The Prague Post - L'épidémie de dengue progresse en Guadeloupe et Martinique

EUR -
AED 4.115165
AFN 73.954852
ALL 92.030467
AMD 405.834352
ANG 2.006169
AOA 1027.531217
ARS 1708.653761
AUD 1.610035
AWG 2.019766
AZN 1.900304
BAM 1.956413
BBD 2.256507
BDT 137.94813
BGN 1.886356
BHD 0.42263
BIF 3374.592454
BMD 1.120536
BND 1.434549
BOB 13.449152
BRL 5.763804
BSD 1.120351
BTN 107.828291
BWP 15.455116
BYN 3.424473
BYR 21962.504722
BZD 2.253196
CAD 1.597257
CDF 2588.438362
CHF 0.931182
CLF 0.028049
CLP 1107.493149
CNY 7.512689
CNH 7.515636
COP 3707.730217
CRC 513.360786
CUC 1.120536
CUP 26.888422
CVE 110.303485
CZK 24.455676
DJF 199.504266
DKK 7.474597
DOP 67.321085
DZD 150.613522
EGP 58.768861
ERN 16.808039
ETB 182.998099
FJD 2.522665
FKP 0.846708
GBP 0.847209
GEL 2.918977
GGP 0.846708
GHS 13.169066
GIP 0.846708
GMD 82.357151
GNF 9856.438914
GTQ 8.564988
GYD 234.355492
HKD 8.7934
HNL 30.074419
HRK 7.534375
HTG 146.705949
HUF 367.724605
IDR 20072.60878
ILS 3.430807
IMP 0.846708
INR 107.929631
IQD 1467.659675
IRR 1957060.304482
ISK 136.996816
JEP 0.846708
JMD 177.755674
JOD 0.794464
JPY 177.25647
KES 145.401145
KGS 97.991397
KHR 4545.606246
KMF 490.794525
KPW 1008.482716
KRW 1505.832843
KWD 0.346604
KYD 0.933609
KZT 512.568251
LAK 25173.772172
LBP 100325.874696
LKR 370.339211
LRD 191.583424
LSL 18.660111
LTL 3.308651
LVL 0.677801
LYD 7.203385
MAD 11.184202
MDL 20.127663
MGA 4974.535842
MKD 61.591489
MMK 2352.516726
MNT 4029.539307
MOP 9.055898
MRU 44.949683
MUR 53.842264
MVR 17.323762
MWK 1942.699791
MXN 20.338725
MYR 4.579746
MZN 71.604729
NAD 18.659444
NGN 1487.814455
NIO 41.234387
NOK 10.759454
NPR 172.526036
NZD 2.004123
OMR 0.430847
PAB 1.120346
PEN 3.865649
PGK 5.075771
PHP 70.238509
PKR 310.31677
PLN 4.379351
PYG 6566.173742
QAR 4.095056
RON 5.336774
RSD 117.482593
RUB 95.33343
RWF 1654.747807
SAR 4.197942
SBD 9.05177
SCR 15.352971
SDG 674.00124
SEK 11.252316
SGD 1.434633
SHP 0.846039
SLE 27.601954
SLL 23497.069615
SOS 640.300544
SRD 42.369146
STD 23192.83192
STN 24.507676
SVC 9.80342
SYP 14569.208775
SZL 18.654843
THB 37.75066
TJS 10.312822
TMT 3.921876
TND 3.347749
TOP 2.697981
TRY 55.083869
TTD 7.594379
TWD 35.575001
TZS 2957.838444
UAH 50.494718
UGX 4503.571297
USD 1.120536
UYU 45.355015
UZS 13190.602204
VES 969.799386
VND 29137.296444
VUV 133.859416
WST 3.124739
XAF 655.957
XAG 0.018158
XAU 0.00026950375
XCD 3.028304
XCG 2.019123
XDR 0.792277
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.777339
ZAR 18.631594
ZMK 10086.159332
ZMW 22.098823
ZWL 360.81212
SSP 6401.164204
MXV 2.299779
  • AEX

    6.7000

    1123.42

    +0.6%

  • BEL20

    -7.7100

    5497.97

    -0.14%

  • PX1

    -60.8100

    7836.01

    -0.77%

  • ISEQ

    88.4100

    14347.62

    +0.62%

  • OSEBX

    4.3300

    2067.06

    +0.21%

  • PSI20

    -42.3800

    9374.76

    -0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -122.8500

    4328.13

    -2.76%

  • N150

    18.7300

    4181.82

    +0.45%

L'épidémie de dengue progresse en Guadeloupe et Martinique
L'épidémie de dengue progresse en Guadeloupe et Martinique / Photo: PATRICE COPPEE - AFP/Archives

L'épidémie de dengue progresse en Guadeloupe et Martinique

Remontée des cas, hospitalisations en hausse: l'épidémie de dengue poursuit sa progression aux Antilles, où les autorités sanitaires surveillent les profils à risque de formes graves, notamment les patients atteints de drépanocytose, une maladie très répandue dans les populations noires.

Taille du texte:

Entre le 28 août et le 3 septembre, l'agence Santé publique France a enregistré 770 cas cliniquement évocateurs de dengue en Martinique et 600 en Guadeloupe.

Dans une proportion bien moindre, Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont également touchées, avec des premiers cas confirmés sur ces deux îles du nord de l'arc antillais.

Guadeloupe et Martinique sont depuis la mi-août en phase épidémique pour cette maladie tropicale, qui se transmet essentiellement par les piqûres de moustique et peut se manifester par de fortes fièvres, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées.

"Ce qui est particulier au cours de cette épidémie, c'est qu'il y a très fréquemment des signes digestifs qui sont associés aux douleurs: nausées, pertes d'appétit, douleur au ventre et diarrhées", a indiqué sur Radio Caraïbes International le professeur André Cabié, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de la Martinique.

Les professionnels de santé surveillent particulièrement les patients atteints de drépanocytose, une maladie génétique très répandue dans les populations noires des Antilles, qui affecte l'hémoglobine des globules rouges. "On sait que ces personnes-là sont très à risque de faire des formes graves", a précisé le Pr Cabié.

"Il est vraiment important, dès le début des symptômes, de consulter très rapidement un médecin pour démarrer la prise en charge le plus tôt possible", a-t-il ajouté.

En Guadeloupe, huit personnes ont été hospitalisées entre le 31 août et le 3 septembre, et neuf en Martinique, où les urgentistes et le Samu ont demandé à la population de se tourner vers la médecine de ville pour désengorger les urgences, selon Yannick Brouste, responsable des urgences du CHU de Martinique.

"Habituellement on est sur du 120 passages par jour, là on est plutôt sur du 150 avec des pics à 180, ce qui est plutôt exceptionnel", a-t-il déclaré.

- Pas de traitement -

"Aucun traitement n'existe pour la dengue", a rappelé auprès de l'AFP Mathilde Melin, responsable adjointe de la cellule Antilles de Santé publique France. "Seule la protection contre les moustiques est efficace".

Les autorités sanitaires redoublent de message de communication autour des bons gestes à adopter: éliminer, après chaque pluie, les points d'eau stagnante dans lesquels les larves de moustiques se développent, utiliser des répulsifs, porter des vêtements longs...

L'usage des insecticides permet est moins efficace pour lutter contre la prolifération des moustiques, selon Anubis Vega-Rua, responsable du laboratoire d'études sur le contrôle des vecteurs de l'Institut Pasteur en Guadeloupe, car le moustique "a développé une résistance importante aux insecticides".

L'usage de différentes molécules depuis les années 1950, explique-t-elle, a éliminé tous les insectes sensibles à ces produits, ne laissant vivre que ceux qui y résistaient.

"La lutte chimique connaît là une limite", note Anubis Vega-Rua, qui avec d'autres scientifiques réfléchit à "des méthodes alternatives" moins nocives pour la biodiversité et l'environnement, comme la stérilisation des moustiques ou encore l'inoculation de bactéries.

"Il faut aussi que la lutte vectorielle soit totale sur le territoire", note la scientifique, évoquant les problèmes d'eau qui poussent les habitants à stocker des barils où les moustiques peuvent se reproduire.

Elle appelle aussi à prendre en compte le sujet dans les projets d'urbanisme.

Si, pour l'heure, une seule espèce de moustique vecteur de la dengue, l'aedes aegypti, sévit aux Antilles françaises, "ce n'est qu'une question de temps" avant que le moustique dit "tigre", l'aedes albopictus, déjà présent en Europe, n'arrive sur les rivages de Guadeloupe et Martinique.

C.Zeman--TPP