The Prague Post - À La Réunion, l'épidémie de chikungunya prend de l'ampleur

EUR -
AED 4.249553
AFN 75.213133
ALL 96.186095
AMD 435.797137
ANG 2.071352
AOA 1061.085055
ARS 1612.158131
AUD 1.666249
AWG 2.082827
AZN 2.003128
BAM 1.961413
BBD 2.325375
BDT 141.6654
BGN 1.977886
BHD 0.436899
BIF 3437.822289
BMD 1.157126
BND 1.487023
BOB 7.97783
BRL 5.952603
BSD 1.154514
BTN 107.542752
BWP 15.839396
BYN 3.421049
BYR 22679.675822
BZD 2.321965
CAD 1.609759
CDF 2661.390701
CHF 0.923508
CLF 0.026855
CLP 1060.395255
CNY 7.96404
CNH 7.934635
COP 4261.71937
CRC 537.230414
CUC 1.157126
CUP 30.663847
CVE 110.939499
CZK 24.507262
DJF 205.644323
DKK 7.472608
DOP 70.150808
DZD 153.761626
EGP 63.006565
ERN 17.356895
ETB 181.316437
FJD 2.589301
FKP 0.874391
GBP 0.871403
GEL 3.100941
GGP 0.874391
GHS 12.740322
GIP 0.874391
GMD 85.057135
GNF 10156.680613
GTQ 8.832275
GYD 241.641499
HKD 9.066808
HNL 30.791277
HRK 7.534629
HTG 151.529043
HUF 381.295679
IDR 19753.303365
ILS 3.628441
IMP 0.874391
INR 107.489513
IQD 1515.835476
IRR 1522546.807854
ISK 144.398076
JEP 0.874391
JMD 182.020096
JOD 0.820447
JPY 184.585924
KES 150.540494
KGS 101.190926
KHR 4642.970373
KMF 494.092741
KPW 1041.416438
KRW 1732.090476
KWD 0.358363
KYD 0.962153
KZT 547.095609
LAK 25410.494318
LBP 103609.245137
LKR 364.268714
LRD 213.2003
LSL 19.514975
LTL 3.416693
LVL 0.699934
LYD 7.376645
MAD 10.850954
MDL 20.314661
MGA 4814.802931
MKD 61.695853
MMK 2430.095513
MNT 4134.772815
MOP 9.320773
MRU 46.424093
MUR 54.407734
MVR 17.877786
MWK 2009.347371
MXN 20.494963
MYR 4.662641
MZN 74.009975
NAD 19.520168
NGN 1596.985052
NIO 42.500861
NOK 11.191981
NPR 172.066167
NZD 2.022934
OMR 0.444919
PAB 1.154504
PEN 3.964604
PGK 4.983697
PHP 69.567573
PKR 322.895512
PLN 4.267441
PYG 7468.436769
QAR 4.217844
RON 5.095863
RSD 117.35691
RUB 90.833631
RWF 1690.56155
SAR 4.34485
SBD 9.309359
SCR 15.900445
SDG 695.433172
SEK 10.945692
SGD 1.484431
SHP 0.868144
SLE 28.461896
SLL 24264.37284
SOS 661.297919
SRD 43.219775
STD 23950.178542
STN 24.936072
SVC 10.101908
SYP 128.099164
SZL 19.509085
THB 37.611813
TJS 11.066168
TMT 4.049942
TND 3.377638
TOP 2.786082
TRY 51.6179
TTD 7.832516
TWD 36.934312
TZS 3008.528736
UAH 50.564261
UGX 4331.395037
USD 1.157126
UYU 46.753794
UZS 14088.012279
VES 547.86136
VND 30476.392949
VUV 137.981466
WST 3.200947
XAF 657.83382
XAG 0.01587
XAU 0.000247
XCD 3.127192
XCG 2.080754
XDR 0.817224
XOF 657.827342
XPF 119.331742
YER 276.092912
ZAR 19.435791
ZMK 10415.524495
ZMW 22.31104
ZWL 372.594202
  • AEX

    0.7800

    976.54

    +0.08%

  • BEL20

    12.5200

    5228.81

    +0.24%

  • PX1

    17.5200

    7980.03

    +0.22%

  • ISEQ

    78.9600

    12226.53

    +0.65%

  • OSEBX

    35.5200

    2088.63

    +1.73%

  • PSI20

    74.0200

    9444.05

    +0.79%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    38.2500

    3981.32

    +0.97%

À La Réunion, l'épidémie de chikungunya prend de l'ampleur
À La Réunion, l'épidémie de chikungunya prend de l'ampleur / Photo: Richard BOUHET - AFP/Archives

À La Réunion, l'épidémie de chikungunya prend de l'ampleur

Plus de 1.000 nouveaux cas de chikungunya ont été recensés en un mois à La Réunion. Face à cette propagation rapide, l'Agence régionale de santé (ARS) multiplie les opérations de démoustication pour freiner l'épidémie, qui touche déjà 19 des 24 communes de l'île.

Taille du texte:

Près du centre-ville du Tampon, l'une des zones les plus touchées dans le sud de l'île, Yolant Galibert fait du porte-à-porte pour sensibiliser les habitants et repérer d'éventuels foyers de contamination.

"Vous savez que le chikungunya circule?", demande-t-il à Martine Thienlock Sen, avant d'énumérer les symptômes: fièvre, douleurs articulaires, courbatures, voire des plaques rouges sur le corps.

Réceptive, elle autorise les agents sanitaires à inspecter son jardin. "C'est une mesure de prévention, c'est indispensable", dit-elle à l'AFP. Rapidement, un pneu caché dans un fourré rempli d'eau stagnante, propice à la prolifération des moustiques, est repéré.

"Nous allons repasser pour démoustiquer", assure l'agent. En combinaison et masque panoramique, il revient quelques minutes plus tard, pulvérisateur en main.

Depuis août 2024, 1.069 cas de cette maladie, transmise par le moustique tigre, ont été comptabilisés sur l'île de près de 900.000 habitants, département français de l'océan Indien.

"La démoustication permet d'éliminer les moustiques adultes et de limiter la transmission du virus", explique Nicolas Odon, ingénieur coordinateur à l'ARS de La Réunion, qui évoque une flambée des cas depuis un mois.

Au total, 19 communes sur les 24 que compte le territoire sont touchées, particulièrement dans le sud de La Réunion. Si l'impact sanitaire reste limité avec huit passages aux urgences et sept hospitalisations, selon la préfecture, les autorités appellent à la vigilance.

"Plus nous aurons de cas, plus le risque de formes graves augmentera", prévient Nicolas Odon. D'autant que l'été austral et les pluies récentes favorisent la propagation des arboviroses, comme la dengue et le chikungunya.

- Mâles stériles et biocide -

Jusqu'à cette flambée récente, aucun cas n'avait été signalé à La Réunion depuis 2010. "Il est probable qu'un habitant ou un touriste ait amené la maladie, puisqu'un moustique soit lui-même devenu contaminant", analyse Nicolas Odon.

Le moustique tigre avait été à l'origine de la grande épidémie de chikungunya qui, entre 2005 et 2006, a touché 260.000 personnes dans l'île, dont 225 mortellement.

"Certains patients ne pouvaient même pas être touchés: ils présentaient de très fortes douleurs articulaires. Et les établissements de santé étaient saturés", se remémore Xavier Deparis, directeur de la veille sanitaire à l'ARS.

Xavier Deparis estime que l'épidémie 2025 devrait être "de moindre ampleur qu'il y a 20 ans", notamment parce qu'elle est pour l'instant concentrée dans l'ouest et le sud de l'île, mais il reste "vigilant".

Cette fois, les autorités misent en outre sur une expérimentation pour contrer l'épidémie. A partir d'avril, 10 millions de moustiques tigres stériles seront relâchés dans le sud de l'île, notamment à Saint-Joseph.

Ces mâles irradiés seront recouverts d'un biocide qu'il transmettront aux femelles et aux gites larvaires, bloquant ainsi l'éclosion des œufs. "L'objectif est de réduire la population de 90%", explique Jérémy Bouyer, chercheur, spécialiste de la lutte génétique au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

Les moustiques restent les animaux les plus mortels au monde, responsables d'environ 800.000 décès par an, rappelle l'Institut de recherche pour le développement.

J.Marek--TPP