The Prague Post - Eaux en bouteille: derrière la fraude, un risque pour la santé?

EUR -
AED 4.244047
AFN 75.115657
ALL 95.983549
AMD 435.352169
ANG 2.068672
AOA 1059.712055
ARS 1610.093984
AUD 1.66648
AWG 2.080132
AZN 1.96655
BAM 1.956526
BBD 2.328024
BDT 142.63294
BGN 1.975327
BHD 0.436326
BIF 3435.00064
BMD 1.155629
BND 1.484619
BOB 7.986722
BRL 5.948663
BSD 1.155809
BTN 107.440554
BWP 15.772513
BYN 3.398076
BYR 22650.326994
BZD 2.324613
CAD 1.607712
CDF 2657.946861
CHF 0.924047
CLF 0.026841
CLP 1059.839127
CNY 7.953732
CNH 7.93515
COP 4255.557303
CRC 536.189735
CUC 1.155629
CUP 30.624167
CVE 110.305942
CZK 24.52499
DJF 205.821941
DKK 7.472591
DOP 70.214846
DZD 153.62581
EGP 63.204003
ERN 17.334434
ETB 180.473719
FJD 2.585948
FKP 0.873259
GBP 0.872633
GEL 3.09726
GGP 0.873259
GHS 12.725448
GIP 0.873259
GMD 84.941528
GNF 10139.763519
GTQ 8.842129
GYD 241.824525
HKD 9.055907
HNL 30.692392
HRK 7.532855
HTG 151.536901
HUF 381.911066
IDR 19720.80766
ILS 3.636371
IMP 0.873259
INR 107.414958
IQD 1514.162003
IRR 1520576.543857
ISK 143.795147
JEP 0.873259
JMD 181.947532
JOD 0.81931
JPY 184.733102
KES 150.555002
KGS 101.059833
KHR 4631.618895
KMF 493.45411
KPW 1040.068784
KRW 1731.58258
KWD 0.357944
KYD 0.963237
KZT 537.107736
LAK 25499.913013
LBP 103504.682448
LKR 364.726952
LRD 212.674336
LSL 19.53185
LTL 3.412272
LVL 0.699028
LYD 7.387742
MAD 10.838723
MDL 20.193058
MGA 4827.687427
MKD 61.641344
MMK 2426.950827
MNT 4129.422177
MOP 9.328261
MRU 45.934049
MUR 54.337876
MVR 17.854673
MWK 2004.20053
MXN 20.517151
MYR 4.658305
MZN 73.91367
NAD 19.53185
NGN 1597.830159
NIO 42.535788
NOK 11.182617
NPR 171.905086
NZD 2.025945
OMR 0.444343
PAB 1.155794
PEN 3.958869
PGK 5.073883
PHP 69.626064
PKR 324.966292
PLN 4.274747
PYG 7494.781796
QAR 4.22575
RON 5.095214
RSD 117.37951
RUB 90.932886
RWF 1688.29011
SAR 4.339472
SBD 9.297312
SCR 15.879664
SDG 694.533323
SEK 10.989742
SGD 1.48464
SHP 0.867021
SLE 28.426387
SLL 24232.973321
SOS 660.530876
SRD 43.163869
STD 23919.185609
STN 24.508673
SVC 10.113754
SYP 127.933396
SZL 19.527332
THB 37.684487
TJS 10.997844
TMT 4.044701
TND 3.401663
TOP 2.782477
TRY 51.551543
TTD 7.842945
TWD 36.946566
TZS 3004.635138
UAH 50.231344
UGX 4340.61108
USD 1.155629
UYU 46.876588
UZS 14101.233875
VES 547.152392
VND 30432.332196
VUV 137.80291
WST 3.196805
XAF 656.186358
XAG 0.016034
XAU 0.000248
XCD 3.123145
XCG 2.083182
XDR 0.816166
XOF 656.197718
XPF 119.331742
YER 275.737398
ZAR 19.527833
ZMK 10402.021828
ZMW 22.394634
ZWL 372.112043
  • AEX

    -0.2900

    975.57

    -0.03%

  • BEL20

    -3.1300

    5213.15

    -0.06%

  • PX1

    -13.5400

    7949.01

    -0.17%

  • ISEQ

    10.9300

    12159.61

    +0.09%

  • OSEBX

    32.8500

    2085.93

    +1.6%

  • PSI20

    56.2200

    9425.83

    +0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    21.2900

    3964.38

    +0.54%

Eaux en bouteille: derrière la fraude, un risque pour la santé?
Eaux en bouteille: derrière la fraude, un risque pour la santé? / Photo: JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN - AFP/Archives

Eaux en bouteille: derrière la fraude, un risque pour la santé?

L'affaire des eaux Nestle Waters, qui a pris un tour politique mardi, a-t-elle mis en danger la santé des consommateurs ? Difficile à savoir, mais le groupe a trompé le public sur la qualité de ses eaux sur fond de gestion sanitaire contestable par l'Etat.

Taille du texte:

- Que reproche-t-on à Nestlé ? -

Le géant suisse a fait subir des traitements illégaux à plusieurs de ses eaux en bouteille en France. Sa filiale spécialisée, Nestlé Waters, exploite notamment les marques Vittel, Contrex, Hépar et Perrier.

Le groupe, qui a admis début 2024 ces opérations après de premières révélations du Monde et de Radio France, a fait passer ses eaux par des traitements à la lampe UV, au charbon et via des techniques de microfiltration avancée.

Ces opérations avaient pour but de désinfecter les eaux concernées. Or, ces processus sont interdits par les réglementations européenne et française, quand il s'agit de vendre des eaux naturelles ou de source.

- Boire ces eaux était-il nocif pour la santé ? -

Pas selon les autorités sanitaires. Par ces opérations, Nestlé ne semble, selon elles, pas avoir directement mis en danger la santé des gens. Le but poursuivi apparaît même inverse: elles devaient éviter tout risque d'infection.

Mais cela signifie que le groupe a trompé le consommateur. Une eau dite naturelle ou de source doit être buvable sans danger telle qu'elle sort de sa source. C'est sur la base de cette promesse que Nestlé et d'autres groupes vendent de l'eau minérale en moyenne plus de 100 fois plus chère que l'eau du robinet.

"Est-ce que le consommateur a été mis en danger ? (...) Je réponds de manière explicite: non", assurait fin janvier, lors d'une audition au Sénat, Grégory Emery, directeur général de la Santé, évoquant plutôt un "sujet de fraude".

- Un problème à la source ? -

Présentées par Nestlé comme saines à l'état brut, les eaux concernées risquent bien d'être dangereuses si elles ne sont pas désinfectées.

Au printemps 2024, le groupe a ainsi dû détruire deux millions de bouteilles de Perrier après la découverte de bactéries fécales dans la source dont est tirée l'eau, dans le Gard.

Il n'est pas avéré que ces bactéries étaient présentes dans les bouteilles. Mais leur absence aurait probablement signifié leur élimination par des traitements ne permettant pas de qualifier l'eau de naturelle.

Cela pose la question de la pérennité du site, voire de la marque Perrier, comme l'a souligné, à l'époque, l'agence régionale de santé (ARS) à Nestlé. Le groupe devrait "s'interroger stratégiquement sur un autre usage alimentaire possible" de l'eau captée sur le site, avait prévenu l'ARS. Autrement dit, celle-ci pourrait toujours être vendue, une fois désinfectée, mais elle ne saurait plus être promue comme eau naturelle.

- La régulation est-elle suffisante ? -

Depuis les premières révélations sur l'affaire Nestlé Waters, le rôle de l'Etat a régulièrement été mis en cause, notamment le fait qu'il ait accédé à des revendications du secteur des eaux minérales. De nouvelles révélations de presse, mardi, mettent en cause la porosité de l'Elysée et Matignon au lobbying de Nestlé.

L'Etat a, en tout cas, abaissé en 2023 le seuil de microfiltration autorisé pour continuer de parler d'eaux naturelles. Cela laisse une plus grande marge au secteur pour utiliser cette dénomination, même si cela s'apparente largement à une désinfection.

Mais, pour bien des experts dont ceux de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), cela ne suffit même pas à assurer la sécurité des consommateurs. Bien que bas, les seuils retenus sont susceptibles de laisser passer des virus, comme en ont témoigné par le passé des épidémies de gastroentérites en Espagne.

- Quelle ampleur ? -

Eaux dangereuses et désinfectées en catimini, contrôles insuffisants... Ces problématiques dépassent probablement le seul cas de Nestlé.

Dans un rapport de 2022 consulté par l'AFP, une mission de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) estimait qu'en France, près de 30% des marques d'eau conditionnées "subissent des traitements non conformes". Une fourchette basse, vu que de telles pratiques sont "délibérément dissimulées".

Il n'y a "pas de doute" sur le fait "que l'ensemble des minéraliers soient concernés" au bout du compte, concluait l'Igas.

C.Novotny--TPP