The Prague Post - Exposés aux fumées toxiques, les vétérans américains veulent voir leurs maux reconnus

EUR -
AED 4.272818
AFN 75.625431
ALL 96.63435
AMD 443.523657
ANG 2.083065
AOA 1066.894695
ARS 1701.912184
AUD 1.735215
AWG 2.071834
AZN 1.982504
BAM 1.954291
BBD 2.34522
BDT 142.199583
BGN 1.939135
BHD 0.440129
BIF 3446.141901
BMD 1.163462
BND 1.497857
BOB 8.058742
BRL 6.249888
BSD 1.164511
BTN 104.872016
BWP 15.62347
BYN 3.409548
BYR 22803.846938
BZD 2.341821
CAD 1.619248
CDF 2629.423588
CHF 0.931672
CLF 0.026547
CLP 1041.449823
CNY 8.117879
CNH 8.116355
COP 4319.932841
CRC 579.00623
CUC 1.163462
CUP 30.831732
CVE 110.766073
CZK 24.284473
DJF 207.356419
DKK 7.471029
DOP 74.137993
DZD 151.944393
EGP 55.14207
ERN 17.451924
ETB 181.037681
FJD 2.649726
FKP 0.867823
GBP 0.86764
GEL 3.135576
GGP 0.867823
GHS 12.478172
GIP 0.867823
GMD 86.09657
GNF 10192.349359
GTQ 8.923033
GYD 243.430977
HKD 9.069474
HNL 30.707027
HRK 7.533069
HTG 152.505302
HUF 385.606522
IDR 19595.776155
ILS 3.662623
IMP 0.867823
INR 105.022594
IQD 1525.452954
IRR 49010.819177
ISK 147.155069
JEP 0.867823
JMD 184.400137
JOD 0.82494
JPY 183.703648
KES 150.086952
KGS 101.737157
KHR 4676.242687
KMF 493.308117
KPW 1047.1199
KRW 1695.547908
KWD 0.357753
KYD 0.970343
KZT 594.833667
LAK 25170.923593
LBP 104273.013083
LKR 359.981701
LRD 209.01615
LSL 19.271379
LTL 3.4354
LVL 0.703767
LYD 6.315977
MAD 10.741664
MDL 19.736804
MGA 5399.125617
MKD 61.540852
MMK 2442.968817
MNT 4140.85447
MOP 9.350086
MRU 46.43648
MUR 53.996692
MVR 17.987556
MWK 2019.073013
MXN 20.916833
MYR 4.762635
MZN 74.349534
NAD 19.271379
NGN 1663.098957
NIO 42.85306
NOK 11.747011
NPR 167.794826
NZD 2.030297
OMR 0.448917
PAB 1.163696
PEN 3.912766
PGK 4.968195
PHP 68.988663
PKR 325.947913
PLN 4.212022
PYG 7705.752061
QAR 4.236455
RON 5.088869
RSD 117.301003
RUB 92.244961
RWF 1697.125152
SAR 4.362907
SBD 9.459194
SCR 16.181379
SDG 699.826416
SEK 10.711646
SGD 1.497496
SHP 0.872898
SLE 28.068555
SLL 24397.211834
SOS 664.292418
SRD 44.433805
STD 24081.305655
STN 24.496033
SVC 10.18835
SYP 12867.390465
SZL 19.26588
THB 36.538555
TJS 10.840644
TMT 4.072116
TND 3.371134
TOP 2.801337
TRY 49.972192
TTD 7.90372
TWD 36.775047
TZS 2908.229015
UAH 50.224166
UGX 4189.764676
USD 1.163462
UYU 45.304821
UZS 14099.716564
VES 378.104839
VND 30564.135667
VUV 140.022488
WST 3.239056
XAF 655.850786
XAG 0.014558
XAU 0.000258
XCD 3.144314
XCG 2.09856
XDR 0.815668
XOF 655.850786
XPF 119.331742
YER 277.427836
ZAR 19.18319
ZMK 10472.554531
ZMW 22.560346
ZWL 374.634154
  • AEX

    23.1600

    988.17

    +2.4%

  • BEL20

    11.5000

    5240.44

    +0.22%

  • PX1

    118.7000

    8362.09

    +1.44%

  • ISEQ

    33.9200

    13080.06

    +0.26%

  • OSEBX

    13.3000

    1697.17

    +0.79%

  • PSI20

    33.9500

    8520.34

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.8200

    3995.37

    -0.27%

  • N150

    11.6300

    3887.93

    +0.3%

Exposés aux fumées toxiques, les vétérans américains veulent voir leurs maux reconnus
Exposés aux fumées toxiques, les vétérans américains veulent voir leurs maux reconnus

Exposés aux fumées toxiques, les vétérans américains veulent voir leurs maux reconnus

En 2006, le sergent Heath Robinson avait pour mission sur une base américaine d'Irak de veiller sur un énorme brasero utilisé pour se débarrasser des déchets du camp. Quatorze ans plus tard, il est mort d'un cancer du poumon, laissant sa famille se battre aujourd'hui pour les vétérans américains exposés à ces fumées toxiques.

Taille du texte:

Ces braseros, connus sous le nom de "burn pits" en anglais, ont vu leur usage généralisé par l'armée américaine dans ses conflits post-11 septembre 2001. Utiles pour ne laisser aucune trace extérieure au camp, y étaient notamment jetés les déchets plastiques, les pneumatiques usagés, mais aussi les excréments, brûlés à l'aide de kérosène.

Mais les émanations de ces brasiers à ciel ouvert sont aujourd'hui suspectées d'être à l'origine d'une litanie de maladies chez les soldats déployés sur ces bases, de sinusites chroniques à des cancers variés.

Joe Biden lui-même soupçonne que ces "burn pits" sont à l'origine du cancer du cerveau qui a emporté en 2015 son fils Beau, qui a servi en Irak en 2008.

Selon le ministère américain des Anciens combattants, quelque 3,5 millions de membres des forces armées ont été exposés à des émanations toxiques en Afghanistan, en Irak, et sur d'autres terrains de combat, et plus de 200.000 vétérans se sont inscrits à son registre relatif aux "burn pits".

Si le ministère affirme que le Pentagone a fermé la plupart des "burn pits" et prévoit de fermer le reste, l'organisation de vétérans VetsHQ a recensé 297 sites à travers le monde.

- "Soldat modèle" -

La littérature scientifique reste hélas rare pour ce qui est d'établir des liens directs entre ces émanations toxiques sur les bases américaines et le développement ultérieur de maladies.

En 2018, le Pentagone a cependant consacré près de 10 millions de dollars à une telle étude. Menée par des chercheurs issus entre autres de l'université de Caroline du Nord, ses résultats ont été publiés en 2021 et démontrent qu'il existe "une relation potentielle de cause à effet entre l'exposition à des émissions de +burn pits+ simulés et des conséquences sur la santé".

Le ministère des Anciens combattants a également établi en 2019 un "Centre d'excellence" chargé d'étudier les dangers des "burn pits", et composé d'épidémiologistes ou de spécialistes de santé environnementale.

Infirmier de combat au Kosovo en 2005, puis pour 13 mois en Irak à partir de 2006, le sergent Heath Robinson est resté pendant près de trois mois sur le camp Victory de Bagdad assigné à la surveillance d'un "burn pit", à moins de 15 mètres des flammes.

"Nous pensons que l'exposition la plus importante est venue de là", soutient à l'AFP Susan Zeier qui se bat avec sa fille Danielle Robinson, la veuve du sergent, pour "continuer de raconter l'histoire" de ce "soldat modèle", décédé en 2020 des suites de son cancer.

- "Au devant du danger" -

Avec des élus du Congrès, les deux femmes militent pour faire voter une loi intitulée "PACT Act", afin que le ministère des Anciens combattants facilite la reconnaissance des maladies issues de l'exposition aux "burn pits".

Le projet de loi a passé la barre de la Chambre des représentants jeudi mais fait face désormais à l'épreuve du Sénat où son sort est incertain, malgré le soutien du président.

Mardi, Joe Biden a ainsi dédié un déplacement au Texas à cette question.

"Ils n'ont pas fait face seulement au danger du champ de bataille, mais ils ont aussi respiré les fumées toxiques des burn pits", y a déclaré le président américain.

La reconnaissance de ces maladies par le ministère permettrait notamment aux vétérans affectés de voir leurs soins pris en charge et de bénéficier d'une pension d'invalidité.

Aujourd'hui, "près de 80%" des demandes sont refusées par le ministère, affirme à l'AFP Tom Porter, vice-président exécutif de l'IAVA, plus importante association d'anciens combattants des guerres d'Irak et d'Afghanistan.

"Nous leurs devons d'au moins s'assurer qu'ils reçoivent les avantages santé et d'invalidité qu'ils méritent pour s'être portés volontaires au devant du danger", soutient cet ancien officier de l'US Navy, envoyé en Afghanistan pendant un an entre 2010 et 2011, et qui est lui-même devenu asthmatique.

Dans un sondage réalisé auprès des membres de l'IAVA, 82% des anciens combattants interrogés affirment qu'ils ont été exposés à des "burn pits" ou à d'autres émanations chimiques toxiques. Sur ces 82%, 9 sur 10 déclarent souffrir ou potentiellement souffrir de symptômes liés à cette exposition.

Pour autant, l'IAVA ne plaide pas pour la fin des "burn pits", car "ce n'est pas notre expertise", déclare Tom Porter.

"Je suis conscient du fait que nous partirons à nouveau en guerre un jour" affirme-t-il, "et nous aurons besoin de nous débarrasser de déchets quel que soit l'endroit du conflit".

A.Novak--TPP