.
"Je ne lâcherai rien ! J'assume mes propos sur la politique migratoire anarchique de notre pays et je continuerai à le faire face à la meute politico-médiatique", a tweeté Grégoire de Fournas.