The Prague Post - Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

EUR -
AED 4.2881
AFN 75.895344
ALL 92.614205
AMD 422.257532
ANG 2.089794
AOA 1071.878386
ARS 1748.233453
AUD 1.640624
AWG 2.103183
AZN 1.993783
BAM 1.956075
BBD 2.338059
BDT 141.850542
BGN 1.980718
BHD 0.437762
BIF 3469.821346
BMD 1.167624
BND 1.481765
BOB 13.412885
BRL 6.047706
BSD 1.160878
BTN 111.098137
BWP 15.67827
BYN 3.530842
BYR 22885.432131
BZD 2.334658
CAD 1.611146
CDF 2654.009048
CHF 0.93358
CLF 0.027349
CLP 1076.374527
CNY 7.857818
CNH 7.852435
COP 3564.849752
CRC 519.473002
CUC 1.167624
CUP 30.942038
CVE 110.281915
CZK 24.166608
DJF 206.711705
DKK 7.475853
DOP 68.199584
DZD 154.809475
EGP 59.256811
ERN 17.514361
ETB 189.612247
FJD 2.56737
FKP 0.862168
GBP 0.858175
GEL 3.032061
GGP 0.862168
GHS 12.912819
GIP 0.862168
GMD 85.817112
GNF 10199.65176
GTQ 8.858207
GYD 242.845409
HKD 9.157045
HNL 31.125507
HRK 7.534906
HTG 151.83719
HUF 363.755184
IDR 20749.088718
ILS 3.478644
IMP 0.862168
INR 111.666372
IQD 1520.733248
IRR 1605016.071878
ISK 142.216693
JEP 0.862168
JMD 183.426563
JOD 0.827812
JPY 185.200947
KES 151.148965
KGS 102.108462
KHR 4693.840534
KMF 492.737444
KPW 1050.862022
KRW 1628.613565
KWD 0.359944
KYD 0.967348
KZT 536.212243
LAK 26142.785841
LBP 103953.244182
LKR 384.175634
LRD 210.691413
LSL 18.860593
LTL 3.44769
LVL 0.706285
LYD 7.388133
MAD 10.763413
MDL 20.01907
MGA 5002.724465
MKD 61.533647
MMK 2451.130146
MNT 4200.120025
MOP 9.375177
MRU 46.442527
MUR 54.667901
MVR 18.039921
MWK 2012.891495
MXN 19.802666
MYR 4.720715
MZN 74.605354
NAD 18.860593
NGN 1569.812551
NIO 42.718381
NOK 10.885515
NPR 177.757981
NZD 1.96113
OMR 0.448954
PAB 1.160863
PEN 3.909066
PGK 5.141723
PHP 71.901712
PKR 322.162313
PLN 4.317348
PYG 6983.071052
QAR 4.232149
RON 5.247886
RSD 117.324023
RUB 97.202654
RWF 1710.447697
SAR 4.385715
SBD 9.378658
SCR 17.224799
SDG 702.342874
SEK 11.019061
SGD 1.484733
SHP 0.865053
SLE 28.714468
SLL 24484.492417
SOS 663.396069
SRD 44.068443
STD 24167.461204
STN 24.504388
SVC 10.157558
SYP 15181.448286
SZL 18.865894
THB 38.371598
TJS 10.708697
TMT 4.086684
TND 3.392662
TOP 2.811359
TRY 55.979166
TTD 7.87414
TWD 37.219776
TZS 3093.004674
UAH 51.902216
UGX 4329.274702
USD 1.167624
UYU 46.526937
UZS 13697.98366
VES 906.595126
VND 30545.04615
VUV 138.031249
WST 3.171147
XAF 656.052006
XAG 0.017429
XAU 0.00026
XCD 3.155563
XCG 2.092121
XDR 0.825571
XOF 656.057625
XPF 119.331742
YER 276.814467
ZAR 18.797651
ZMK 10510.016324
ZMW 21.736334
ZWL 375.97448
  • AEX

    -4.8700

    1102.43

    -0.44%

  • BEL20

    -10.9400

    5747.89

    -0.19%

  • PX1

    -7.6600

    8501.91

    -0.09%

  • ISEQ

    -109.8700

    13976.27

    -0.78%

  • OSEBX

    -0.8300

    2080.67

    -0.04%

  • PSI20

    -66.0700

    9238.9

    -0.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    63.9400

    4835.92

    +1.34%

  • N150

    0.0000

    4299.81

    0%

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après la récession historique subie en 2020 à cause de la crise sanitaire, l'économie française a nettement rebondi en 2021, avec une croissance de 7%, du jamais vu depuis 52 ans, et une activité qui a dépassé à la fin de l'année son niveau d'avant-crise.

Taille du texte:

Cette première estimation, publiée vendredi par l'Insee, surpasse toutes les prévisions faites par les économistes, l'Institut de la statistique, comme la Banque de France.

La dernière fois que l'économie française avait fait mieux, c'était en 1969 juste après la crise provoquée par le mouvement de mai 1968.

"C'est un rebond spectaculaire", qui "efface la crise économique" après une chute du PIB de 8% en 2020, s'est félicité le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2.

Sur le quatrième trimestre, l'activité "dépasse désormais nettement" son niveau d'avant-crise sanitaire, souligne l'Insee. "Ca prouve aussi que la politique économique du gouvernement est efficace", a ajouté le ministre.

Au total, l’État aura encore dépensé l'an dernier un peu plus de 60 milliards d'euros, au prix d'un déficit public qui devrait encore avoisiner les 7% et d'une dette publique autour de 113%.

Cette croissance "est une bonne nouvelle pour notre économie, l'emploi et les comptes publics. Cela réduira encore le déficit", a réagi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, sur twitter.

Avec une telle croissance, la France devrait signer une des meilleures performances de la zone euro, à la mesure toutefois de l'ampleur du choc subi l'année précédente.

La croissance a plafonné en Allemagne à 2,8% l'an dernier (-4,9% en 2020). Elle a atteint 5% en Espagne (-10,8% en 2020).

Si l'économie française a connu une progression lente en début d'année, marquée par la troisième vague de l'épidémie et des restrictions encore importantes, elle a fortement accéléré à partir de l'été, avec un ralentissement toutefois à 0,7% au dernier trimestre, au moment de la quatrième vague du Covid.

- déséquilibres persistants -

Sur le front de l'emploi, la France a vu le nombre de chômeurs descendre à son plus bas niveau depuis près de dix ans au dernier trimestre, selon des chiffres publiés cette semaine.

"C'est clairement un rebond très dynamique, on aurait difficilement pu l'espérer au début de l'année 2021", avance Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

De là à dire que la crise est effacée, comme le ministre de l'Economie? "On ne peut pas aller jusque-là. Bien sur l'économie française a retrouvé son niveau d'avant-crise, on est 0,9% au-dessus. Mais on n'a pas effacé le choc, on a appris à rebondir, et on voit que l'économie doit apprendre à vivre avec les déséquilibres globaux que le choc a engendré; l'inflation et les perturbations des chaines de production", ajoute-t-elle.

Sur l'ensemble de l'année 2021 le PIB reste ainsi "1,6 % en deçà de son niveau moyen en 2019", précise l'Insee. Certains secteurs, comme le tourisme, les transports ou l'hôtellerie-restauration sont restés pénalisés par les restrictions.

- inflation et pouvoir d'achat -

Cela se ressent notamment dans la consommation des ménages, qui n'a renoué avec son niveau d'avant-crise qu'à la toute fin de l'année.

"La reprise a surtout été tirée par les dépenses publiques et l'investissement, ce dernier étant aussi lié aux aides de l'Etat comme les prêts garantis et le fonds de solidarité", estime Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes.

Pour 2022, le gouvernement table sur une croissance de 4%, quand la Banque de France prévoit 3,6%.

L'Insee, qui n'a pas publié de prévision pour l'ensemble de l'année, anticipait en décembre une croissance de 0,4% au premier trimestre, puis 0,5% au deuxième.

C'était avant que la vague Omicron ne frappe le pays, mais le gouvernement se veut optimiste: "Je ne redoute pas les effets d'Omicron" sur la croissance, avait assuré Bruno Le Maire mercredi.

"L'effet d'Omicron sera limité", abonde Selin Ozyurt, l'absentéisme et la désorganisation du travail que le variant engendre pouvant "se rattraper si la vague n'est pas trop longue".

L'autre risque majeur pour l'économie reste l'inflation, à 2,8% sur un an en décembre, poussée par l'énergie. Elle pourrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, freiner leur consommation, sans parler du risque social.

Ces dernières semaines l'exécutif a encore déployé plus de 15 milliards d'euros pour en limiter ses effets et le sujet s'impose comme la première préoccupation des Français à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

K.Dudek--TPP