The Prague Post - Au procès des viols de Mazan, un réquisitoire mené tambour battant

EUR -
AED 4.248263
AFN 75.190407
ALL 96.078998
AMD 435.785094
ANG 2.070729
AOA 1060.765337
ARS 1615.363826
AUD 1.669233
AWG 2.082201
AZN 1.967986
BAM 1.958472
BBD 2.330339
BDT 142.774778
BGN 1.977291
BHD 0.436709
BIF 3438.416485
BMD 1.156778
BND 1.486095
BOB 7.994665
BRL 5.976148
BSD 1.156958
BTN 107.547395
BWP 15.788198
BYN 3.401455
BYR 22672.851011
BZD 2.326924
CAD 1.609506
CDF 2660.589268
CHF 0.92656
CLF 0.026982
CLP 1065.173396
CNY 7.961642
CNH 7.942386
COP 4265.087173
CRC 536.722935
CUC 1.156778
CUP 30.65462
CVE 110.415632
CZK 24.511954
DJF 206.026615
DKK 7.472212
DOP 70.284669
DZD 153.719306
EGP 63.267319
ERN 17.351672
ETB 180.653187
FJD 2.588522
FKP 0.874128
GBP 0.873535
GEL 3.100087
GGP 0.874128
GHS 12.738102
GIP 0.874128
GMD 85.025704
GNF 10149.846738
GTQ 8.850922
GYD 242.065001
HKD 9.065236
HNL 30.722913
HRK 7.529585
HTG 151.687593
HUF 382.502589
IDR 19746.202386
ILS 3.636343
IMP 0.874128
INR 107.513792
IQD 1515.667721
IRR 1522088.641414
ISK 143.798498
JEP 0.874128
JMD 182.128465
JOD 0.820158
JPY 185.091401
KES 150.439674
KGS 101.159954
KHR 4636.224686
KMF 493.943892
KPW 1041.103053
KRW 1740.21048
KWD 0.358324
KYD 0.964195
KZT 537.641848
LAK 25525.270725
LBP 103607.609938
LKR 365.089645
LRD 212.885825
LSL 19.551272
LTL 3.415665
LVL 0.699723
LYD 7.395089
MAD 10.849501
MDL 20.213139
MGA 4832.488193
MKD 61.618
MMK 2429.364244
MNT 4133.528571
MOP 9.337537
MRU 45.979727
MUR 54.392156
MVR 17.871894
MWK 2006.193555
MXN 20.570494
MYR 4.663011
MZN 73.987705
NAD 19.551272
NGN 1600.113823
NIO 42.578086
NOK 11.20785
NPR 172.076033
NZD 2.031013
OMR 0.444777
PAB 1.156943
PEN 3.962806
PGK 5.078929
PHP 69.646113
PKR 325.289446
PLN 4.278205
PYG 7502.234783
QAR 4.229952
RON 5.09492
RSD 117.341242
RUB 90.864588
RWF 1689.968985
SAR 4.343924
SBD 9.306557
SCR 17.443432
SDG 695.223419
SEK 11.0356
SGD 1.486581
SHP 0.867883
SLE 28.457822
SLL 24257.071159
SOS 661.187724
SRD 43.206796
STD 23942.97141
STN 24.533045
SVC 10.123811
SYP 128.060616
SZL 19.546751
THB 37.808117
TJS 11.008781
TMT 4.048723
TND 3.405045
TOP 2.785244
TRY 51.606509
TTD 7.850744
TWD 37.009929
TZS 3007.622894
UAH 50.281295
UGX 4344.927486
USD 1.156778
UYU 46.923203
UZS 14115.256474
VES 547.696494
VND 30462.594823
VUV 137.939944
WST 3.199984
XAF 656.838885
XAG 0.016412
XAU 0.00025
XCD 3.126251
XCG 2.085254
XDR 0.816978
XOF 656.850256
XPF 119.331742
YER 276.006203
ZAR 19.598826
ZMK 10412.393399
ZMW 22.416904
ZWL 372.48208
  • AEX

    -4.0000

    971.88

    -0.41%

  • BEL20

    -9.3900

    5207.16

    -0.18%

  • PX1

    -53.3500

    7908.74

    -0.67%

  • ISEQ

    -57.1000

    12090.95

    -0.47%

  • OSEBX

    27.5100

    2080.56

    +1.34%

  • PSI20

    -2.8100

    9366.7

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    -3.1500

    3940.17

    -0.08%

Au procès des viols de Mazan, un réquisitoire mené tambour battant
Au procès des viols de Mazan, un réquisitoire mené tambour battant / Photo: Christophe SIMON - AFP

Au procès des viols de Mazan, un réquisitoire mené tambour battant

L'accusation a poursuivi son réquisitoire au pas de course mardi au procès des viols de Mazan, montant crescendo dans ses peines demandées contre la cinquantaine de coaccusés de Dominique Pelicot, jusqu'à 16 ans de réclusion pour trois d'entre eux.

Taille du texte:

Sans surprise, les deux représentants du ministère public, Jean-François Mayet et Laure Chabaud, avaient réclamé lundi la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Dominique Pelicot, 71 ans, qui a reconnu avoir assommé son épouse Gisèle d'anxiolytiques pendant une décennie pour la violer et la faire violer par des dizaines d'hommes recrutés sur internet.

Dix-sept ans de réclusion avaient ensuite été réclamés à l'encontre de Jean-Pierre M., 63 ans, qui avait reproduit le même procédé avec sa propre épouse, puis des peines de 4 à 13 ans de prison pour dix-neuf autres coaccusés, poursuivis pour "atteinte sexuelle" ou viols aggravés.

 

Prenant en compte la gravité des faits reprochés à chaque accusé, sa personnalité, ses antécédents judiciaires ou encore sa reconnaissance ou non de culpabilité, les deux magistrats ont peu à peu monté le curseur des peines demandées.

Parmi les 46 coaccusés dont les cas ont été traités par le ministère public depuis lundi matin, la peine minimale demandée est de quatre ans de prison ferme contre Joseph C., 69 ans, le seul à ne pas être jugé pour viol ou tentative de viol. Pour tous les autres, ces peines requises s'étalent de 10 à 17 ans de réclusion criminelle.

Si les magistrats de la cour criminelle suivent ces réquisitions, tous ces hommes se retrouveront donc derrière les barreaux, y compris les 32 qui comparaissent libres depuis l'ouverture de ce procès, le 2 septembre.

- Gisèle Pelicot stoïque -

Alors que la fin du réquisitoire était en vue, l'avocat général Jean-François Mayet, au bord de l'extinction de voix, a demandé une suspension en milieu d'après-midi mardi, reportant donc à mercredi matin l'examen des quatre derniers accusés: Romain V., 63 ans, Jérôme V., 46 ans et Dominique D., 45 ans, tous venus à six reprises à Mazan à l'invitation de Dominique Pelicot, et enfin Mohamed R., un septuagénaire déjà condamné pour le viol d'une de ses filles.

Ce deuxième jour de réquisitoire s'est déroulé, comme le premier, en présence de Gisèle Pelicot, devenue une véritable icône féministe en refusant que le procès se déroule à huis-clos, stoïquement assise seule sur le banc des parties civiles, et de son ex-mari, 71 ans, tête baissée dans le box des accusés.

Tout au long de la journée, les deux représentants du parquet se sont employés à battre en brèche les explications avancées par les accusés depuis l'ouverture de leur procès devant la cour criminelle de Vaucluse, à Avignon, dont le verdict est attendu le 20 décembre au plus tard.

- Obéir uniquement à ses besoins -

"Il nous dit à l'audience avoir été lobotomisé", avoir "été victime, comme Mme Pelicot". "En réalité, il s'est contenté de la situation" et n'a "à aucun moment" sollicité ou obtenu le consentement de Mme Pelicot, a ainsi relevé M. Mayet.

"Il a obéi uniquement à son besoin sexuel en faisant abstraction de la victime", a-t-il poursuivi à propos d'un autre. Quant à Grégory S., tout en ayant "conscience de l'état altéré de Gisèle Pelicot", il a pourtant continué jusqu'à son éjaculation, a souligné de son côté sa collègue de l'accusation, Laure Chabaud.

Lundi, la magistrate avait fermement dénoncé ces supposés consentements "implicites" ou "par procuration" avancés par certains accusés comme étant "d'un autre âge".

Parmi les peines requises les plus élevées figurent celles réclamées à l'encontre d'accusés ayant été trouvés en possession d'images pédopornographiques, à l'instar de Cédric G. (16 ans de réclusion) ou Nicolas F. (14 ans).

"Si M. Pelicot a eu 20 ans, on ne peut pas mettre 20 ans aux autres", a reconnu mardi auprès de l'AFP la juriste Catherine Le Magueresse, chercheuse associée à l'Institut des sciences juridique et philosophique à l'université Panthéon-Sorbonne, regrettant cependant qu'il n'ait pas été poursuivi pour "tortures et barbarie", ce qui aurait pu augmenter le quantum de sa peine et donc "celles de tous les autres coaccusés".

Commentant les peines requises par le parquet, elle a en tout cas estimé que "cela ne (lui) paraît pas beaucoup par rapport à la moyenne générale" des condamnations pour viols en France, qui était de 11,1 ans en 2022, selon le ministère de la Justice. Mais "l'essentiel est qu'ils soient condamnés", a-t-elle concédé.

A l'issue du réquisitoire, qui devrait être bouclé mercredi à la mi-journée, la parole sera ensuite à la défense dans l'après-midi, avec pour ouvrir le bal Me Béatrice Zavarro, l'avocate de Dominique Pelicot, la clef de voute de toute cette affaire. Puis se succéderont une trentaine d'autres avocats de la défense, à partir de jeudi et jusqu'au 13 décembre.

Pendant 10 ans, de juillet 2011 à octobre 2020, Dominique Pelicot avait assommé sa femme d'anxiolytiques pour la violer et la faire violer par des dizaines d'hommes recrutés sur internet, via le site coco.fr, désormais interdit.

Cinquante d'entre eux, aujourd'hui âgés de 26 à 74 ans, ont été identifiés et sont donc jugés. Ils seront fixés sur leur sort dans moins d'un mois.

V.Sedlak--TPP