The Prague Post - Fromages au lait cru, les bactéries à l'oeuvre

EUR -
AED 4.237141
AFN 74.993062
ALL 95.905331
AMD 434.524559
ANG 2.065306
AOA 1057.987231
ARS 1607.446256
AUD 1.667725
AWG 2.076747
AZN 1.962746
BAM 1.955687
BBD 2.318587
BDT 141.251869
BGN 1.972113
BHD 0.435637
BIF 3427.787043
BMD 1.153749
BND 1.482683
BOB 7.954542
BRL 5.931309
BSD 1.151144
BTN 107.228827
BWP 15.793159
BYN 3.411063
BYR 22613.472246
BZD 2.315187
CAD 1.605862
CDF 2653.621787
CHF 0.921613
CLF 0.026777
CLP 1057.293922
CNY 7.940789
CNH 7.934589
COP 4249.27911
CRC 535.6622
CUC 1.153749
CUP 30.574337
CVE 110.61564
CZK 24.526362
DJF 205.044069
DKK 7.472726
DOP 69.946012
DZD 153.486803
EGP 62.760107
ERN 17.306229
ETB 180.785117
FJD 2.582318
FKP 0.873584
GBP 0.871963
GEL 3.091939
GGP 0.873584
GHS 12.703069
GIP 0.873584
GMD 84.792715
GNF 10127.022016
GTQ 8.806493
GYD 240.93613
HKD 9.042176
HNL 30.701227
HRK 7.537094
HTG 151.086719
HUF 381.654842
IDR 19710.640809
ILS 3.635912
IMP 0.873584
INR 107.28128
IQD 1511.410645
IRR 1518102.386919
ISK 144.403527
JEP 0.873584
JMD 181.488766
JOD 0.817982
JPY 184.309093
KES 149.98777
KGS 100.89491
KHR 4629.419768
KMF 492.650099
KPW 1038.373455
KRW 1734.487842
KWD 0.357374
KYD 0.959345
KZT 545.498598
LAK 25336.319113
LBP 103306.802431
LKR 363.205388
LRD 212.577728
LSL 19.457961
LTL 3.406719
LVL 0.697891
LYD 7.355168
MAD 10.819276
MDL 20.255361
MGA 4800.74792
MKD 61.646527
MMK 2422.604667
MNT 4121.468919
MOP 9.293565
MRU 46.288209
MUR 54.248575
MVR 17.825125
MWK 2003.494341
MXN 20.509324
MYR 4.658852
MZN 73.793433
NAD 19.463083
NGN 1591.142947
NIO 42.377576
NOK 11.194364
NPR 171.563893
NZD 2.022544
OMR 0.443611
PAB 1.151134
PEN 3.953031
PGK 4.969256
PHP 69.507004
PKR 321.953344
PLN 4.270496
PYG 7446.635874
QAR 4.205532
RON 5.097488
RSD 117.354675
RUB 90.856938
RWF 1685.626681
SAR 4.331055
SBD 9.282184
SCR 17.183308
SDG 693.403247
SEK 10.926473
SGD 1.48285
SHP 0.86561
SLE 28.380904
SLL 24193.543421
SOS 659.392816
SRD 43.093683
STD 23880.266279
STN 24.863282
SVC 10.07242
SYP 127.563628
SZL 19.452053
THB 37.623599
TJS 11.033865
TMT 4.03812
TND 3.367832
TOP 2.777949
TRY 51.463948
TTD 7.809652
TWD 36.84377
TZS 2999.745978
UAH 50.416661
UGX 4318.751389
USD 1.153749
UYU 46.617316
UZS 14046.888698
VES 546.262108
VND 30391.468325
VUV 137.648602
WST 3.19159
XAF 655.913557
XAG 0.015932
XAU 0.000248
XCD 3.118063
XCG 2.074681
XDR 0.814838
XOF 655.904509
XPF 119.331742
YER 275.28207
ZAR 19.484795
ZMK 10385.125117
ZMW 22.245912
ZWL 371.506573
  • AEX

    8.4900

    984.36

    +0.87%

  • BEL20

    44.3400

    5260.53

    +0.85%

  • PX1

    109.8800

    8072.25

    +1.38%

  • ISEQ

    184.6600

    12333.33

    +1.52%

  • OSEBX

    27.9200

    2081

    +1.36%

  • PSI20

    77.7700

    9447.25

    +0.83%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    55.6000

    3998.73

    +1.41%

Fromages au lait cru, les bactéries à l'oeuvre
Fromages au lait cru, les bactéries à l'oeuvre / Photo: Jean-Christophe VERHAEGEN - AFP/Archives

Fromages au lait cru, les bactéries à l'oeuvre

Prisés en France pour leur saveur singulière, bannis dans d'autres pays, les fromages au lait cru refont régulièrement parler d'eux lors d'intoxications alimentaires. Entre inquiétudes sanitaires et intérêt gastronomique, c'est l'action de milliers de bactéries, "bonnes" ou "mauvaises", qui illustre sa complexité.

Taille du texte:

"La richesse de goût et la typicité que l'on associe aux fromages au lait cru résulte à la fois de la richesse en bactéries et du caractère natif du lait", aucun constituant n'étant dénaturé, explique à l'AFP Yves Le Loir, directeur d'unité sur la science et la technologie du lait et de l'oeuf à l'Inrae.

Un lait "cru" n'a en effet pas subi de traitement thermique majeur, comme la stérilisation ou la pasteurisation. Ces procédés tuent les micro-organismes présents après la traite.

L'objectif est d'éviter, entre autres, des dangers liés à des pathogènes pouvant être transmis par les animaux, à partir de leur tube digestif, ou par du matériel (traite, stockage, transport).

Mais "les +bonnes+ bactéries (lactiques, parfois propioniques) sont absolument nécessaires à la fermentation au cœur de la transformation en fromage", source d'acidification et de formation du caillé, selon l'expert de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Ce qui oblige à réintroduire des levains extérieurs dans le lait pasteurisé pour permettre sa transformation. Et certains éléments du lait (vitamines, protéines...) se retrouvent de toute façon dénaturés.

Car, si quelques heures suffisent pour transformer le lait en fromage, ce sont parfois plusieurs semaines de travail des bactéries et levures qui font émerger le goût, la texture ou la croûte du fromage au lait cru.

- Pas d'augmentation des contaminations -

Mais à leurs côtés, de "mauvaises" bactéries, notamment des salmonelles, E. coli, listérias, peuvent contaminer des fromages au lait cru.

Souvent en cause: une défaillance dans la fabrication (fermentation trop lente, rupture de la chaîne du froid…) ou des contaminations postérieures (manipulateurs porteurs de pathogènes, matériels mal entretenus...).

En France, dans la dernière décennie, 34%, 37% et 60% des épidémies de salmonellose, de listériose et d’infections à E. coli entérohémorragiques étaient liés à la consommation de fromages au lait cru, selon l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses).

"On ne peut pas dire qu'il y ait d'augmentation, mais il y a régulièrement des épidémies d'origine alimentaire ayant pour origine les fromages au lait cru", déclare à l'AFP Laurent Guillier, coordinateur d'une expertise sur ces fromages à l'Anses.

Les symptômes peuvent parfois s'apparenter à ceux d'une gastroentérite, mais d’autres peuvent être bien plus graves, comme des insuffisances rénales, voire mortels.

Pour les jeunes enfants (moins de 5 ans), les femmes enceintes, les immunodéprimés, les plus de 65 ans, les autorités sanitaires françaises recommandent toujours d'éviter les fromages au lait cru.

- "Ne tuons pas les microbes" -

Afin d'affiner la perception des dangers et des leviers pour les réduire, l'Anses a défini récemment des catégories de fromages les plus à risque: les fromages à pâtes molles à croûte fleurie (camembert, brie, crottin...), et à pâtes pressées non cuites à affinage court (morbier, reblochon, saint-nectaire...). Viennent ensuite les fromages à pâtes molles et à croûte lavée (munster, maroilles).

Le danger reste très limité: "Les niveaux d’hygiène et de maîtrise des risques sont désormais très élevés au sein des élevages" et "un grand nombre de lots problématiques" sont détectés de la transformation, juge l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses). Mais un "risque résiduel" demeure et, côté consommateurs, la vigilance reste de mise.

Faut-il aller jusqu'à renoncer aux fromages au lait cru, comme c'est le cas dans nombre de pays qui les interdisent ? Non, pour les chercheurs qui jugent que l'intérêt des "bonnes" bactéries dépasse le danger des "mauvaises".

"Ne tuons pas les microbes, utilisons-les", ont ainsi plaidé mi-avril, dans le JDD, Marc-André Selosse, professeur du Muséum national d’histoire naturelle, et Joël Doré, un spécialiste du microbiote.

Sur une ligne proche, Yves Le Loir, de l'Inrae, juge que certaines "bonnes" bactéries peuvent influer sur l'équilibre du microbiote intestinal des humains, cet ensemble de micro-organismes auquel on prête un rôle croissant dans la santé.

A.Stransky--TPP