The Prague Post - Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

EUR -
AED 4.239541
AFN 75.022521
ALL 95.94266
AMD 434.694321
ANG 2.06611
AOA 1058.399423
ARS 1599.786929
AUD 1.668857
AWG 2.077556
AZN 1.966353
BAM 1.956448
BBD 2.319489
BDT 141.306834
BGN 1.97288
BHD 0.435352
BIF 3429.120892
BMD 1.154198
BND 1.483259
BOB 7.957637
BRL 5.934533
BSD 1.151592
BTN 107.270553
BWP 15.799305
BYN 3.41239
BYR 22622.27179
BZD 2.316088
CAD 1.605766
CDF 2654.654418
CHF 0.921392
CLF 0.026776
CLP 1057.268357
CNY 7.943877
CNH 7.935962
COP 4252.213784
CRC 535.870642
CUC 1.154198
CUP 30.586235
CVE 110.658657
CZK 24.518099
DJF 205.123746
DKK 7.472507
DOP 69.973235
DZD 153.41072
EGP 62.593756
ERN 17.312963
ETB 180.864316
FJD 2.610215
FKP 0.873924
GBP 0.871882
GEL 3.092832
GGP 0.873924
GHS 12.707487
GIP 0.873924
GMD 84.835159
GNF 10130.961101
GTQ 8.80992
GYD 241.029885
HKD 9.046081
HNL 30.713354
HRK 7.533568
HTG 151.145511
HUF 380.319933
IDR 19654.021976
ILS 3.63204
IMP 0.873924
INR 107.29836
IQD 1511.998778
IRR 1518693.123711
ISK 144.401497
JEP 0.873924
JMD 181.559388
JOD 0.818307
JPY 184.311521
KES 150.16465
KGS 100.934631
KHR 4631.218411
KMF 492.84205
KPW 1038.777516
KRW 1741.649476
KWD 0.357039
KYD 0.959718
KZT 545.710867
LAK 25346.177755
LBP 103358.389946
LKR 363.346722
LRD 212.661071
LSL 19.465578
LTL 3.408045
LVL 0.698162
LYD 7.358037
MAD 10.823487
MDL 20.263243
MGA 4802.61616
MKD 61.573519
MMK 2423.547371
MNT 4123.0727
MOP 9.297181
MRU 46.306205
MUR 54.247384
MVR 17.832312
MWK 2004.265591
MXN 20.505505
MYR 4.648527
MZN 73.822701
NAD 19.471468
NGN 1591.834564
NIO 42.393433
NOK 11.208239
NPR 171.630654
NZD 2.020175
OMR 0.44334
PAB 1.151582
PEN 3.954569
PGK 4.971148
PHP 69.372464
PKR 322.078677
PLN 4.269925
PYG 7449.533572
QAR 4.207164
RON 5.098896
RSD 117.312749
RUB 92.535077
RWF 1686.282606
SAR 4.333781
SBD 9.285796
SCR 16.648207
SDG 693.672357
SEK 10.76838
SGD 1.483262
SHP 0.865947
SLE 28.39255
SLL 24202.957816
SOS 659.612571
SRD 43.110407
STD 23889.558769
STN 24.872957
SVC 10.07634
SYP 127.613267
SZL 19.460084
THB 37.603767
TJS 11.038158
TMT 4.039691
TND 3.369065
TOP 2.77903
TRY 51.468212
TTD 7.812691
TWD 36.88296
TZS 3000.913844
UAH 50.436279
UGX 4320.431938
USD 1.154198
UYU 46.635457
UZS 14052.354915
VES 546.474682
VND 30397.52352
VUV 137.702165
WST 3.192832
XAF 656.168792
XAG 0.015855
XAU 0.000248
XCD 3.119276
XCG 2.075488
XDR 0.815156
XOF 656.158773
XPF 119.331742
YER 275.390284
ZAR 19.436098
ZMK 10389.164608
ZMW 22.254569
ZWL 371.651137
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine
Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

Infarctus, inflammations cardiaques... Risque-t-on des complications cardiovasculaires des mois après avoir attrapé le Covid ? Certains médecins s'en inquiètent, même s'il est trop tôt pour être certain d'un lien de cause à effet.

Taille du texte:

"Une surveillance cardiovasculaire clinique s'impose chez tous les sujets ayant une infection Covid-19, même bénigne", affirmait en début de semaine l'Académie de médecine, l'instance censée porter le consensus de la discipline en France.

Le Covid et les maladies cardiovasculaires entretiennent des "liaisons dangereuses", estime-t-elle, se basant sur plusieurs études récentes.

On savait déjà que les malades cardiovasculaires présentent des risques plus élevés de développer une forme plus grave de Covid. C'est notamment parce que le virus, le Sars-Cov-2, se fixe sur un "récepteur" --l'enzyme ACE2-- particulièrement présent dans les cellules des vaisseaux sanguins.

Mais qu'en est-il des effets cardiovasculaires chez l'ensemble de la population ? Et, s'ils sont avérés, peuvent-ils intervenir longtemps après l'infection ? La question rejoint les incertitudes plus larges autour du Covid long, un ensemble durable de symptômes encore mal compris et mal définis.

"Jusqu'à présent, les séquelles cardiovasculaires (durables) étaient rapportées uniquement chez des patients hospitalisés, dans de petites séries et avec une durée de suivi brève", note l'Académie.

Mais une vaste étude, menée aux Etats-Unis et publiée en février dans la revue Nature, change, selon elle, la donne. Ses résultats "font présager une augmentation significative des maladies cardiovasculaires dans le monde" à la suite de la pandémie de Covid.

- 150.000 vétérans -

Menée auprès de plus de 150.000 vétérans de l'armée américaine, tous atteints du Covid, cette étude mesure la fréquence de troubles cardiovasculaires dans l'année suivant l'infection. Elle la compare à des groupes de vétérans qui n'ont pas été contaminés.

Résultat: "Au-delà des 30 jours qui suivent l'infection, les individus atteints de Covid-19 ont un risque plus élevé de troubles cardiovasculaires", conclut l'étude, citant des infarctus, des inflammations cardiaques ou des AVC.

Ce risque "existe même chez les individus qui n'ont pas été hospitalisés" à cause du Covid, note-t-elle, même s'il reste nettement moins important chez ces patients-là.

Ce travail a été salué par de multiples chercheurs, notamment parce qu'il a été réalisé auprès d'un très grand nombre de patients et pendant une longue période. Toutefois, des experts se montrent plus sceptiques.

Il est "très difficile de tirer des conclusions pertinentes" de cette étude, estime auprès de l'AFP le statisticien britannique James Doidge, y trouvant trop de biais méthodologiques.

L'un d'eux est évident: les vétérans américains, aussi nombreux soient-ils, sont une population très homogène, car largement composée d'hommes plutôt âgés. Elle n'est donc pas forcément représentative, même si les auteurs de l'étude ont cherché à corriger ces biais statistiques.

Cette correction reste insuffisante pour M. Doidge qui pointe un autre problème: l'étude ne distingue pas bien à quel point les troubles interviennent longtemps après l'infection.

- Comme la grippe? -

Or, selon qu'ils frappent le patient à peine plus d'un mois après celle-ci, ou près d'un an plus tard, le contexte sera différent. Selon James Doidge, l'étude ne permet pas assez de différencier "les complications à long terme de celles associées à la phase aigüe de la maladie".

Pour autant, ce travail "a le mérite d'exister", tempère auprès de l'AFP le cardiologue français Florian Zores.

Lui aussi note plusieurs imperfections, mais il estime que l'étude permet d'appuyer des hypothèses déjà jugées probables par nombre de cardiologues au regard du profil du Sars-Cov-2 qui, comme d'autres virus, peut provoquer une inflammation durable.

Or, "on sait depuis longtemps que l'inflammation est un facteur de risque cardiovasculaire", note M. Zores. "En fait, on retrouve exactement la même chose avec la grippe."

Il rappelle ainsi que dans les années 1920, les pathologies cardiovasculaires ont bondi dans le sillage de la pandémie de grippe espagnole.

Y a-t-il une spécificité qui rendrait le coronavirus encore plus dangereux sur ce plan? Les études actuelles ne permettent pas de le dire, et Florian Zores dit douter "qu'il y ait une grande différence" avec la grippe.

Mais la question ne change pas forcément grand chose en matière de santé publique. A partir du moment où ce risque existe, le cardiologue estime de toute façon dangereux de laisser librement circuler le coronavirus, étant donnée sa forte contagiosité.

U.Ptacek--TPP