The Prague Post - La lèpre: une maladie loin d'être éradiquée, mais toujours négligée

EUR -
AED 4.286547
AFN 74.70077
ALL 95.955891
AMD 435.208076
ANG 2.089388
AOA 1070.324062
ARS 1625.925941
AUD 1.655535
AWG 2.103881
AZN 1.985894
BAM 1.955895
BBD 2.327293
BDT 142.586922
BGN 1.995108
BHD 0.440444
BIF 3433.951984
BMD 1.167202
BND 1.484166
BOB 7.984182
BRL 6.013659
BSD 1.155471
BTN 107.403153
BWP 15.767901
BYN 3.396907
BYR 22877.152522
BZD 2.323893
CAD 1.615338
CDF 2684.564028
CHF 0.922498
CLF 0.027106
CLP 1070.277165
CNY 8.003971
CNH 7.971958
COP 4308.92335
CRC 536.028317
CUC 1.167202
CUP 30.930844
CVE 110.250988
CZK 24.416049
DJF 205.762633
DKK 7.47254
DOP 70.193708
DZD 154.636756
EGP 63.833905
ERN 17.508025
ETB 180.421731
FJD 2.585237
FKP 0.882004
GBP 0.871018
GEL 3.128451
GGP 0.882004
GHS 12.719383
GIP 0.882004
GMD 85.783597
GNF 10136.44863
GTQ 8.839164
GYD 241.709281
HKD 9.142089
HNL 30.682621
HRK 7.53452
HTG 151.486705
HUF 376.57602
IDR 19836.5922
ILS 3.66911
IMP 0.882004
INR 107.800003
IQD 1513.679963
IRR 1535891.48314
ISK 143.773184
JEP 0.882004
JMD 181.88805
JOD 0.827496
JPY 184.870154
KES 151.794632
KGS 102.071739
KHR 4630.204929
KMF 498.394868
KPW 1050.484269
KRW 1723.594732
KWD 0.360899
KYD 0.962905
KZT 536.941464
LAK 25492.455883
LBP 103474.422944
LKR 364.610823
LRD 212.600302
LSL 19.525464
LTL 3.446443
LVL 0.706029
LYD 7.385453
MAD 10.834947
MDL 20.18698
MGA 4826.27563
MKD 61.651162
MMK 2451.254865
MNT 4170.77515
MOP 9.325533
MRU 45.919426
MUR 54.882002
MVR 18.032964
MWK 2003.614427
MXN 20.466134
MYR 4.660617
MZN 74.642805
NAD 19.525381
NGN 1613.119643
NIO 42.521882
NOK 11.180689
NPR 171.854078
NZD 2.013335
OMR 0.448815
PAB 1.155426
PEN 3.957592
PGK 5.07229
PHP 69.512679
PKR 324.871245
PLN 4.259568
PYG 7492.299507
QAR 4.223663
RON 5.094249
RSD 117.335332
RUB 91.538201
RWF 1687.774699
SAR 4.382912
SBD 9.394319
SCR 15.951704
SDG 701.488492
SEK 10.895804
SGD 1.488124
SHP 0.875704
SLE 28.716738
SLL 24475.64783
SOS 660.329226
SRD 43.703557
STD 24158.717777
STN 24.501399
SVC 10.110534
SYP 129.214551
SZL 19.521198
THB 37.456676
TJS 10.994016
TMT 4.096878
TND 3.400463
TOP 2.810341
TRY 51.986462
TTD 7.840381
TWD 37.08375
TZS 3034.723915
UAH 50.215568
UGX 4338.448623
USD 1.167202
UYU 46.860067
UZS 14096.805074
VES 552.6317
VND 30729.501685
VUV 139.182899
WST 3.228819
XAF 655.986033
XAG 0.015294
XAU 0.000243
XCD 3.154421
XCG 2.08251
XDR 0.815847
XOF 655.997274
XPF 119.331742
YER 278.435572
ZAR 19.258133
ZMK 10506.212883
ZMW 22.387895
ZWL 375.838458
  • AEX

    -4.0000

    971.88

    -0.41%

  • BEL20

    -9.3900

    5207.16

    -0.18%

  • PX1

    -53.3500

    7908.74

    -0.67%

  • ISEQ

    -57.1000

    12090.95

    -0.47%

  • OSEBX

    27.5100

    2080.56

    +1.34%

  • PSI20

    -2.8100

    9366.7

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    -3.1500

    3940.17

    -0.08%

La lèpre: une maladie loin d'être éradiquée, mais toujours négligée
La lèpre: une maladie loin d'être éradiquée, mais toujours négligée / Photo: SAM PANTHAKY - AFP/Archives

La lèpre: une maladie loin d'être éradiquée, mais toujours négligée

Malgré les traitements existants, la lèpre continue de contaminer des milliers de personnes chaque année. Face à cette maladie touchant essentiellement les pays pauvres, la recherche se poursuit, mais les laboratoires sont peu nombreux à lui consacrer des fonds.

Taille du texte:

Mathias Duck, un aumônier paraguayen de 44 ans, connaissait déjà la lèpre, pour avoir travaillé dans un hôpital dédié aux malades. Malgré tout, lorsqu'il a lui-même été diagnostiqué en 2010, il lui a fallu "trois ans pour pouvoir en parler librement", dit-il à l'AFP.

Pathologie souvent jugée honteuse, la lèpre a le triste privilège de faire partie des 20 maladies tropicales considérées comme négligées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Causée par le bacille Mycobacterium leprae, cette affection transmissible s'attaque à la peau et aux nerfs périphériques, avec des séquelles potentiellement très graves.

En 2022, un peu plus de 216.000 cas de lèpre ont été détectés à travers le monde, notamment au Brésil et en Inde, selon l'OMS. La lèpre reste même "un problème majeur" dans 14 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.

Des chiffres qui pourraient n'être que la partie émergée de l'iceberg, selon le docteur Bertrand Cauchoix, spécialiste de la maladie à la Fondation Raoul Follereau, en France: "Nous connaissons le nombre des malades dépistés, mais on ne compte pas les malades oubliés, non dépistés", qui pourraient être beaucoup plus nombreux, explique-t-il.

Car la lèpre, favorisée par la promiscuité et des conditions de vie précaires, a une particularité: un temps d'incubation très long, de quelques années jusqu'à 20 ans. Auquel s'ajoute un délai de diagnostic, durant lequel le malade peut continuer de contaminer des proches.

Depuis des décennies, un traitement médical existe, à base de trois antibiotiques. Pour Mathias Duck, six mois de traitement ont suffi: "J'ai été très chanceux, car j'ai été diagnostiqué et traité à temps, sans aucune infirmité".

Mais le traitement peut être plus long, jusqu'à douze mois, le rendant ainsi difficile à suivre dans les pays dépourvus de système de santé.

"Il faut des infrastructures avec des soignants pour dispenser les médicaments, cela demande des moyens", rappelle Alexandra Aubry, professeure de biologie et spécialiste de la lèpre, au Centre d'immunologie et des maladies infectieuses (Cimi) à Paris.

- "Pas d'argent sur la lèpre" -

En outre, les antibiotiques existants sont donnés par la fondation du laboratoire suisse Novartis - qui les produit - via l'OMS. Bertrand Cauchoix pointe donc du doigt "un risque de tensions très grandes" en cas de problèmes sur la chaîne de fabrication de ces antibiotiques.

Plus globalement, les laboratoires pharmaceutiques ne se bousculent pas pour produire de nouvelles molécules qui seraient plus facilement administrées. "Il n'y a pas d'argent sur la lèpre, uniquement des dons caritatifs", déplore ainsi le docteur Cauchois.

En effet, la maladie est désormais quasi absente des pays occidentaux, et cantonnée à un nombre restreint de malades, dans des pays peu susceptibles de payer de nouveaux médicaments au prix fort.

Dans son laboratoire de recherche à Paris - l'un des rares au monde capable de mener des essais sur cette bactérie, qui ne survit pas dans des boîtes de Petri - Alexandra Aubry évalue l'efficacité de chaque nouvel antibiotique arrivant sur le marché pour soigner d'autres affections.

"On essaie d'identifier des associations d'antibiotiques", explique-t-elle. "On tente toutes les pistes possibles de simplification pour avoir des traitements plus courts, par exemple une fois par mois durant six mois."

Il existe aussi des projets de vaccins, d'autant plus rares que là aussi les fonds sont absents, dans une maladie dont le déclenchement est à retardement.

"Il est très complexe d'avoir des financements pour cela. Pour évaluer l'efficacité d'un vaccin, il faut suivre la population vaccinée durant 10 à 15 ans", rappelle la professeure Aubry.

"Si l'on compare avec ce qui est arrivé pour le Covid, c'est vraiment juste une goutte d'eau dans l'océan", renchérit Mathias Duck, qui réclame à la fois plus de recherche, et plus de volonté politique à travers le monde pour éliminer la maladie.

J.Simacek--TPP