The Prague Post - A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé

EUR -
AED 4.134997
AFN 74.312237
ALL 91.998813
AMD 407.294744
ANG 2.015836
AOA 1032.482457
ARS 1716.910871
AUD 1.618454
AWG 2.029499
AZN 1.937706
BAM 1.955775
BBD 2.262771
BDT 138.128218
BGN 1.895446
BHD 0.423495
BIF 3389.456262
BMD 1.125935
BND 1.437881
BOB 13.498826
BRL 5.867026
BSD 1.123486
BTN 108.843595
BWP 15.5318
BYN 3.383956
BYR 22068.335227
BZD 2.259471
CAD 1.60434
CDF 2600.911261
CHF 0.934977
CLF 0.028256
CLP 1115.711237
CNY 7.54889
CNH 7.550917
COP 3725.451926
CRC 514.793357
CUC 1.125935
CUP 26.962652
CVE 110.263577
CZK 24.454532
DJF 200.057418
DKK 7.479146
DOP 67.079134
DZD 150.570057
EGP 58.791739
ERN 16.889032
ETB 183.500232
FJD 2.530258
FKP 0.850378
GBP 0.852303
GEL 2.933075
GGP 0.850378
GHS 13.19483
GIP 0.850378
GMD 82.760476
GNF 9882.87247
GTQ 8.585889
GYD 235.006967
HKD 8.835665
HNL 30.162611
HRK 7.540052
HTG 147.118102
HUF 368.245074
IDR 20141.296669
ILS 3.436726
IMP 0.850378
INR 108.456295
IQD 1471.781008
IRR 1966490.764862
ISK 137.285639
JEP 0.850378
JMD 177.857705
JOD 0.798274
JPY 177.717585
KES 145.828118
KGS 98.463574
KHR 4556.941197
KMF 493.159632
KPW 1013.342282
KRW 1512.705457
KWD 0.347722
KYD 0.936188
KZT 504.773486
LAK 25235.674355
LBP 100605.901768
LKR 371.535206
LRD 192.107521
LSL 18.784658
LTL 3.324595
LVL 0.681067
LYD 7.194907
MAD 11.161856
MDL 20.076741
MGA 4963.935945
MKD 61.574205
MMK 2364.295779
MNT 4049.170375
MOP 9.080783
MRU 44.894421
MUR 54.213844
MVR 17.40709
MWK 1948.074862
MXN 20.447887
MYR 4.599334
MZN 71.950916
NAD 18.784658
NGN 1498.383597
NIO 41.339467
NOK 10.816113
NPR 174.149753
NZD 2.002532
OMR 0.432034
PAB 1.123486
PEN 3.89325
PGK 5.087934
PHP 70.464977
PKR 311.170485
PLN 4.386037
PYG 6572.915182
QAR 4.095147
RON 5.339074
RSD 117.478484
RUB 93.836292
RWF 1663.878529
SAR 4.214703
SBD 9.095387
SCR 15.4689
SDG 677.248979
SEK 11.318157
SGD 1.439619
SHP 0.850115
SLE 27.696569
SLL 23610.294713
SOS 642.091714
SRD 42.573314
STD 23304.59099
STN 24.499684
SVC 9.829873
SYP 14639.413277
SZL 18.780758
THB 37.724476
TJS 10.341467
TMT 3.940774
TND 3.347757
TOP 2.710982
TRY 55.314397
TTD 7.617902
TWD 35.829292
TZS 2960.361799
UAH 50.551448
UGX 4482.942151
USD 1.125935
UYU 45.279416
UZS 13250.829009
VES 974.472548
VND 29257.996176
VUV 134.641705
WST 3.139796
XAF 655.957
XAG 0.018651
XAU 0.000271910248
XCD 3.042897
XCG 2.024774
XDR 0.796095
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 266.077597
ZAR 18.757617
ZMK 10134.773164
ZMW 22.075715
ZWL 362.550762
SSP 6432.009431
MXV 2.313642
  • AEX

    14.1100

    1116.71

    +1.28%

  • BEL20

    -2.7500

    5505.65

    -0.05%

  • PX1

    61.9000

    7897.19

    +0.79%

  • ISEQ

    216.2500

    14258.63

    +1.54%

  • OSEBX

    5.5500

    2062.77

    +0.27%

  • PSI20

    -59.7000

    9416.78

    -0.63%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -122.8500

    4328.13

    -2.76%

  • N150

    16.1700

    4163.16

    +0.39%

A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé
A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé / Photo: MANDEL NGAN - AFP/Archives

A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé

Les espoirs du président Joe Biden de resserrer les liens avec l'Amérique latine, sur des sujets cruciaux comme l'immigration, ont été sévèrement douchés lundi par son homologue mexicain qui a décidé de boycotter le "Sommet des Amériques" ouvert à Los Angeles pour protester contre l'exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

Taille du texte:

La rencontre, censée afficher l'exemplaire coopération entre les Etats-Unis et ses voisins, risque désormais à l'inverse de mettre en lumière toutes les divisions d'une région où l'influence américaine dans les secteurs économiques et diplomatiques se heurte de plus en plus fréquemment à la Chine.

Cuba, le Nicaragua et le Venezuela ne sont pas invités au Sommet des Amériques, a confirmé lundi à l'AFP un responsable de la Maison Blanche soulignant "les réserves" des Etats-Unis face "au manque d'espace démocratique et au respect des droits humains" dans ces trois pays.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador avait fait savoir qu'il ne ferait pas le déplacement dans de telles conditions, et il a mis sa menace à exécution.

"Je ne vais pas au sommet parce qu'on n'invite pas tous les pays de l'Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles: l'exclusion", a déclaré devant la presse M. Lopez Obrador.

C'est son ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, qui représentera le Mexique mais l'absence de M. Lopez Obrador pèse automatiquement sur la portée des décisions qui pourraient être prise à l'issue du sommet.

"Le Mexique est un acteur important dans l'hémisphère. Nous sommes très heureux que (...) le ministre des Affaires étrangères Ebrard soit présent", a réagi Ned Price, porte-parole du département d'Etat américain.

Le gouvernement cubain a dénoncé de son côté la décision américaine de ne pas l'inviter comme étant "antidémocratique et arbitraire".

Autre absent de dernière minute, le président uruguayen Luis Lacalle Pou qui a dû annuler son voyage à Los Angeles après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19.

"Au vu de cette situation, je dois annuler toutes mes activités dans les jours qui viennent", a-t-il écrit sur Twitter.

- Immigration -

Selon le principal conseiller de Joe Biden pour l'Amérique latine, Juan Gonzalez, le président américain va profiter du Sommet des Amériques pour faire des annonces sur la coopération économique et la lutte contre la pandémie de Covid-19 ainsi que contre le changement climatique.

Le démocrate de 79 ans, qui se rendra mercredi à Los Angeles, espère aussi conclure un accord de coopération régionale sur un sujet politiquement explosif, et qui lui vaut de violentes critiques de l'opposition républicaine: l'immigration, un enjeu majeur de politique intérieure à l'approche des élections de mi-mandat.

Le nombre de personnes cherchant à entrer aux Etats-Unis après avoir fui la pauvreté et la violence en Amérique centrale et à Haïti est en hausse.

L'administration Biden n'a jusqu'ici pas tenu sa promesse de mener une politique d'immigration rénovée, qu'elle veut plus humaine que celle du mandat Trump.

- Déclin américain -

Washington s'est assuré de la venue de certains dirigeants majeurs, aussi bien le président argentin de centre-gauche Alberto Fernandez que le chef d'Etat d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro.

Mais l'absence du président mexicain sera perçue comme "significative", selon Benjamin Gedan, qui dirige les études sur l'Amérique latine au Woodrow Wilson International Center for Scholars.

Le chercheur relève par ailleurs que, là où la Chine investit lourdement dans la région, le président américain n'a jusqu'ici pas annoncé d'effort économique substantiel.

"Il faudra juger le sommet à l'aune des propositions des Etats-Unis en termes d'accès commercial, de prêts et d'assistance pour financer la reprise et les infrastructures dans la région", déclare encore Benjamin Gedan. "Et sur ces points, les Etats-Unis décevront, c'est inévitable", estime-t-il.

- L'attrait perdu du libre-échange -

Le Sommet des Amériques avait été lancé en 1994 à Miami par le président Bill Clinton, désireux de lancer un vaste accord régional de libéralisation du commerce.

Mais le libre-échange n'a plus le vent en poupe, ni aux Etats-Unis ni ailleurs, et en la matière Joe Biden n'a sur le fond pas rompu avec les réflexes protectionnistes de son prédécesseur Donald Trump.

Eric Farnsworth, vice-président du Conseil des Amériques ("Council of the Americas", une organisation qui promeut les échanges commerciaux à l'échelle du continent américain) a récemment estimé lors d'une audition parlementaire que chaque édition du Sommet des Amériques était "moins ambitieuse" que la précédente.

Michael Shifter, chercheur à l'organisme Inter-American Dialogue, voit dans la controverse autour de la liste des invités un indice de l'influence déclinante des Etats-Unis.

Les Etats-Unis "ont encore beaucoup de +soft power+", constate-t-il, c'est-à-dire d'impact en termes de contenus culturels ou d'habitudes de consommation. Mais leur "influence politique et diplomatique décline chaque jour".

P.Svatek--TPP