The Prague Post - Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

EUR -
AED 4.237435
AFN 72.690883
ALL 95.363859
AMD 425.220056
ANG 2.065883
AOA 1059.214731
ARS 1669.022851
AUD 1.637158
AWG 2.076891
AZN 1.968925
BAM 1.95645
BBD 2.321921
BDT 141.505174
BGN 1.926801
BHD 0.435138
BIF 3444.177608
BMD 1.153828
BND 1.485694
BOB 7.994656
BRL 6.005445
BSD 1.152758
BTN 110.276204
BWP 15.64613
BYN 3.234575
BYR 22615.035551
BZD 2.31852
CAD 1.609216
CDF 2637.073018
CHF 0.920061
CLF 0.027073
CLP 1065.514526
CNY 7.827225
CNH 7.823412
COP 4144.020652
CRC 531.965212
CUC 1.153828
CUP 30.576451
CVE 110.710001
CZK 24.198046
DJF 205.058267
DKK 7.4742
DOP 67.164086
DZD 154.274464
EGP 60.055265
ERN 17.307425
ETB 183.2288
FJD 2.55908
FKP 0.864532
GBP 0.864304
GEL 3.068842
GGP 0.864532
GHS 13.626663
GIP 0.864532
GMD 83.649072
GNF 10124.843845
GTQ 8.788768
GYD 241.189087
HKD 9.041791
HNL 30.772532
HRK 7.535072
HTG 150.727465
HUF 355.881624
IDR 20950.46509
ILS 3.379598
IMP 0.864532
INR 110.167357
IQD 1511.515131
IRR 1586571.665197
ISK 143.40919
JEP 0.864532
JMD 181.990464
JOD 0.818075
JPY 184.861737
KES 149.248089
KGS 100.901945
KHR 4626.851843
KMF 492.684677
KPW 1038.278492
KRW 1752.595676
KWD 0.356971
KYD 0.960715
KZT 561.446801
LAK 25384.223508
LBP 103325.327964
LKR 388.642385
LRD 210.544763
LSL 19.095845
LTL 3.406955
LVL 0.69794
LYD 7.332548
MAD 10.685656
MDL 20.082585
MGA 4846.078595
MKD 61.633843
MMK 2422.231333
MNT 4129.30739
MOP 9.30477
MRU 46.193482
MUR 55.27441
MVR 17.827207
MWK 2004.200299
MXN 20.12865
MYR 4.684083
MZN 73.741456
NAD 19.09568
NGN 1569.275592
NIO 42.241986
NOK 10.925353
NPR 176.443857
NZD 1.984308
OMR 0.443649
PAB 1.152863
PEN 4.005227
PGK 5.031114
PHP 71.072364
PKR 321.337437
PLN 4.240031
PYG 7094.357008
QAR 4.19705
RON 5.242653
RSD 117.377769
RUB 84.203509
RWF 1688.050868
SAR 4.331239
SBD 9.286683
SCR 15.181636
SDG 692.870457
SEK 10.87529
SGD 1.484942
SHP 0.861449
SLE 28.388122
SLL 24195.205897
SOS 658.836138
SRD 43.094915
STD 23881.91716
STN 24.807309
SVC 10.087133
SYP 127.535067
SZL 19.095377
THB 37.860624
TJS 10.784736
TMT 4.038399
TND 3.366296
TOP 2.778142
TRY 53.212951
TTD 7.808425
TWD 36.389465
TZS 3028.797112
UAH 51.461798
UGX 4346.425208
USD 1.153828
UYU 46.435629
UZS 13808.439671
VES 649.126617
VND 30392.992421
VUV 136.474338
WST 3.146506
XAF 656.172161
XAG 0.017064
XAU 0.000266
XCD 3.118279
XCG 2.077645
XDR 0.817379
XOF 651.333466
XPF 119.331742
YER 275.332327
ZAR 19.02161
ZMK 10385.839917
ZMW 20.260731
ZWL 371.532256
  • AEX

    3.8500

    1044.99

    +0.37%

  • BEL20

    -30.1300

    5549.23

    -0.54%

  • PX1

    -18.9000

    8199.29

    -0.23%

  • ISEQ

    -111.4600

    13001.25

    -0.85%

  • OSEBX

    -10.8200

    1993.13

    -0.54%

  • PSI20

    -0.8900

    8931.03

    -0.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.3600

    4234.13

    -0.15%

  • N150

    -21.4700

    4188.27

    -0.51%

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa
Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Impuissantes et débordées au départ de la contestation anti-mesures sanitaires au Canada, les forces de l'ordre sont maintenant confrontées à une situation complexe et périlleuse pour déloger les manifestants des rues d'Ottawa sans heurts, estiment des experts du maintien de l'ordre.

Taille du texte:

Et cela pourrait durer des jours, a prévenu le nouveau chef de la police de la ville en prenant ses fonctions. "Il faudra du temps pour accomplir tout cela correctement", a déclaré Steve Bell qui a aussi expliqué être prêt à employer des techniques qui "ne sont pas couramment vues à Ottawa".

Quand les camionneurs, du convoi dit de la "liberté", sont arrivés dans les rues de la capitale fédérale le 29 janvier après avoir traversé le pays, ils se sont posés en face du parlement fédéral.

Presque trois semaines plus tard, ils n'ont pas bougé et ont pris leurs quartiers (tentes, stands de nourriture, jeux pour enfants)...

Pour la première fois depuis le début du mouvement, elle s'est déployée en masse dans les rues d'Ottawa jeudi matin.

Différents échelons des forces de l'ordre sont maintenant présents; des agents de la GRC (Gendarmerie royale du Canada), de la police provinciale, du service de police de la ville d'Ottawa ou d'autres villes de la province.

- Négocier, convaincre -

"Beaucoup de choses ont été faites pour essayer de les convaincre de partir. Là, on est à un point où les messages ont été délivrés", indique à l'AFP Charles Bordeleau, chef de la police d'Ottawa de 2012 à 2019.

Mercredi, les policiers canadiens, jusqu'à présent en retrait, sont passés de camion en camion pour distribuer des tracts ordonnant aux participants de quitter les lieux.

Avec la mise en place de la loi d'urgence, invoquée par Justin Trudeau lundi, les policiers disposent d'un arsenal d'outils légaux très développé: les manifestants risquent jusqu'à un an d'emprisonnement, des amendes allant jusqu'à 100.000 dollars canadiens (70.000 euros), le gel des comptes bancaires, la suspension de leurs permis de conduire, etc.

Et la police dispose de "techniques appropriées et légitimes pour expulser quiconque refuse d'obtempérer", a affirmé Steve Bell.

En outre, la ville d'Ottawa peut désormais exiger de la part des compagnies de remorquage qu'elles embarquent des camions - plusieurs avaient au départ refusé.

Mais cette opération va se dérouler dans un contexte "très volatil", s'inquiète auprès de l'AFP Pierre-Yves Bourduas, ancien sous-commissaire adjoint à la GRC, évoquant la présence "d'éléments très radicaux" mais aussi de nombreux enfants dans la manifestation, y compris des bébés.

Les gaz lacrymogènes devraient donc être évités pour disperser les manifestants, mais il y aura une présence policière accrue selon les experts.

A l'instar de l'évacuation cette semaine des manifestants au pont frontalier Ambassador, à Windsor, M. Bordeleau indique que l'usage de la force dépendra de la résistance ou non des manifestants.

- "Je gagne ça ou je meurs" -

De nombreux camionneurs et manifestants se disent déterminés à rester jusqu'à l'abandon des obligations vaccinales, la plupart tiennent à ce que la protestation se déroule pacifiquement.

Mais certains sont plus remontés: assis dans son camion, Csaba Vizi klaxonne, sourit de l'absence de réaction des policiers jusqu'ici. Ce camionneur de 50 ans se dit prêt à "rentrer chez lui glorieux comme César, ou dans un sac mortuaire".

"Je n'ai rien à perdre, je gagne ça ou je meurs", affirme cet homme à la triple nationalité hongroise, roumaine et canadienne.

Mais pour les experts, cette gestion de la crise par la police laissera forcément des traces.

"Les problèmes qu'on n'a ne sont pas des problèmes de ressources ou d'effectifs, c'est une question de leadership, de gestion et de gouvernance", pointe auprès de l'AFP Christian Leuprecht, professeur au Collège militaire royal du Canada et spécialiste de la police.

Pour cet expert, cette manifestation démontre qu'une refonte de l'architecture du système de sécurité nationale, devenue obsolète au XXIe siècle, est plus que nécessaire.

K.Pokorny--TPP